jeudi 16 avril 2026
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Focus : 24 mois !

Par L'Aube 1,307 vues
Focus : 24 mois !

C’est désormais presque une certitude : le Mali s’engage dans une période transitoire de 24 mois, soit deux ans. Ce délai fixé par les autorités maliennes indique clairement leur détermination à mettre fin au diktat de la CEDEAO sur la durée de la transition malienne. En clair, seul l’Agenda du Mali compte désormais aux yeux des autorités maliennes.

Déjà ces mêmes autorités ont, à maintes reprises, apporté la preuve de leur bonne foi en allant à des concessions lors des négociations avec la médiation de l’organisation sous-régionale : les 5 ans de délai initialement recommandés par les Assises nationales de la Refondation ont été revus à la baisse… Or, du côté de la CEDEAO, le « dossier Mali » est en passe de devenir une obsession pour des chefs d’Etat dont certains se sont tout simplement mis au service de la France contre le Mali. Aujourd’hui ce n’est point un mystère, notre pays est victime de ses choix politiques et de sa volonté de s’affranchir d’une tutelle française encombrante, sous le couvert d’opérations militaires dont les objectifs sont inavoués…

Depuis des mois l’opinion est témoin de l’acharnement des autorités françaises contre le Mali et ses dirigeants. Et la CEDEAO ne fait en réalité qu’obéir aux ordres de Paris. Car à l’Elysée, l’on cache mal l’empressement de vouloir en imposer au Mali dans le choix de ses dirigeants. Aussi, Macron s’agite afin que Assimi et Choguel cèdent leurs fauteuils à des hommes de pailles désignés à partir de Paris et à la  place des maliens.

L’organisation sous-régionale va-t-elle revoir sa dernière décision (12 à 16 mois de transition) ? La question est posée.

C’est une évidence : la CEDEAO qui se trouve à un tournant décisif de son existence doit impérativement sortir de cette obsession maladive à vouloir imposer un (son) Agenda au Mali. Et se tourner vers des chantiers notamment économiques et d’intégration des peuples de la sous-région, au lieu d’être un instrument au service de la France.

Avec les récentes réactions des autorités burkinabés et guinéennes, suite au sommet d’Accra, la CEDEAO peut-elle continuer à vouloir en imposer au Mali ? C’est là toute la question.

La Rédaction 

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Commentaires (1)

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D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

L'optimisme de l'Ambassadeur des Etats Unis, en sortant de la rencontre, le 02 avril 2022, avec le PM Malien, pre'sage un de'nouement du bras de fer entre le Mali et la CEDEAO. Mais dans quel sens (re'duction de la dure'e de la transition a 16 mois comme propose la CEDEAO OU BIEN augmentation de la dure'e a 24 mois comme insiste le Mali en arguant que le processus de changement sera irre'versible) ? Ce processus ne t'e'tait-il pas irre'versible avec une dure'e de cinq ans OU quatre ans OU trois ans OU 29 mois ? Pourquoi cette brutale de'gringolade ? Les memes causes dans Les memes conditions provoquant les memes effets,, la derniere de'gringolade de 24 mois a 16 mois trouvera son explication par Choguel. Un TEL consensus sur 16 mois vaudra bien la chandelle qui gelera le processus de changement irre'versiblement. N'est-ce pas Choguel ? Porte' Hors cadre, le cadre des partis politiques pour une transition re'ussie ne sait plus OU mettre la Tete ni quoi dire. Surtout depuis que TRETA en assure la Pre'sidence. Le RPM EST mort sous le leadership de TRETA, c'est surement le cas du cadre en dislocation. Le cadre e'tant passif, la transition va probablement re'cuperer ce qui en reste ET agir comme elle veut avec un bras de fer amplifie' par les dol'ances de'mesure'es issues de la rencontre de la socie'te' civile du 01 Avril 2022, a Bamako, a la place de l'inde'pendance. Alors que faire en face de la CEDEAO pour qu'elle suspende les sanctions contre le Mali ? Bonjour, Certains indexent exclusivement et implicitement la CEDEAO comme e'tant la source de tous nos maux. Oui, Les sanctions de la CEDEAO contre le Mali sont Lourdes et injustes mais n'oublions pas que nous sommes un de ses membres fondateurs De ce fait, nous ne devons pas nous extraire de ses regles que nous avions contribue'es a cre'er. Les sanctions sont surement inadapte'es mais nous n'avions pas respecte' nos engagements (organiser les e'lections, remettre le pouvoir aux civils au bout des 18 mois comvenus, ...). Il fallait donc sanctionner le Mali mais quelles sanctions impose'es ? Certes, le choix des sanctions a e'te' Mal fait mais nous ne devon's pas en contre partie nous arc-bouter sur une dure'e de transition difficile a accepter car trop e'le've'e (cinq ans c'est trop trop). Meme deux ans de transition, juge'e non ne'gociable car incompre'ssible, c"EST encore trop, meme si le PM ne veut pas l'entendre ainsi. La limite supe'rieure de seize mois fixe'e par la CEDEAO n'est pas ne'gligeable et se trouve' dans la plage fixe'e par Les ANRs. La synergie des associations de la socie'te' civile propose meme neuf mois de dure'e de transition. Porte' Hors cadre, le cadre des partis politiques pour une transition re'ussie ne sait plus OU mettre la Tete ni quoi dire. Surtout depuis que TRETA en assure la Pre'sidence. Le RPM EST mort sous le leadership de TRETA, c'est surement le cas du cadre en dislocation. Le cadre e'tant passif, la transition va probablement re'cuperer ce qui en reste, de meme que le M5 RFP, ET agir comme elle veut avec un bras de fer amplifie' par les dol'ances de'mesure'es issues de la rencontre de la socie'te' civile du 01 Avril 2022, a Bamako, a la place de l'inde'pendance. Maintenant que faire en face de la CEDEAO pour qu'elle suspende les sanctions contre le Mali ? Ne mettons pas tout le tort sur la CEDEAO. SOYONS aussi responsables. Arretons la course poursuite jusqu'a-boutiste ET Convergeons TOUS vers le consensus des seize mois de transition propose'e par la CEDEAO, l'UA sans oublier ma proposition de 17 mois de transition que j'avais propose' bien Avant Les sanctions. Profitons de l'expe'rience des 18 mois de la transition qui venait de se terminer pour reconduire Assimi et Choguel respectivement comme Pre'sident de la transition et PM. Appelons a l'inclusivite' de cette transition en e:vitant la chasse aux sorcieres. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, GOuvernance et Se'curite' TEL 0 0 2 2 3 95955792