jeudi 16 avril 2026
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Sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA contre le Mali : Malgré les efforts des autorités de la transition, l’organisation sous-régionale reste sur sa position

Par Malijet 1,471 vues
Sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA contre le Mali : Malgré les efforts des autorités de la transition, l’organisation sous-régionale reste sur sa position

A face aux lourdes sanctions contre le Mali depuis quelques mois, les autorités de la transition avaient reçu le Médiateur de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Ebele Jonathan, ancien Président de la République Fédérale du Nigeria pour une mission de consultations du 18 au 20 mars 2022 en vue de trouver une solution consensuelle pour lever progressivement les mesures prises surtout à l’approche du mois de Ramadan.

Pour ces consultations, le Médiateur de la CEDEAO était accompagné par le Président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou ainsi que les membres du Comité local de suivi de la Transition (CLST) établi par la CEDEAO, notamment le Représentant Résident de la CEDEAO, le Haut Représentant de l’Union Africaine (UA) pour le Mali et le Sahel, et le Représentant spécial des Nations Unies au Mali et chef de la MINUSMA, et aussi les Ambassadeurs du Ghana et du Nigeria au Mali.

Ainsi, au cours des échanges, « le seul délai qui a été présenté par le Médiateur est une durée de douze 12 mois pour la Transition, tandis que la partie malienne dans ses efforts en vue de parvenir à une solution consensuelle, a présenté successivement un délai de 36 mois, puis de 29 mois, qui a été ramené á 24 mois par le Colonel Assimi GOITA dans un effort ultime visant à parvenir à un compromis réaliste et salutaire pour le Mali et la CEDEAO » peut-on lire dans un communiqué officiel du Gouvernement en date du 20 Mars 2022.

Au début, le Médiateur a eu des échanges de vues approfondis avec une délégation Gouvernementale conduite par le Ministre malien des Affaires étrangères, M. Abdoulaye DIOP, comprenant les Ministres chargés respectivement de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, de la Refondation de l’Etat et des Réformes Institutionnelles. Après, il a également été reçu par le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOITA, avec qui, il a eu des discussions approfondies.

Même si le Médiateur a réitéré la solidarité constante de la CEDEAO avec le Mali et son peuple, ainsi que « son engagement à faciliter un accord pour la restauration de l’ordre constitutionnel, conformément aux instruments et décisions pertinentes de la CEDEAO et de l’UA », la partie malienne estime que la proposition de chronogramme de la CEDEAO pour une Transition de 12 à 16 mois « est essentiellement électoraliste et ne prend pas en compte les aspirations légitimes de réformes politiques et institutionnelles exprimées par le Peuple Malien ».

D’ailleurs, le gouvernement a rappeler  que suite à la crise politique ayant emmaillé les élections présidentielles de 2018, une mission ministérielle de la CEDEAO a conclu le 19 Octobre 2018 qu’il « est impératif que le Gouvernement et tous les acteurs socio-politiques conviennent, de manière consensuelle, d’entreprendre des réformes courageuses des cadres légaux y compris la Constitution de février 1992 et du système électoral avant de s’engager dans les prochaines échéances électorales que compte mener le Pays ».

Pour ce qui est des efforts, le gouvernement du Mali a revu en baisse la durée de la transition à plusieurs niveaux pendant les négociations. Toutefois, ce nouveau délai de 24 mois « incompressible aux yeux des Autorités du Mali n’a pas reçu l’assentiment du Médiateur de la CEDEAO et de sa délégation qui sont restés sur leur position ».

Face à cette situation, le Gouvernement de la République du Mali a regretté « cette absence de compromis à ce stade pour une transition dont l’objectif est de poser les jalons de la Refondation du Mali, puis de mettre en place un nouvel ordre constitutionnel, gage de paix, de stabilité durable et de bonne gouvernance ». Il estime que « la CEDEAO n’a toujours pas suffisamment pris en compte la complexité des enjeux auxquels le Mali est confronté et les aspirations profondes de son Peuple déterminé à prendre son destin en mains ».

Malgré son refus, le Médiateur a réaffirmé sa volonté de continuer à discuter avec les autorités Maliennes afin de convenir d’un calendrier de transition acceptable. En outre, le Médiateur a réaffirmé « la volonté de la CEDEAO de soutenir le Mali dans la réalisation des aspirations de son peuple à la paix, à la bonne gouvernance et au Progrès » et a demandé au Comité Local de Suivi et aux experts de poursuivre leur travail avec les autorités maliennes.

Quant au Gouvernement de la République du Mali, pour sa part, a affirmé le besoin rapide « d’avancer sur la mise en œuvre des actions prioritaires et urgentes exprimées par son Peuple » avant de remercier le médiateur pour son engagement et a réitéré sa disponibilité à poursuivre « le dialogue et à trouver une solution avec la CEDEAO et la communauté Internationale dans l’intérêt supérieur des Peuples d’Afrique de l’Ouest qui souffrent collectivement des conséquences des sanctions illégales, illégitimes et inhumaines prises à l’encontre du Mali » conclu le communiqué du gouvernement.

