jeudi 16 avril 2026
Contact
Malijet

Rencontre entre le Premier ministre Moctar Ouane et les Forces vives, hier : Un comité mis en place « pour réussir les réformes politiques et institutionnelles indispensables pour bâtir un Mali moderne »

Par Lerepublicainmali 318 vues
Rencontre entre le Premier ministre Moctar Ouane et les Forces vives, hier : Un comité mis en place « pour réussir les réformes politiques et institutionnelles indispensables pour bâtir un Mali moderne »

Hier, lundi 15 mars 2021, le Premier ministre, Moctar Ouane, Chef du gouvernement, a rencontré les forces vives de la nation malienne (classe politique-société civile-syndicats, mouvements signataires de l’accord, chefs traditionnels etc.) au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Au cours de cette rencontre, un Comité d'orientation stratégique (COS) a été mis en place pour « réussir les réformes politiques et institutionnelles indispensables pour bâtir un Mali moderne ». L’un des objectifs de ce comité placé sous l'autorité du Premier ministre est de créer un cadre inclusif d'échanges et de réflexions sur les réformes politiques et institutionnelles à mener pendant la Transition.

Outre le Premier ministre Moctar Ouane, on notait la présence des Ministres de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Abdoulaye Maiga, de la refondation de l’Etat chargé des relations avec les institutions, Mohamed Coulibaly, de l’emploi et de la formation professionnelle, Mohamed Salia Touré, porte-parole du gouvernement, de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Mme Bintou Founé Samaké, des responsables des partis politiques comme Pr. Younouss Hamèye Dicko, Tiébilé Dramé, Pr. Salikou Sanogo, Maouloud Ben Kattra, Assétou Sangaré, des représentants des mouvements signataires de l’accord, des syndicalistes comme le secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Yacouba Katilé, des responsables des organisations de la société civile comme Boureima Allaye Touré, Drissa Traoré, du coordinateur des chefs de quartier de Bamako, Bamoussa Touré et plusieurs autres personnalités. Dans ses mots de bienvenue, le Premier ministre, Moctar Ouane a mis l’accent sur la rencontre qu’il a eu à faire avec la classe politique le 11 février dernier ayant donné naissance à une grande idée à savoir la création d’un espace pour parler du Mali. « L'organe consultatif que nous allons, aujourd'hui, porter sur les fonts baptismaux est une réponse à votre pertinente proposition d'un cadre de concertation et d'échanges avec vous, acteurs politiques et sociaux, pour nourrir la réflexion du gouvernement et l'aider dans l'action. La création du cadre de concertation voulu, participe, certes, d'une ardente nécessité et ne saurait être une mesure cosmétique. C'est qu'en effet, ce cadre constitue la structure idoine pour réussir les réformes politiques et institutionnelles indispensables pour bâtir un Mali moderne. Cette entreprise se heurte depuis de nombreuses années à l'on ne sait quelles forces rétives au changement et à la nouveauté. Il s'agit, en l'occurrence, d'aider à matérialiser les changements nécessaires à l'émergence du Mali nouveau qui doit se hisser au-delà d'un slogan utilisé pour servir de paravent à l'inertie. La note conceptuelle qui vous a été envoyée en même temps que la lettre vous conviant à cette réunion précise les objectifs, la composition et le fonctionnement du Comité d'orientation stratégique (COS) à mettre en place et au sein duquel seront discutés les points concernant, notamment : le parachèvement du processus de réorganisation territoriale ; la réforme du système électoral ; l'élaboration et l'adoption d'une nouvelle Constitution ; la poursuite du chantier de la régionalisation », a déclaré Moctar Ouane. Selon lui, cette rencontre est la concrétisation de l’un des six axes du Plan d'action du Gouvernement de Transition adopté le 22 février 2021 par le Conseil national de Transition (CNT). Le Premier ministre a fait savoir que le Mali traverse une crise qui constitue une véritable tragédie pour certains de nos concitoyens qui ne peuvent plus aller au champ, à l'école, au travail ou tout simplement vivre librement. Selon lui, le Comité d'orientation stratégique voulu n'est ni une panacée ni une baguette magique. « Il ne sera que ce que notre engagement patriotique, notre loyauté au Mali et notre volonté de bâtir une grande nation en feront », a conclu le Premier ministre. A sa suite, son conseiller spécial, Baba Dakono, a présenté les termes de référence du Comité d'orientation stratégique (COS). Dans sa présentation, Baba Dokono a fait savoir que le Premier ministre a pris l'initiative de mettre en place un comité d'orientation stratégique qui devra contribuer à la mise en œuvre des réformes politiques voulues et souhaitées par le peuple malien. «La mise en place d'un tel dispositif permet de prendre en charge l'implication de toutes les forces vives de la nation dans le processus de réformes de l'État au Mali. L'organe ainsi créé, sous l'autorité du Premier ministre, regroupera une cinquantaine de membres. La création de ce comité consacré aux réformes politiques et institutionnelles poursuit un triple objectif : Créer un cadre inclusif d'échanges et de réflexions sur les réformes politiques et institutionnelles à mener pendant la Transition ; Impulser une dynamique et orienter la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles ; Assurer la coordination et le suivi dans la conduite des réformes majeures à mener dans les domaines politique et institutionnel, conformément à la feuille de route de la Transition et sur la base des leçons tirées des précédentes initiatives », révèle les TDR du comité.

