jeudi 16 avril 2026
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Gouvernement-UNTM : Le dialogue reprend ses droits

Par Essor 541 vues

Les deux parties se sont retrouvées autour de la table de négociations, afin de parvenir à un compromis permettant de mettre fin à la grève. Impossible de faire autrement

 

C’est aujourd’hui, dans l’après-midi, que le gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) reprendront les négociations, suspendues vendredi pour permettre aux autorités d’apporter des éléments de réponses aux points de revendications. Des réponses d’autant plus attendues qu’elles détermineront la nouvelle posture de la centrale syndicale, dont les syndiqués viennent d’observer deux cessations de travail en un mois. Le préjudice causé à l’économie nationale s’évalue en termes de centaines de milliards de Fcfa, selon diverses sources.

Ce débrayage de cinq jours a frappé par son ampleur et son impact sur la vie quotidienne. Mais bien plus que la légitimité des revendications, c’est l’opportunité de cet arrêt de travail qui a nourri les débats au sein de l’opinion publique. Le Mali est, en effet, en transition et l’équipe commise à la tâche a hérité d’un pays écartelé entre crises sanitaire, sécuritaire et humanitaire.

Cet argumentaire est mis en avant par ceux qui pensent que l’UNTM devrait donner un peu plus de temps au gouvernement. Selon les tenants de cette thèse, le timing de la grève n’est pas bon. La centrale syndicale aurait dû tenir compte de la fragilité du pays en proie à des attaques terroristes et dont l’économie est sinistrée par les effets conjugués de l’insécurité et de la pandémie de la Covid-19.
L’UNTM ne manque pas non plus de défenseurs dans l’opinion. Ceux-ci se recrutent parmi nos compatriotes qui estiment que les autorités auraient dû donner l’exemple par la renonciation à certains privilèges liés à leur fonction et par une meilleure approche du dialogue. Il n’est pas rare d’entendre dire que le président de la Transition devrait se montrer un peu plus actif en rencontrant les segments de la société susceptibles de créer des remous et perturber la bonne marche de la transition.

Tout compte fait, il semble qu’à présent les deux parties – gouvernants et syndicalistes – ont pris la mesure des conséquences dramatiques du raidissement. Il leur revient alors de faire des concessions. Et l’espoir est permis si l’on s’en tient à la volonté affichée de part et d’autre pour trouver un terrain d’entente.
Dans un tweet, lundi dernier, le Premier ministre évoquait de «grandes avancées» enregistrées dans les discussions qu’il a entamées avec la centrale syndicale depuis le 9 décembre dernier.

Moctar Ouane a, dans le même post, déploré la suspension des négociations, décidée par l’UNTM qui a jugé les «propos menaçants et méprisants» tenus par le président de la Transition lors de sa visite en Côte d’Ivoire. Bah N’Daw, lors d’une rencontre avec nos compatriotes vivant en Côte d’Ivoire, n’avait pas en effet pris de gants pour critiquer l’attitude des dirigeants de la centrale syndicale.

L’incident est clos car les syndicalistes ont décidé de revenir, dès vendredi, à la table de négociation au «nom de l’intérêt supérieur de la nation», selon le secrétaire général de l’UNTM Yacouba Katilé. Le même jour, dans un communiqué, le syndicat a annoncé la suspension des pourparlers pour «permettre au gouvernement d’aller à un conseil des ministres et d’apporter des éléments de réponses aux différents points du préavis». Lesquels points tournent essentiellement autour de l’harmonisation des grilles indiciaires des fonctionnaires, ainsi que des primes et indemnités accordées à certaines catégories de fonctionnaires.

