vendredi 17 avril 2026
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Journées de sensibilisation sur la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité de l’ONU

Par Malijet 1,475 vues

Dans le cadre de la commémoration du 22e anniversaire de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité de l’ONU, le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, en partenariat avec la MINUSMA, a invité les organisations de la société civile, les médias, les blogueurs et artistes aux journées de sensibilisation sur ladite Résolution. C’était au musée de la Femme de Bamako (Muso Kunda), ce samedi 10 décembre 2022.

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Sous le thème « Construire la Paix et la Cohésion Sociale avec les Femmes », la cérémonie d’ouverture de ces journées de sensibilisation, qui a duré trois jours, a été présidée par le Colonel Oumou Diarra, Représentante du Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, avec à ses côtés, M.Daouda N’Diaye et M.André Founda, Représentants du Système des Nations Unions au Mali. Elles se focalisaient en plus de la Résolution 1325, sur le Plan d’Action de mise en œuvre de l’Agenda Femmes-Paix et Sécurité au Mali, tout en ouvrant une fenêtre sur la Politique Nationale Genre du Mali.

Il faut reconnaître que notre pays a souscrit à des engagements internationaux et régionaux en matière de droits humains en général et de droits des femmes en particulier notamment la Résolution 1325. Face à la situation de conflit dans un pays, la Résolution 1325 impose aux différentes parties de respecter le droit des femmes et de soutenir leur participation aux négociations de paix et à la reconstruction post-conflit.

Cette Résolution Onusienne, adoptée à l’unanimité le 31 octobre 2000 par le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa 4213e séance, concerne le droit des femmes, la paix et la sécurité. Elle se situe dans la continuité des résolutions 1261, 1296 et 1314 qui abordent le thème de la condition féminine durant le rapatriement et le déplacement de populations, ainsi que celui de la rééducation et de la réinsertion des femmes et jeunes filles consécutives à un conflit armé.

Au Mali, le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, assure le leadership et la coordination de la mise en œuvre de la Résolution 1325 à travers un Plan d’Action National (PAN 1325) depuis 2012. Ce plan d’action nationale est un engagement du Mali qui vise à « promouvoir la participation des femmes aux processus de paix et de réconciliation et dans la gouvernance post-conflit ».

Ainsi, il est structuré en axes d’intervention prioritaires autour des quatre piliers de la Résolution 1325 qui sont : la Participation (les femmes participent de manière active et équitable aux Processus de paix et de réconciliation et occupent des postes de prise de décision dans les instances de Gouvernance à tous les niveaux); la Prévention (les violences sexuelles et basées sur le Genre liées aux conflits sont prévenues, et les femmes contribuent de manière significative à la prévention des conflits et d’autres menaces envers la sécurité humaine.); la Protection (les droits fondamentaux des femmes et des filles pendant toutes les phases du conflit et en temps de paix sont respectés, protégés, et promus et leur sécurité humaine est assurée); le Secours et le Relèvement (les femmes et les filles sont des agents du changement, leurs besoins spécifiques sont pris en compte et leur sécurité humaine est assurée en situation de crise et de reconstruction.). Actuellement, le Mali dispose de la 3e génération du Plan d’Action National de mise en œuvre de la Résolution 1325 (2019-2023).

Malgré l’existence d’une telle résolution, les résultats s’avèrent insuffisants. Toujours est-il que les femmes sont sous-présentées dans les instances de prise de décision. Dans les mécanismes de paix, on note qu’elles sont à 31 % (9/25) au niveau du Comité de Suivi de l’Accord (CSA), 28,75 % (23/80) au niveau de la CVJR, 2,6 % à la CNDDR, 9 % au CNRSS, 0 % à la Commission d’intégration.

Lors de la présentation du facilitateur, M.Malick SOW, quelques défis ont été relevés à savoir l’instabilité politique et institutionnelle, les impacts négatifs de l’insécurité sur les femmes, la persistance des pesanteurs culturelles, croyances vis-à-vis du statut de la femme, la Communication active du Plan d’Action National 1325 sur le terrain, le financement du PAN 1325 et le relèvement économique.

Quant aux perspectives, il s’agit de l’institutionnalisation au niveau national, et régional des comités Genre et des PDSEC, la participation des femmes dans les réformes politiques et institutionnelles, le transfert de compétences nationales, le Dialogue et plaidoyer pour plus de prise en compte du PAN dans le budget national, l’évaluation du PAN R1325 par le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Femme, et les réflexions sur après 2023.

Il est à rappeler, que la MINUSMA joue un rôle très important dans l’application de cette résolution, car « elle sécurise la population, construit des écoles, des marchés, contribue à la restauration de l’autorité de l’Etat et à l’autonomisation des femmes. Tout ceci dans le but de stabiliser les zones de conflit afin que les droits humains puissent être respectés particulièrement ceux des femmes et des jeunes filles qui sont les plus touchées ».

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Bref aperçu sur la Politique Nationale du Genre

La Politique Nationale Genre est un cadre de référence nationale d’Égalité Hommes-Femmes, adopté par le Gouvernement le 24 novembre 2010. Il s’agit d’un outil politique et juridique pour permettre l’égalité d’accès et la pleine jouissance des droits fondamentaux pour les hommes et les femmes. Cette Politique Nationale Genre est structurée autour d’une vision, d’un concept, d’une approche et de sept principes directeurs qui sont traduits sous forme de six orientations stratégiques, et de 19 axes d’intervention.

« La PNG ne vise nullement à rendre les hommes et les femmes identiques, mais à instaurer et préserver l’égalité des chances en agissant sur les barrières juridiques, économiques, politiques, sociales et culturelles afin que la différence biologique ne soit plus un déterminant des rôles sociaux, ni un facteur de discrimination ». Toutefois, elle souffre d’énormes difficultés quant à sa mise en œuvre efficace.

A la fin de l’atelier, une exposition photo intitulée « Quand les femmes prennent la paix en main » a été visionnée, suivie d’une visite guidée.

AFANOU KADIA DOUMBIA/Malijet.com

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Commentaires (1)

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M
mimi00 il y a 3 ans

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