Moussa Faki Mahamat au siège de l’AIGE : “L’AIGE a le soutien de la Commission de l’Union africaine pour réussir le processus électoral…”
Reçu par le Président de l’AIGE, Moussa Faki Mahamat (Président de la Commission de l’Union africaine) a fait savoir qu’il est venu au siège pour voir de visu ce que cet organe en charge de la gestion des élections est en train de faire.
Moussa Faki Mahamat a signalé que le Mali a une grande expérience en matière d’organisation des élections. Ce qui fait qu’il a été cité pendant des décennies parmi les pionniers de la bonne organisation des élections. Il a félicité Me Moustaphe Cissé et les membres du collège de l’AIGE pour le choix porté sur eux pour cette opération d’élection qui, à ses dires, est très difficile. “Etre l’arbitre entre acteurs politiques n’a jamais été chose facile, n’est pas chose aisée. C’est une tâche extrêmement difficile mais pas impossible. Donc, le sens de ma visite à l’AIGE est d’apporter l’encouragement, le soutien, la disponibilité de l’Union africaine à cet organe et de travailler avec lui et le Mali afin de mener à son terme le processus électoral au Mali qui fait face à différents défis comme les défis sécuritaires. Mais, l’engagement, l’indépendance, le professionnalisme, l’équité sont des critères qui peuvent permettre à ce que le travail de l’AIGE soit reconnu. Monsieur le Président de l’AIGE, il faut rassurer les acteurs politiques et les partenaires et travailler avec eux pour réussir le processus électoral qui est la voie royale pour le retour du Mali dans sa grande famille internationale même si les autres problèmes demandent beaucoup plus de temps pour être progressivement résolus. La situation difficile ne doit pas perdurer. Monsieur le Président de l’AIGE, vous avez le soutien de la Commission de l’Union africaine. Nous travaillons déjà sur l’accompagnement et le soutien à la Transition du Mali. Le soutien à l’AIGE fait partie de ce soutien qui doit être apporté pour que le processus se déroule normalement. Je sais que le temps court, il faut accélérer la cadence. Cela demande des moyens. J’insisterai sur la nécessité d’une solidarité plus agissante des organisations régionales du continent africain vis-à-vis du Mali pour lui permettre de revenir à l’ordre constitutionnel normal”, a-t-il déclaré.
Siaka DOUMBIA