mercredi 15 avril 2026
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Colonel Assimi Goita : « Nous n’avons plus droit à l’erreur »

Par Le Pays 146 vues
Colonel Assimi Goita : « Nous n’avons plus droit à l’erreur »
Col Assimi Goita, président du comité national pour le salut du peuple (CNSP)

Suite à une rencontre avec les secrétaires généraux des départements ministériels, le colonel Assimi Goita, président du comité national pour le salut du peuple (CNSP), nouvel homme fort du pays, était, le mercredi 19 août, devant les hommes de médias. L’objectif : s’exprimer brièvement sur les grandes lignes de cette rencontre. Occasion pour lui de préciser que le Mali n’a plus « droit à l’erreur ».

 

Au lendemain de la prise de pouvoir, le président du comité national pour le salut du peuple (CNSP) et ses hommes ont décidé de prendre les choses en main. Avec l’embargo sur le pays ; le fléau du terrorisme ; la crise sécuritaire, scolaire, sanitaire, économique et sociopolitique que traverse le Mali, le colonel Goita et son équipe comptent ainsi boucher les trous. Pour ce faire, une rencontre s’est, d’ores et déjà, tenue avec  les secrétaires généraux des départements ministériels. Suite à la rencontre, les détails ont été donnés par le président du comité : « Il était de mon devoir de rencontrer les différents secrétaires généraux pour qu’ensemble, nous puissions les assurer de notre soutien par rapport à la continuité des services publics et de l’Etat ».

Suite aux évènements du mardi 18 août qui ont abouti au changement du pouvoir, poursuit le colonel Assimi, il était de notre devoir de pouvoir donner notre position à ces différents secrétaires généraux. Cela, souligne-t-il, pour qu’ils puissent travailler directement.

Entouré de ses hommes en tenue, le nouvel homme fort du Mali reconnait que le pays fait face à d’énormes de difficultés. D’où cette précision : « Comme vous le savez, le Mali se trouve dans une crise sociopolitique et sécuritaire. De ce fait, nous n’avons plus droit à l’erreur ». Et le président du comité de faire comprendre à ses compatriotes qu’ils ont mis le pays au-dessus par ce renversement du régime IBK. « En faisant cette intervention le mardi, nous avons mis le pays au-dessus. Nous avons pensé au Mali d’abord. C’est pour cette même raison que nous avons assuré les secrétaires généraux de notre soutien, en leur disant de commencer à travailler, parce que nous n’avons plus droit à l’erreur. Tel était l’objectif de notre rencontre », explique le président du CNSP.

Avec la fin du règne du président sortant, le chef de la nouvelle équipe convient qu’il était bon de se rencontrer, de se voir, et de connaitre les problèmes des uns et des autres. « Même si les problèmes du pays ont toujours existé, on a demandé aux secrétaires de mettre le Mali au-dessus », a-t-il annoncé. Néanmoins, le colonel Assimi Goita retient que son équipe « doit, en dépit des difficultés, œuvrer à ce que les travailleurs puissent avoir des moyens les permettant de pouvoir accomplir leurs missions ».

Mamadou Diarra

 

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Commentaires (3)

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C
cissé il y a 5 ans

Je ne suis ni membre, ni sympathisant d'un parti politique. Ceux qui se réclament de la majorité et de l'opposition sont comptables et complices de la crise actuelle. En lieu et place d'une véritable démocratie annoncée, c'est un LEURRE DEMOCRATIQUE, qui a été servi comme plat de résistance au peuple, à travers l'indifférence, l'insouciance, le népotisme, le clientélisme, l'incivisme et l'impunité, érigés en MODE DE GOUVERNANCE depuis belle lurette. Que les politiques qui ont été juges et parties en rapport avec les fonctions officielles occupées, acceptent de faire leur mea-culpa, pour faire place à une TRANSITION DEMOCRATIQUE digne de ce nom, incarnée par des fils patriotes au sein de la société, imbus de probité morale et faisant preuve de rigueur dans l'application rigoureuse des Lois en vigueur, pour permettre à la REPUBLIQUE de déboucher sur des INSTITUTIONS FORTES, dans le seul intérêt supérieur de la NATION. Bref, éviter que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets. MALIBA

A
Anonyme il y a 5 ans

EN EFFET SI VOUS AVEZ PRIS LE POUVOIR A IBK POUR LE REMETTRE A CES ENCIENS COLLABORATEURS TELS QUE MOUNTAGA TALL, "SHOW-GUEULE" MAIGA, MOHAMED BATHILY, OUMAR MARIKO, CHEICK OUMAR SISSOKO DE MEME QU'A DES GENS COMME MODIBO SIDIBE, Mme SY KADIATOU "SOTTE". VOTRE INTERVENTION N'AURA SERVI A RIEN, ABSOLUMENT RIEN. CE SONT CES GENS LA QUI ONT SUCE LE SANG DU PEUPLE AUCOURS DES TROIS DERNIERES DECENNIES. VOUS DEVEZ FAVORISER LES CONDITIONS PERMETTANT UN RENOUVELLEMENT RADICAL DES ACTEURS DE L'EXECUTIF AU MALI, CE NE SONT PAS LES CADRES COMPETENTS ET INTEGRES QUI MANQUENT DANS CE PAYS, TOUS CEUX QUI ONT EUT A TRAVAILLER DANS LES DIFFERENTS GOUVERNEMENTS DEPUIS L'AVENEMENT DE LA DEMOCRATIE AU MALI DOIVENTETRE" MIS A LA RETRAITE FORCEE" POUR TOUJOURS.

A
Anonyme il y a 5 ans

Qu'on le veuille ou non, "l'Ouragan Août malien" va déferler sur toute l'Afrique. Aucun peuple ne peut se développer dans l'assistance et la mendicité. Les chefs d'Etat africains des années 1980 ont cru qu'ils pouvaient développer leur pays dans l'assistance et la mendicité auprès des puissances économiques (Europe, Asie, Amérique). Alors que cette nouvelle forme de domination coloniale sapait les fondamentaux du développement de toutes les nations qui aspirent au progrès. Le développement du continent africain, notamment du Mali, est retard de trente ans. La solution de sortie réside dans la capacité du peuple de s'assumer à partir de ses valeurs intrinsèques et endogènes de développement. L'expérience démocratique a été un leurre pour le continent africain. En son temps, que disait Chirac? L'Afrique est loin d’emboîter le pas de la démocratie à l'européenne. Il fut alors taxé de racisme et de condescendance.