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Bamako privé de pain hier : Les boulangers refusent d’être roulés dans la farine

Par Lerepublicainmali 337 vues
Bamako privé de pain hier : Les boulangers refusent d’être roulés dans la farine

La distribution du pain a connu des perturbations à Bamako depuis hier mardi 2 novembre 2021. Car, les boulangers ont décidé d’arrêter de travailler pour protester contre la décision de l’État de maintenir le prix de la baguette de pain à 250 FCFA alors qu’ils envisageaient une augmentation de 50 FCFA. Les boulanger exigent d’abord une baisse du prix de la farine qui a pris l’ascenseur ces derniers moment au Mali.

Hier, après une journée d’échanges entre la fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali et la chambre de commerce, les grévistes se sont engagés à respecter les prix fixés par les autorités maliennes en entendant la rencontre, le mardi 9 novembre prochain, entre l’ensemble des acteurs pour échanger sur les problèmes de la filière.

Hier, mardi 2 novembre 2021, il n’ y avait pas de pain dans la majorité des boulangeries de Bamako. C’était la ruée vers les quelques rares boulangeries ouvertes.

Cette pénurie de pain dans la capitale malienne est due au bras de fer entre les autorités maliennes et les boulangers. En effet, le lundi 1er  novembre dernier, le syndicat des boulangers avait décidé d’une augmentation brusque du prix de la miche de pain de 50 FCFA en raison d’une hausse du prix de la farine. Le sac de 50 kg vendu à 19.000 FCFA est passé à 21.000 FCFA, selon les boulangers. « Le prix du blé a augmenté ainsi que son transport. L’État a fait de son mieux, c’est pourquoi nous avons fixé le prix de la baguette à 300 FCFA », explique les boulangers.

Les pourparlers, hier, entre la fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali et la chambre de commerce ont permis aux grévistes de revenir à des meilleurs sentiments. Ces derniers, en plus de suspendre leur grève jusqu’au mardi 9 novembre prochain, ont décidé d’appliquer les prix fixés par les autorités maliennes. « La chambre de commerce nous a demandé d’attendre jusqu’au mardi prochain afin d’échanger plus en profondeur sur la situation. On demande à tous les boulangers de reprendre le travail et de vendre le pain à 250 FCFA ce mercredi. Mais si jamais, le mardi prochain, il n’ y a pas de compromis, on va reprendre les hostilités », a indiqué, Ahmed Dembélé, responsable de la Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali.

Madiassa Kaba Diakité

 

 

 

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Commentaires (7)

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A
Anonyme il y a 4 ans

un boulanger, ça doit rouler dans la farine, sinon, qu'il change de métier

M
MAÎTRE FÉTICHEUR Á M'PIÈTIONA'H , SOMAW'SSÔ, BLA, SÉGOU il y a 4 ans

CHERS MALIENS, PLUTOT BAMAKOIS, ÉCOUTEZ..!!!! DISONS-NOUS LA VÉRITÉ : – IL Y A T-IL UN MALIEN QUI POURRAIT MOURIR S’ IL NE MANGE PAS LE PAIN DES BOULANGÉRIES MODERNES , TANDIS QUE NOUS AVONS MILLE FAÇONS DE FAIRE DES BEIGNETS AVEC NOS CÉRÉALES LOCALES, CULTIVÉES PAR NOS PAYSANS???? S’ IL Y A UN TEL MALIEN, ALORS QU’ IL CCCRRRÊÊÊVVVEEE…!!!! SURTOUT QUAND CE PAIN, CETTE FARINE DE QUALITÉ MÉDIOCRE ET INTERDITE Á LA CONSOMATION HUMAINE EN EUROPE, ET AUSSI PROVENANT DE BLÉ TRAITÉ AUX PRODUITS LES PLUS CANCÉRIGÈNES DU MONDE DE MONSANTO, SYGENTA ET BAYER… S’ IL Y A DE TELS MALIENS, ALORS QU’ ILS CCCRRRÊÊÊVVVEEENT ET SOIT SAUVÉ L' ÉCONOMIE RÉELLE LOCALE…!!!! ALORS QUE LE MALI, LES MALIENS CESSENT DE RODUIRE DU COTTON QU' ILS NE SAVENT PAS TRANSFORMER...!!! QUE LES MALIENS PRODUISENT AVANT TOUT LES PRODUITS QU' ILS METTENT DANS LEURS ESTOMACS... LES BAMBARA DISENT QUE: - "LA CUISINE EST PLUS ÂGÉE QUE LA MOSQUÉE OU LE MARCHÉ". S' ÉLOIGNER DE CETTE PENSÉE, DE CE PRINCIPE VITALE ET DE DIGNITÉ, C' EST MOURIR DE FAIM ET DANS L' ESCLAVAGE.

D
Diawara. il y a 4 ans

C'EST UNE QUESTION DE BON SENS IL FAUT MAINTENANT COMMENCER LA CONSOMMATION LOCALE. TANT QUE NOUS SOMMES ACCROCHÉS À L'OCCIDENT NOUS NOUS EN SORTIRONS PAS. CONSOMMER MALIEN IL Y A LE FROUFROU LE NGOMI ET AUTRES BOULLIS ALORS POURQUOI S'ACCROCHER AUX PAINS DONT LA FARINE NE PROVIENT PAS DE CHEZ NOUS. SI ÇA NE TENAIT QU'À MOI IL FAUT BOYCOTTER LE PAIN PENDANT DEUX SEMAINES ET VOUS VERREZ LES PRIX CHUTTER DRASTIQUEMENT CAR ÇA C'EST DU CHANTAGE.

M
miriame il y a 4 ans

rencontre avec jolie senegalaise a bamako jai de gross fess je fait toute les position k tu veu 74 73 40 55

A
Anonyme il y a 4 ans

qu'est ce que tu connais petit a l economie de marché???