AFANOU Kadia DOUMBIA/Malijet.com

 

 

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Commentaires (3)

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M
mimi00 il y a 4 ans

78 39 76 07 rencontre avec jolie minette de 20ans je baizz tres bien jecart bien mes jambe pour toi toute les position son permise

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

Bonjour, Un Anonyme me pose la question suivante : de quoi je me mele ? (en parlant du jusqu:au-boutisme et de la Mauvaise foi des autorite's de transition). Anonyme, tout Malien responsable doit se sentir concerne' et doit se meler naturellement de la re'solution du probleme Malien. Nos f.r.e.r.es et soeurs Maliens sont abandonne's a leur triste sort. Sans le savoir, nous sommes tous responsables de ce qui leur arrive par notre Inaction et notre laxisme collectifs. Dommage, que certains, comme vous et Les autorite's de transition actuelles, ne s:en rendent pas compte. Pour notre pays, Remettons-nous en cause. Responsabilisons-nous TOUS (toutes les forces vives) pour Lui (Mali) e'viter le chaos. Engageons-nous collectivement pour une transition re'aliste de courte dure'e et inclusive ne se focalisant que sur l'essentiel. Les re'formes non prises en compte pendant cette nouvelle transition le seront sous le leadership du Pre'sident futur issu des e'lections qui se de:roulerpnt a la fin de cette derniere. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Se'curite' TEL ******** [masqué car insultes interdites sur Malijet !] 81204817

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

EVITONS LE BAIN DE SANG AUQUEL ABOUTIRA CETTE impasse (blocage) si on n'y prend pas garde. Assimi ne fait plus semblant (pour ne pas perdre la face) de prendre l'initiative en invitant la CEDEAO MAIS Il le fait sciemment pour finaliser son jusqu'au-boutisme et l''entetement des autorite's de la transition a fixer la dure'e de transition la plus la grande possible : de 05 ans de dure'e de transition Il avait repropose' 04 ans puis 03 ans puis repasse a 29 mois et enfin bloque a 24 mois. Votre jeu a e'te' de''couvert. La dure'e de 24 mois de transition, c'est encore loin des 12 ou 16 mois propose's par l'UA (16 mois) et la CEDEAO (12 mois ou 16 mois). Vous etes donc oblige's d'alle'ger votre catalogue de re'formes. Vous pouvez faire encore mieux. En fait, Assimi est en train de concre'tiser son DERNIER coup de force en essayant d'avoir la confiance de la CEDEAO pour 24 mois de de'lai de transition. C'est Assimi GOITA qui empeche la leve'e des sanctions de la CEDEAO par son attitude CAR face aux problemes, memes ceux qu'il doit ge'rer, Il adopte une attitude d'indiffe'rence et de me'pris laissant Choguel seul s'embourber sans retenue. En plus, Assimi refuse de Fournir un chronogramme re'aliste et re'alisable de la transition. Deux ans de transition, trois ans, Quatre ans, cinq ans de dure'e de transition, c'est trop. Quelle surenchere. J'avais propose' 17 mois (dure'e de transition quasiment e'gale a 16 mois) bien avant Les sanctions de la CEDEAO. Mais rejet de ma proposition. J'accuse Assimi, les autorite's de transition du Mali et la CEDEAO. Quels gachis et quelles pertes. Ainsi, avec les 24 mois de de'lai de transition qu'Il propose, Assimi pourra changer de Premier Ministre en mettant en avant l'inclusivite'. L'inclusivite', ce n'est pas seulement renouer Les contacts et accorder des postes a Des acteurs tels que des membres du M5 RFP. Et Les autres forces vives (socie'te' civile, partis politiques, mouvements arme's Maliens, ...) ? La CEDEAO n'est pas l'arroseur arrose' contrairement a ce que disent certains CAR la CEDEAO n'a pas pu maitriser suffisamment son systeme d'arrosage (lenteur des prises de de'cisions inapproprie'es) donc, la CEDEAO n'a pu etre suffisamment arrose'e. Elle aurait du etre suffisamment arrose'e si des vraies sanctions Lui sont inflige'es a cause de ses mauvaises de'cisions. Bonjour, Fe'licitations a Sekou Tangara et Me Konare' pour l'excellente animation du de'bat du dimanche sur Africable. Merci cher ami Me Konare' et Cher frere Adam Thiam (qui nous avait quitte' il y a un an) avec lequels j'aimais de'battre sur Africable. Sans pour autant toujours partage' le meme point de vue, Il de'clinait avec assurance et professionnalisme leurs visions en e'tant constamment courtois et respectueux. Merci Me Konare' de la clarte' de ta position concernant Dr Choguel Maiga. Son seul tort, c'est sa politique de jusqu'au-boutisme sans limite et le fait de ne pas accepter la contradiction. C'est cela qui l'oppose souvent aux autres acteurs (politiciens, CEDEAO ...). Me Konare', quand on veut e'liminer ou e'carter quelqu'un on l'accuse de ce qu'on veut. Concernant la gestion de la transition au Mali, c'est Assimi GOITA le vrai probleme. C'est Assimi GOITA qui empeche la leve'e des sanctions de la CEDEAO par son attitude. Face aux problemes, memes ceux qu'il doit ge'rer, Il adopte une attitude d'indiffe'rence et de me'pris laissant Choguel seul s'embourber sans retenue. Aujourd'hui, la limite est atteinte parce que le 25 mars 2022 est presqu'arrive'. Meme si Assimi change de Premier Ministre, le probleme de fond restera car C'est Lui meme le vrai probleme. Il reste souvent immobile devant Les problemes et attend que d'autres Les endossent a sa place. La Seule solution viable est qu'il de'missionne ainsi que Choguel et le Pre'sident du CNT. En plus de l'avoir fait implicitement (par les multiples rejets, par la CEDEAO, des propositions de la transition), Assimi, va-t-il attendre que la CEDEAO Lui propose clairement de de'missionner ? Plusieurs acteurs pensent la meme chose que moi mais souhaitant etre inte'gre's dans cette nouvelle transition en construction, ils he'sitent a parler pour ne pas etre e'carte's. Pensons a l'inclusivite' a travers un mini dialogue national inclusif pour de'finir le de'lai de la transition, choisir le nouveau Pre'sident civil de la transition et le nouveau Premier Ministre civil consensuel. Au risque de tout bacle', re'unissons diligemment ce mini dialogue national inclusif. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Se'curite' TEL 0 0 2 2 3 95955792