LONGUE LISTE- En plus, l’UNTM exige que les «travailleurs compressés», ces anciens salariés des sociétés et entreprises d’État nationalisées à partir des années 80, soient mis dans leurs droits. Autres doléances : la relance du chemin de fer, la relecture de la loi portant création de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite, le recrutement d’au moins 20.000 jeunes diplômés dans la fonction publique en janvier 2021.
À ces points, il faut ajouter l’intégration dans les fonctions publiques de tous les enseignants des écoles communautaires, la transposition dans le secteur privé des augmentations de salaires obtenues en 2014 et 2019, la mise en œuvre immédiate des passerelles entre les deux fonctions publiques, la suppression immédiate des activités des bureaux de placement privés, le recentrage des mesures de fonctionnement de la transition en vue d’en corriger les anomalies et insuffisances dès la 2è quinzaine de décembre 2020 et l’indemnisation des travailleurs victimes de la crise depuis 2012.
La liste des revendications de l’UNTM est si longue qu’à première vue, même les plus optimistes donneraient peu de chances de réussite aux pourparlers en cours. Surtout que la centrale syndicale semble durcir le ton lorsqu’elle évoque ses «multiples sacrifices», auxquels les «pouvoirs politique, législatif, judiciaire en particulier… ont répondu, par une tendance à l’enrichissement personnel, au népotisme, au favoritisme, à l’incurie de gouvernance». Les dirigeants syndicaux pointent aussi du doigt la multiplicité des statuts de fonctionnaires donnant droit à des privilèges exorbitants.
De son côté, le gouvernement met en avant l’argument que les finances publiques supporteraient difficilement des charges supplémentaires. Le 12 décembre, à la télévision nationale, le ministre en charge de la Fonction publique, Me Harouna Toureh, a fait comprendre que l’harmonisation des primes et indemnités ne serait pas possible immédiatement. Par contre, l’État se propose d’augmenter l’indice de salaire pour tous au mois de juillet 2021. À cette proposition, la centrale a demandé de ramener l’augmentation de l’indice au mois de janvier 2021.
En dépit de ces points d’achoppement bien réels, il est fort possible que gouvernement et centrale syndicale parviennent à un compromis. Car, premièrement, les habitués des négociations syndicales le rappellent volontiers, un cahier de doléances n’est pas fait pour être satisfait entièrement et immédiatement. Si les deux parties sont animées d’une réelle volonté de sortir de l’impasse, elles arriveront à identifier les points susceptibles de faire l’objet d’un accord. Et deuxièmement, les pouvoirs publics et les syndicalistes sont, semble-t-il, conscients que le pays n’a pas besoin d’un conflit social au long cours...Lire la suite sur lessor

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Commentaires (3)

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 5 ans

ÉLAN D'ENSEMBLE NECESSAIRE POUR RELEVER LES DÉFIS, POUR LA BONNE GOUVERNANCE ET POUR LA LUTTE, ACCEPTÉE PAR TOUS, CONTRE LA CORRUPTION ET L'ENRICHISSEMENT ILLICITE. Bonjour, Un élan d'ensemble intégrant et unissant tous les Maliens est maintenant nécessaire pour relever les défis, entre autres, de la réconciliation (pour la cohésion sociale, ...) de la reconstruction et du développement durables du Mali ainsi que celui de la lutte contre la corruption tout en garantissant la paix, la sécurité et le bien-etre pour tous. Par exemple, la lutte contre l'enrichissement illicite et la corruption pour etre efficace, doit etre acceptée et mise en ouvre par tous les Maliens. Pour ce faire, les salaires et les conditions de vie doivent etre revus, mais pas seulement, il faut aussi que les Maliens changent de mentalité et de comportement. En particulier, en participant, autant que possible, à la vie de la nation à travers la gouvernance participative, la citoyenneté et la démocratie, et l'application, partout (pas évident), de la bonne gouvernance, à travers le respect et le controle par tous de la chose publique sont nécessaires. C'est pourquoi, nous devons supporter et aider l'organisme de lutte contre l'enrichissement illicite, OCLEI. Ses travaux sont en lien avec le controle de la chose publique et la lutte contre la corruption. La sensibilisation à la bonne gouvernance, à la citoyenneté, à la démocratie et à la gouvernance participative doivent etre faits à tous les niveaux. L'es engagements de tous, pas seulement du Président et de son gouvernement, pour le Mali et pour la refondation durable doivent etre réels. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité, TEL 78731461

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 5 ans

Bonjour, Pour la conciliation entre le gouvernement (représentant l'État) et l'UNTM, les positions des acteurs doivent rester équilibrées et impartiales. Certains considérent, à tort, l'UNTM comme employé et l'État comme employeur. L'Etat est bien l'employeur, les travailleurs sont les employés et l'UNTM est un syndicat défendant les droits et revendications des travailleurs. L'UNTM, comme tout syndicat, doit être un partenaire de l'État et non, comme certains semblent le dire, opposé à l'État au point de le mettre en faillite. C'est cette relation de partenariat qu'il faut cultiver et impulser. L'UNTM, tout comme tout syndicat, sert d'interface entre l'État et les travailleurs. Il doit négocier, avec l'État, les meilleures conditions et protections possibles pour les travailleurs, par exemple un travail décent. De même, l'État doit négocier avec les syndicats les meilleures conditions de service et de protections possibles pour les usagers, par exemple, un service de qualité avec garantie du service minimum. Le partenariat, et non une guerre d'opposition comme certains semblent le dire en insinuant que l'UNTM est un État dans un État, qui ne peut implicitement générer que la faillite à l'État, doit être possible entre l'État et les syndicats, en particulier l'UNTM. Militons pour un partenariat fécond, équilibré (respectueux) et gagnant-gagnant entre l'État et les syndicats car en définitive travailleurs et usagers des services publics sont les mêmes ou peuvent être les mêmes. Agissons dans ce sens pour le Mali nouveau refondé. On a TOUS (travailleurs et usagers) à y gagner. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité, TEL 78731461