A
Anonyme il y a 4 ans

nomie de marché? p

K
Kassin il y a 4 ans

Économie de marché et formation des prix https://youtu.be/iUI0MxBbHrA L’économie est la science qui étudie les processus de production, de distribution et de consommation des richesses dans un pays, un ensemble de pays ou sur un territoire donné. Il y a deux principaux systèmes économiques: l’économie dirigiste (socialiste ou communiste) et l’économie de marché (capitalisme). I. Rappel théorique de quelques rudiments de la macro et de la micro économie L’économie dirigiste peut prendre plusieurs formes mais la plus connue, c’est l’économie socialiste (expérimentée en partie par le Mali de 1960 à 1968). L’économie de marché, couramment appelée capitalisme, s’articule autour de la liberté d’entreprendre et la libre concurrence avec très peu ou pas du tout d’intervention publique dans les décisions des agents économiques non étatiques (ménages, entreprises, et autres structures non gérées par l’état). C’est le jeu de l’offre et de la demande sur le marché qui détermine le niveau général des prix sur le marché: c’est “la main invisible” du marché théorisée par l’économie anglais du 18ème siècle Adam Smith, “Laisser faire, laisser aller”. Dans toute économie de marché les prix des biens et services marchands sont la résultante d’un rapport de force. Ce rapport de force naît de la confrontation entre l’offre des biens et services (proposée par les entreprises productrices notamment) et la demande de ces mêmes biens et services émanant des consommateurs (généralement des ménages, des administrations et mêmes d’autres entreprises). Ce rapport de force s’effectue sur un lieu donné (physique ou virtuel) appelé marché. La production des biens et services est assurée par les entreprises qui combinent les facteurs de production (capital, travail, savoir faire et savoir faire technologique) pour proposer des biens et services à l’issue d’un processus de production, de distribution et de commercialisation (y compris le transport des matières premières et des fournitures consommables; le frais de transit et de douane; l’assurance, le stockage; la publicité; la force de vente, la comptabilité, etc). Il résulte de ce qui précède que le processus de production et de commercialisation induit des coûts (coût d’achat, coût de production et de commercialisation). Mais les entreprises ne produisent pas gratuitement. Elles produisent et vendent à un prix leur permettant de faire un profit. Le profit est la raison d’être d’une entreprise ou d’un commerce. Pour continuer à exister une entreprise doit produire et vendre à un coût qui reste inférieur au prix de vente accepté par les consommateurs des biens qu’elle produit et commercialise sur le marché. On parle de “seuil de rentabilité”, pour désigner le niveau de vente qu’une entreprise doit atteindre pour espérer ne faire ni perte ni bénéfice. C’est une notion de contrôle de gestion qui découle du fait qu’une entreprise supporte: 1). des coûts fixes (stockage; amortissement des matériels et bâtiments de production et de commercialisation; frais du personnel administratif; etc), indépendamment de son niveau de production 2). Et des coûts variables (coûts des matières premières et des fournitures consommation; emballages; consommation d’électricité; de carburant etc., liés au volume de la production. II. Le cas d’espèce des boulangeries au Mali et la formation des prix du pain. Le pain est fabriqué à partir de la farine du blé (principalement). Il nécessite également d’autres matières comme la levure de bière, le sel, etc. Mais la matière première la plus en vue dans la crise actuelle est la farine du blé. Le Mali produit très peu de blé (principalement au nord du pays) bien que le pays soit une terre d’agriculture. Les usines du grand moulin qui produisaient de la farine du blé travaillaient avec du blé importé quand j’étais au Mali. Peut être que la structure de la production de la farine du blé a changé, à vérifier. Avec la crise sanitaire et la reprise économique soutenue un peu partout dans le monde, la demande mondiale du blé augmente plus que l’offre et cela fait des pressions haussières sur le prix du blé sur les marchés internationaux. https://www.boursorama.com/bourse/matieres-premieres/cours/6xWWY/ En plus, le Mali est enclavé et doit acheminer le blé depuis les ports des pays côtiers et gérer les stocks sur le site de production de farine pour éviter la rupture des stocks et continuer à assurer un approvisionnement correct du marché en farine de blé à un prix abordables. Mais depuis 2020, le prix de la farine grimpe jusqu’à 20 000 FCFA le sac en février 2021 déjà. https://www.google.******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup>/amp/s/amp.dw.com/******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup>/au-mali-le-prix-de-la-baguette-de-pain-senvole/a-56478076 La hausse de la farine évoquée par les boulanger a donc commencé depuis 2020 et il est intéressant de voir quelles actions concrètes les autorités (pouvoir IBK et transition militaire réunis) ont entreprises pour assurer un approvisionnement correct du marché intérieur au blé et à la farine du blé à un prix abordable pour les boulangeries et les autres consommateurs. Les prix des matières premières se forment en amont dans la chaîne d’approvisionnement et sur les marchés internationaux. Et c’est en amont que les pouvoirs publics doivent agir et suffisamment à temps pour prévenir des crises et des hausses évitables des prix des denrées de première nécessité. Il faut installer des salles de marché dans nos banques, au trésor public et à la BCEAO pour suivre les prix internationaux des matières premières et suivre le niveau des stocks du pays dans le but d’assurer un approvisionnement correct de notre marché intérieur à des prix abordables pour nos consommateurs. Gouverner c’est prévoir! Moins de discours à l’ONU et plus de blé (produit sur place au Mali et/ou importé dans des conditions idoines) et le prix du pain restera à 250 FCFA au lieu des 300 FCFA demandés aujourd’hui par les boulangeries pour espérer faire des profits avec leur métier. https://youtu.be/_wciFsvC3FU Wa Salam