jeudi 16 avril 2026
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À la Une: le Mali, avec le placement sous les verrous de Soumeylou Boubeye Maïga

Par RFI 270 vues
À la Une: le Mali, avec le placement sous les verrous de Soumeylou Boubeye Maïga

Soumeylou Boubeye Maïga et l’ancienne ministre malienne de l’Economie Bouaré Fily Sissoko sont sous les verrous pour, notamment, une affaire de fraude présumée, celle dite de l’achat de « l’avion présidentiel ».

 

L’ex-Premier ministre d’IBK a été écroué hier jeudi sur ordre de la chambre d’accusation de la Cour suprême du Mali. Soumeylou Boubeye Maïga est en effet dans le collimateur de la justice malienne en raison de l’achat d’un avion présidentiel en 2014, alors qu’il était ministre de la Défense. Un marché épinglé par l’autorité malienne indépendante qu’est le Bureau vérificateur général. Lequel a dénoncé des pratiques de surfacturation, de détournement de fonds publics, de fraude, de trafic d’influence et de favoritisme lors de cette acquisition.

« La chute », lance, au Mali-même, le journal Malikilé, en avertissant  en Une que cette « leçon » est « à méditer par beaucoup ». « Soumeylou Boubeye Maïga ? C’est un « kleptocrate qui prétend avoir acheté une paire de chaussettes à 30.000 FCFA », bûcheronne Malikilé, c’est « l’instigateur de fraudes portant sur des dizaines de milliards de FCFA ».

Plus sobrement, le site Maliweb évoque un « rebondissement » dans l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et n’exclut pas « que d’autres anciens ministres soient mis sous mandat de dépôt dans les prochaines heures ».

L’achat de l’avion présidentiel, mais pas que… Egalement incriminée, sa gestion liée à l’achat d’équipements militaires de qualité suspecte.

Toutefois la presse sous-régionale ne manque pas, dans ces affaires, de prêter des intentions politiciennes à la junte au pouvoir à Bamako.:

Etant rappelé que l’intéressé n’a jamais confirmé ni démenti officiellement les intentions qui lui sont prêtées de candidature présidentielleau Burkina Faso voisin, le journalWakat Sera s’interroge sur « les objectifs cachés de ce groupe de colonels venus de Kati qui préside à la destinée du Mali depuis un an ». Cependant, complète ce quotidien ouagalais, « laisser une telle affaire impunie serait suicidaire dans la mesure où les faits semblaient accablants pour l’ex-Premier ministre » malien.

Le journal Le Pays n’écrit guère autre chose, se demandant si l’arrestation de Soumeylou Boubeye Maïga « ne répond pas plus à une volonté de la junte au pouvoir à Bamako, de nuire à un potentiel et sérieux présidentiable qu’à celle d’assainir véritablement la politique malienne ». Et ce quotidien ougalais y voit « comme un stratagème, pour « les transitaires », afin de « neutraliser politiquement un adversaire, un rival potentiel qui peut sérieusement les contrarier dans les urnes, dans l’hypothèse où ils organiseraient une présidentielle à laquelle ils prendront part ».

Un nouveau projet de voyage en Afrique pour Laurent Gbagbo

Après sa visite en République démocratique du Congo, l’ex-chef de l’Etat ivoirien pourrait bien se rendre bientôt en Guinée.

C’est le quotidien indépendant ivoirien L’Inter qui le révèle. Selon ce journal, c’est « très bientôt » que Laurent Gbagbo s’envolera pour Conakry, le « Woody de Mama » devant y effectuer une « visite privée » afin de remercier le président guinéen pour son ambassade auprès de François Hollande en avril 2017 quand Alpha Condé avait évoqué devant l’ancien président français le sort du célèbre prisonnier de Scheveningen, d’abord ; pour avoir pris à ses côtés « son ami et frère de lutte Ahoua Don Mello », ensuite.

Etant en effet rappelé que l’ex-ministre et porte-parole du dernier gouvernement du président Gbagbo, Ahoua Don Mello, connu dans son pays pour avoir été aussi directeur général du BNETD, le Bureau national d’études techniques et de développement de Côte d’Ivoire, est conseiller spécial d’Alpha Condé chargé des Infrastructures, L’Inter se demande si Don Mello attendra son « mentor » Laurent Gbagbo en Guinée « pour qu’ils rallient ensemble la Côte d’Ivoire » ou s’il reviendra d’abord dans son pays « afin de retourner avec le président Gbagbo en Guinée » ? Affaire à suivre, donc…

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Commentaires (3)

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A
Anonyme il y a 4 ans

kassin est de retour. il etait ou tout ce temps? selon certaines mauvaises langues il etait peut etre en taule et vient juste de sortir. et ils avancent le vol comme motif. en tout cas desormais il ezst l avocat des detourneurs des fonds publics.