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 5 ans

M DROIT DE GRÈVE ET GARANTIE D'UN TRAVAIL DÉCENT POUR LES TRAVAILLEURS. ET D'UN SERVICE DE QUALITÉ POUR LES USAGERS. En cette période de transition, optons pour la cohésion et l'entente sur ce qui est possible afin d'avancer, ensemble, pour un Mali nouveau dans lequel les travailleurs sont considérés et sont conscients de leurs droits et de la différence de salaires liée à la différence de leurs grilles salariales, de la spécificité de leurs diplomes et/ou de leurs expertises. Donc, même à niveau égal et à profils différents, grilles salariales différentes, donc, salaires différents. Qu'est ce qui peut garantir un travail décent aux travailleurs tout en protégeant les utilisateurs des services de l'État. Est-ce possible au Mali ? Bonsoir, Les syndicats ne sont pas au-dessus de la loi. Ils doivent se soumettre à cette dernière tout en ayant le droit de grever. L'État doit s'imposer pour faire garantir aux syndicats un service minimum aux usagers en cas de grève. Chaque syndicat défend ses membres. Ils agissent souvent en ordre dispersé. Leurs actions, souvent non concertées, pourront déséquilibrer l'État financièrement. C'est pourquoi, l'État doit négocier avec les syndicats la tenue d'une concertation sociale pour un ordonnancement et un arbitrage global de leurs revendications et de leurs impacts financiers. Sachant que chaque syndicat souhaite obtenir (effet de contagion) pour ses membres tous les droits obtenus par d'autres syndicats à leurs membres, l'arbitrage global doit etre sérieux et bien organisé au risque de générer une avalanche de dépenses et un dépassement du budget prévu par État pour ces dépenses. Dans le droit du travail, il faut en plus d'introduire le travail décent, assortir le droit de grève de certaines conditions telles que la garantie du service minimum, une interdiction des grèves à certaines périodes d'États d'urgences et autoriser les grèves illimitées sous contraintes. Qu'est ce que les syndicats, comme UNTN ou d'autres, obtiennent comme garanties à leurs membres et donnent comme garanties à l'État pour les usagers ? Garantir un Travail décent pour les travailleurs D'apres l'OIT (Organisation Internationale du Travail) le travail décent est caractérisé par une rémunération convenable, la sécurité sur le lieu de travail et la protection sociale pour les familles, de meilleures perspectives de développement personnel et d'insertion sociale, la liberté pour les individus d'exprimer leurs revendications, de s'organiser et de participer aux décisions qui affectent leur vie et l'égalité des chances et de traitement pour tous, hommes et femmes. Le travail décent et les quatre piliers de l'agenda pour le travail décent (création d'emploi, protection sociale, droits au travail et dialogue social) sont devenus des éléments centraux du nouveau Programme de développement durable pour 2030 (ODD) adopté en 2015 par l ONU. L'impact négatif du covid-19 agit sur ce programme. L objectif No8 de ce programme invite par exemple à < promouvoir une croissance économique soutenue, durable et partagée, le plein emploi productif et le travail décent >. Garantir le service aux usagers Afin de garantir le service aux usagers, encadrer les grèves par la loi en période d'exception (état d'urgence, périodes exceptionnelles, .. ). Les périodes exceptionnelles intégrent les périodes des transitions, d'élections, de fetes d'anniversaires de l'indépendance ou de certaines dates importantes pour État, ...). En cette période de transition, optons pour la cohésion et l'entente sur ce qui est possible afin d'avancer, ensemble, pour un Mali nouveau dans lequel les travailleurs sont considérés et sont conscients de leurs droits et de la différence de salaires liée à la différence de leurs grilles salariales, de la spécificité de leurs diplomes et/ou de leurs expertises. Donc, meme à niveau égal et à profils différents, grilles salariales différentes, donc, salaires différents. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité, TEL 78731461