Aguibou Sogodogo

Partager:

Commentaires (5)

Laisser un commentaire

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 5 ans

Adhérons au cadre inclusif de concertation entre toutes les forces vives et Impliquons-nous pour une transition apaisée et réussie. Bonjour, Fanga, merci de votre contribution. Laissons le cadre de concertation (contenant) se former. Ensuite, viendra le contenu que vous pouvez (nous pouvons TOUS) contribuer à concevoir. Quant à l'accord de paix, le DNI (Dialogue National Inclusif) et le Premier Ministre, tout comme moi-même, avaient recommandé sa relecture en suivant son article 65. Au vu des conclusions de la rencontre entre SEM le Président MBah N'DAW et SEM le Président Algérien, Abdelmadjid Tebboune, pour diligenter et accélérer la mise en œuvre de cet accord de paix, cette relecture n'est-elle pas optionnelle ? Merci d'avoir proposé la même approche que moi (publiée depuis des mois et sur le site du DNI) pour la relecture de cet accord à travers des concertations inclusives entre Maliens. Quant au lien entre la constitution et l'accord de paix, malgré nos multiples échanges, vous ne comprenez toujours pas que l'article 3 de l'accord de paix évite de violer la constitution. Aucune disposition de l'accord de paix ne s'exécutera que si elle est conforme à la constitution (éventuellement révisée). Ce cadre inclusif, de concertation entre forces vives, impulsé par le Premier Ministre est indispensable pour des réformes consensuelles, en particilier pour des réformes constitutionnelle, politique et électorale. Adhérons à ce cadre inclusif de concertation entre toutes les forces vives et Impliquons-nous pour une transition apaisée et réussie. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité, TEL 78731461

F
FATOU TOGO il y a 5 ans

Pour le Mali et son bonheur aucun sacrifice n’est de trop alors unissons nos forces pour bâtir un Mali nouveau et pour cela le Mali a besoin de tous ses enfants. Alors digne fils du Mali mettons nous à l’œuvre pour le bonheur de notre chère patrie.

C
cissé il y a 5 ans

Un accord, c'est bon lorsque les parties concernées sont entièrement d'accord sur tout son contenu. Dans le cas d'espèce de l'accord de paix, je lui oppose LA LOI SUR LA LIBRE ADMINISTRATION EN RÉPUBLIQUE DU MALI, qui indique que les populations s'administrent elles-mêmes à travers des organes librement élus ( Conseils régionaux, Conseils Cercles, Conseils Communaux). QUI DIT MIEUX ? En opposition à la régionalisation qui fait allusion aux élections au suffrage direct pour les Conseilles Régionaux et de Cercles, dont les conséquences pour le long terme, peuvent être dommageable pour l'unité du pays. Seule la relecture dans le respect de la Loi ci-dessus indiquée est salvatrice. MALIBA

