Ouverture des travaux de la 26e conférence annuelle du groupe régional de l’Union internationale des Magistrats (l’AJUIM)
Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a abrité, ce mardi 21 février 2023, la cérémonie d’ouverture de la conférence du Groupe régional africain de l’Union internationale des Magistrats « IAJ-U.I.M ». Présidée par le Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État et Président du Conseil supérieur de la Magistrature qui était en compagnie des autres chefs d’institutions, cette 26e conférence annuelle a pour thème : « La promotion de droits de l’homme en période de crise ».
Pour la première fois, le congrès du Groupe régional africain de l’Union internationale des Magistrats « IAJ-U.I.M » se tient sur le sol malien. L’occasion pour le Mali de renouveler son engagement et son attachement aux principes et valeurs universelles tant sur le plan national qu'international, aussi un lieu en plus de créer des liens entre les Magistrats du pays et ceux des autres pays participants, de rassurer que la destination Mali est sûre et prouver que le Mali et le SAM peuvent organiser des événements d'envergure internationale.
Le pari est donc gagné pour notre pays, en témoigne la qualité de l’organisation et les différents invités venus pour l’occasion. Le syndicat autonome de la magistrature du Mali, est comblé par la forte participation des professionnels à cette rencontre malgré le contexte actuel du pays.
« A nos amis venus de l’Equateur, du Brésil, de l’Italie, du Portugal, bref de l’Asie, de l’Europe, d’Amérique et de l’Afrique, à un moment où les médias distribuent les informations négatives sur le Mali, nous vous disons tout simplement merci. L’organisation de ce congrès à Bamako est symbolique et atteste la crédibilité et le respect que le syndicat autonome de la magistrature a su forger depuis sa création » a indiqué M. Bourama Kariba Konaté, Président du syndicat autonome de la Magistrature.
Par ailleurs le thème central retenu pour les présentes assises à savoir « la promotion des droits de l’homme en période de crise » sera en lien avec plusieurs thématiques telles que la délinquance financière, le terrorisme, la cybercriminalité, la criminalité transnationale organisée, qui sont des menaces portant atteinte aux droits de l’homme, à la gouvernance et l’Etat de droit.
Selon le Président de la Transition, cette rencontre judiciaire présente un intérêt scientifique particulier dans la mesure où « elle offre l’occasion aux spécialistes des questions de droits de l’homme que sont les universitaires, les chercheurs, les professionnels du secteur de la Justice ainsi que les organisations de défense des droits de l’homme de mener la réflexion sur les préoccupations liées à la thématique et de partager les pistes de solutions identifiées ».
Ainsi dit, le « rôle de la justice est fondamental en tant qu’institution, devant, d’une part, garantir les droits et libertés des citoyens et d’autre part, servir de socle pour l’émergence d’une gouvernance vertueuse et d’un nouveau type de citoyen, conscient de sa responsabilité et respectueux de ses devoirs pour la reconstruction nationale » a poursuivi le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature.
En outre, le Président de l’Union internationale des Magistrats, M.José Igreja Matos a affirmé que le contexte mondial actuel est une menace pour l’indépendance de la justice et a tenu à rappeler les fondements de l’Union Internationale des Magistrats. Selon lui, cette organisation internationale professionnelle apolitique regroupe 85 pays membres et travaille à la sauvegarde de l’indépendance du Pouvoir Judiciaire, condition essentielle de la fonction juridictionnelle et garantie des droits et des libertés de l’homme.
Pour sa part, Mme Marcelle Koaussi, Présidente du Groupe Régional Africain de l’Union internationale des Magistrats a insisté sur l’indépendance du pouvoir judiciaire « Le groupe africain est un cadre idéal d’échange de pratique d’expérience dans l’exercice de notre profession et de discussion des problèmes régionaux concernant le système judiciaire dont la lutte principale est celle qui est relative à la sauvegarde de l’indépendance du pouvoir judiciaire, condition essentielle à la fonction juridictionnelle et de la garantie des droits et liberté de l’homme. »
Il faut noter que le Premier ministre, le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, garde des Sceaux, le Président du Conseil national de Transition ainsi que les membres du Gouvernement et le Corps diplomatique et consulaire étaient présents à cette cérémonie qui se poursuivra jusqu’au 25 février.
Ainsi, après la cérémonie officielle d'ouverture présidée par le Chef de l'Etat, les activités majeures attendues sont entre autres le cocktail de bienvenue offert par le Président de la Transition, Chef de l'Etat au palais de Koulouba ; la réception par le Premier ministre, la Réception par les institutions judiciaires, les réunions formelles de l'U.I.M., les conférences thématiques, les visites touristiques, et la Soirée de gala de clôture.
AFANOU KADIA DOUMBIA/Malijet.com