K
Kassin il y a 4 ans

Le désordre judiciaire prologue au désordre politique au Mali. Le numéro d’équilibriste de la cour suprême du Mali qui fait le show de mettre sous mandat de dépôt deux ex ministres du régime IBK en lien avec des affaires relevant de leurs fonctions de ministres, est une pantalonnade judiciaire qui viole les dispositions constitutionnelles du Mali. En effet, la mise en accusation d’un ministre dans une affaire liée à l’exercice de sa fonction ministérielle est faite au niveau de l’assemblée nationale par à un vote à 2/3 des députés élus. Or problème, au Mali depuis le 18 août 2020, date de démission du président IBK qui a pris la fâcheuse attitude à Kati, de dissoudre l’assemblée nationale du pays avant de couler, le Mali est privé de cette institution capitale pour juger un ministre pour des faits liés à sa fonction de ministre. Sans résolution de mise en accusation par l’assemblée nationale, du point de vue strictement du droit malien, un procureur quel qu’il soit ne peut pas ouvrir une information judiciaire contre un ministre ou ancien ministre de la république à fortiori le mettre sous mandat de dépôt, en tous cas pas pour des présumés faits en lien avec sa fonction de ministre. Mais après le bricolage juridique de la cour constitutionnelle pour légitimer les coups d’état d’Assimi Goita et le bombarder chef d’état au Mali, c’est au tour de la Cour suprême de s’assoir sur la constitution du Mali en ignorant superbement les attributions de la 8 ème et dernière institution de notre république: LA HAUTE COUR DE JUSTICE. Le mandat de dépôt contre Soumeylou Boubèye Maïga et Madame Bouaré Fily Sissoko, sont deux abus de pouvoir sciemment entrepris pour tromper la vigilance des maliens et faire croire que leur justice est en manœuvre pour lutter contre la corruption et l’impunité au Mali. Peut être que Boubèye et Fily sont impliqués dans des présumés détournements de fonds publics, mais la manière de les interpeller ne respecte pas les lois du pays. S’affranchir de la loi pour faire croire que c’est cela qui nous aide à rendre la justice, est un jeu dangereux et à somme nulle car il ne combat ni la corruption ni l’impunité et surtout ne fait pas avancer, en aucune façon, la transition malade. Ceux qui s’adonnent à cette manœuvre dilatoire, ont clairement définit leur agenda: Essayer obstinément de faire taire les hommes politiques par des couperets judiciaires à l’emporte-pièce, en espérant que cela va amoindrir la compétition politique au moment des élections pour pouvoir ensuite faire élire Assimi Goita en violation de la charte de la transition et de la constitution du pays. Ces stratagèmes risquent d’enfoncer encore plus le pays dans les profondeurs abyssales de la crise à un moment où il urge plutôt de mettre les bouchées double pour en sortir au plus vite. La transition militaire est un régime d’exception qui n’est ni légal ni légitime. A ce titre il doit organiser les élections et permettre au Mali de retourner à l’ordre constitutionnel normal. Tout autre gymnastique n’est que pure diversion. Il est vrai que la classe politique malienne est largement corrompue et très peu crédible mais il existe des hommes et des femmes de valeur qui peuvent tirer ce pays d’affaires sans que nous sortions du cadre démocratique et des règles législatives et réglementaires de notre pays. La crédibilité et le Salut du Mali est dans un régime démocratique et non militaire, à n’en pas douter. La transition militaire doit organiser au plus les élections pour permettre au peuple malien de choisir ces hommes et ces femmes de valeur pour porter son destin vers des horizons meilleurs. Mais, traîner sciemment sur la préparation des élections en spéculant sur la prolongation de la transition et essayer de caporaliser la justice pour espérer coloneliser la politique et les élections futures amènera tout droit le pays au mur. Le chaos qui en découlera, à coup sûr, sera le quotidien de 20 millions de maliens, certes à des degrés divers mais la sentence serait collective. Tous ceux qui s’asseyent aujourd’hui pour dire que ce n’est pas mon affaire, seraient vite déconcertés dès que la réalité du pays se vêtirait de cette sentence implacable et inéluctable. Wa Salam! Ddsssaaassd Hhgvffddgh Lkjnmbhjkkjjjjjkkkii Mnnkkooiiuyyttttttttttttttt

D
Diawara il y a 4 ans

COMMENT POUVEZ-VOUS PARLER DE PRÉSIDENTIABLE OU ADVERSAIRE LORSQUE L'HOMME POLITIQUE EN QUESTION À DÉTOURNÉ DES MILLIARDS ET DES MILLIARDS. SOYONS DIGNES ET PARLONS VRAI SI CHEZ VOUS ON TOLÈRE QUELQU'UN QUI FAIT DES SURFACTURATIONS SUR LES MARCHÉS D'ÉTATS ET AUTRES DÉTOURNEMENTS ICI AU MALI C'EST TOUT AUTRE ET NOUS SOUTENONS NOTRE PRÉSIDENT HASSIMI GOITA DANS SA TÂCHE ET AVONS TOTALEMENT CONFIANCE EN LUI ET QUE TOUS CEUX QUI ONT DÉTOURNÉ DES MILLIARDS ET DES MILLIARDS DEVRAIENT LES RENDRE AVANT QUOI QUE CE SOIT. UN HOMME COMME BOUBEYE MAIGA SI TU LUI CONFIE LE MALI CE SERA UN SUICIDE. CE MONSIEUR DEVAIT ÊTRE ARRÊTÉ DEPUIS LONGTEMPS MAIS COMME IL SAVAIT LES FORFAITS DE IBK CE DOSSIER EST RESTÉ SANS SUITE MAINTENANT QUE LES MILLITAIRES ONT PRIS LE POUVOIR ILS L'ONT DIT ET C'EST CE SUI SE PASSE EN CE MOMENT ALORS NE VENEZ PAS NOUS DIRE QUE LES MITAIRES SONT DANS LA POLITIQUE NON NON ET NON. IL N'Y A PAS QUE BOUVEYE MAIGA ATTENDEZ DE VOIR LA SUITE CAR CES MILLITAIRES NE LAISSERONT AUCUN INDIGNE AVEC LES SOUS DE L'ÉTAT ALORS ET ÇA C'EST POLITIQUE AUSSI.