A
Anonyme il y a 5 ans

Quelques fois ,je me demande si ceux qui nous gouvernent sont tout simplement des maliens .Il s'agit de Bah N'daw et les autres colonels , de Moctar Ouane et de son gouvernement . Comment peut on accepter froidement de provoquer la partition de son pays rien que faire plaisir à un autre pays .Le Venezuela s'est dressé contre les États et ses complices européens dont cette même France pour éviter l'asservissement .Robert Mugabe à lutter de toutes ses forces pendant des dizaines d'années pour empêcher la main mise des colons blancs sur les terres du Zimbabwe comme le voulait l'occident blanc . Vous Bah N'daw et Moctar Ouane ,en 18 mois ,vous voulez vendre notre pays à la France . IBK qui sous une pression 100 fois plus forte a fait tout ce qui était en son pouvoir pour ne pas mettre en œuvre cet ignoble accord parcequ'il savait que c'était mauvais pour le Mali . Questions à Bah N'daw et Moctar Ouane qu'c'est ce que le Mali et les maliens vous ont fait pour que vous vouliez mettre fin à l'existence de ce pays dont les racines plongent des siècles avant aujourd'hui dans l'histoire . Est ce que Macron ou tout autre dirigeant français va œuvrer pour la partition de la France parce que les États Unis ou tout autre puissance lui met la pression pour cela ? Est ce que l'Algérie qui vous pousse accepterait de mettre en œuvre un tel accord chez lui parce que la France le veut .Bah N'daw et Moctar Ouane , vous savez très bien que cet accord est mauvais pour le Mali alors est ce par l'appât du gain ou par lâcheté que vous agissez ? Dans les deux cas , vous êtes des minables , des traîtres . Vous êtes tout sauf des maliens car sur ce genre de sujet le vrai malien ne cède pas parce qu'il est fier et aime son pays , ça il l'a hérité de ses ancêtres . Le vrai malien ne trahira jamais son pays pour faire plaisir à d'autres pays . Vous n'êtes pas malien .Si vous êtes de vrais maliens ,Bah N''daw et Moctar Ouane et si vous ne pouvez pas résister à la pression de la France et d'autres pays , vous auriez choisi la démission à la soumission comme vous le faites maintenant . Honte à vous . Vous trouverez le peuple malien debout pour vous barrer la route et ce sera l'humiliation pour vous et vos descendants .

F
Fanga 10020 il y a 5 ans

C'est très grave, si le premier-ministre et son gouvernement pensent que c'est ça une concertation sérieuse avec les Maliens et l'ensemble de la classe politique pouvant déboucher sur l'adoption et la mise en œuvre de ce que les membres du régime actuel appellent obsessionnellement les "réformes politiques et institutionnelles". On dirait que ce dont il s'agit, ce n'est pas de "réformes politiques et institutionnelles indispensables pour bâtir un Mali moderne", mais de "réformes politiques et institutionnelles indispensables pour bâtir un quartier de Bamako moderne" Ceux qu'on voit sur les images d'illustration d'un autre article gouvernemental publié par Malijet ce même jour semblent être plus des personnes triées et invitées pour se comporter comme des figurants (par ex. l'ancien ministre d'IBK monsieur Dramé dont l'épouse, si je ne me trompe pas, est elle-même ministre dans le gouvernement actuel) que des citoyens maliens éveillés capables de dire au gouvernement actuel que le peuple ne lui a conféré par les urnes ni le pouvoir politique ni la légitimité démocratique préalables et nécessaires à toute tentative de changement de la Constitution de 1992, et que l'accord d'Alger doit être relu dès maintenant. Pour faire passer en force le projet de changement de la Constitution de 1992 dans le but d'appliquer le volet "politique et institutionnel" de l'accord d'Alger, on refait au peuple malien le même coup que celui qu'on a connu lors de la création du CNT que certains essayent de nous vendre, sans trop réussir à convaincre, comme le parlement national du Mali. Au final, l'impression est donnée par certains d'être venus au pouvoir et au sommet de l'État du Mali uniquement en mission pour appliquer l'accord dit d'Alger, notamment le volet politique et institutionnel de ce document, particulièrement en matière de régionalisation politique et de création d'une seconde chambre parlementaire (sénat) très budgétivore. Quant à la révision de l'accord dit d'Alger, elle semble être passée, aussi vite qu'elle a été annoncée, au second plan de l'agenda du gouvernement en faveur de l'objectif principal de la mission. Car si on veut véritablement réviser l'accord d'Alger et respecter la volonté du peuple malien, on commence d'abord par décréter un "embargo" sur ce document pour bloquer son application poussive. Ensuite, on organise une très large concertation nationale entre Maliens pour discuter des points litigieux de ce document et se mettre d'accord sur ce qu'il est possible de garder et ce qu'il convient de jeter à la poubelle. C'est à la fin d'un tel processus de concertation, de discussion et d'accord entre Maliens que le gouvernement actuel pourrait revenir vers le peuple avec ses projets de "réformes politiques et institutionnelles". Or, le gouvernement fait actuellement le contraire de cette démarche démocratique. Il met la charrue avant les bœufs : il applique d'abord intégralement l'accord d'Alger par la modification de la Constitution et, si le temps le lui permet, discutera ensuite superficiellement avec quelques personnes acquises à ses vues de la révision de cet accord. Autant dire que c'est encore un marché de dupes qui est proposé au peuple malien à travers l'annonce gouvernementale de révision de l'accord d'Alger puisqu'il ne restera pas grand chose à réviser d'ici quelques mois si l'application poussive de l'accord d'Alger est poursuivie à la vitesse supersonique actuelle. C'est très regrettable que soit ignoré l'avis des nombreux Maliens et observateurs étrangers mettant en garde les autorités publiques contre l'application de l'accord dit d'Alger et le changement de Constitution du Mali.