vendredi 17 avril 2026
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Sommet Russie-Afrique: 17 Présidents ont pris part !

Par Malijet 1,685 vues

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Le sommet Russie-Afrique 2023 qui se tient à Saint-Pétersbourg, a débuté ce jeudi 27 juillet 2023. Environ dix-sept (17) Chefs d’états africains ont pris part à ce grand rendez-vous, dont le président malien, S.E. Col Assimi GOITA.

Le thème choisi pour ce deuxième sommet Russie-Afrique est : « Pour la paix, la sécurité et le développement ». L’ouverture a été faite par le président russe, S.E. Vladimir Poutine.

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Des réunions bilatérales sont prévues avec des dirigeants et des représentants de pays africains.

Nous y reviendrons !

Bouba/Malije.com

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Commentaires (1)

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LeGoupil33 il y a 2 ans

Seulement 19 Chefs d'état présents! serait plus judicieux. ET cela s'explique. Le premier sommet de 2019, qui avait été un succès, avait l'objet d' une déclaration finale qui annonçait 92 protocoles d’accord. Mais dans les faits, ces protocoles ne se sont jamais vraiment concrétisés et les retombées économiques concrètes pour le continent africain n’ont pas été à la hauteur. la Russie investit peu en Afrique, contribuant pour moins de 1 % aux investissements directs étrangers (IDE) destinés au continent. Cela montre son engagement économique limité envers l’Afrique. Le commerce est lui aussi modeste, puisqu’il ne représente que 14 milliards de dollars. (la valeur du commerce africain avec l’UE, la Chine et les États-Unis est respectivement de 295 milliards, 254 milliards et 65 milliards de dollars). En fait la russie se sert en Afrique. Les exportations russes vers l’Afrique sont 7 fois supérieures aux exportations africaines vers la Russie. Les exportations africaines vers la Russie ne représentent que 0,4 % du total de l’Afrique et se composent principalement de produits frais. plus de 70 % de l’ensemble du commerce russe avec l’Afrique se concentre dans quatre pays seulement : l’Égypte, l’Algérie, le Maroc et l’Afrique du Sud. Lors du sommet de Sotchi en 2019, le président russe Vladimir Poutine s’était engagé à doubler le niveau du commerce russe avec l’Afrique en cinq ans. Au lieu de cela, il a diminué chaque année depuis 2018, chutant de 30 % au total. le commerce russe à l’échelle mondiale avait retrouvé son niveau d’avant la pandémie en 2021. Cela illustre une tendance russe à surpromettre et à ne pas tenir ses promesses lorsqu’il s’agit de ses engagements économiques en Afrique. Cela est la vrai vie. Surtout que la junte continue à fournir l'or du Mali gratos aux Russes, Poutine pourra lui donner quelques graines de blé et de maïs. Mais en fait l’Afrique dépend de la Russie pour 30 % de ses approvisionnements en céréales. La quasi-totalité de ces exportations (95 %) est constituée de blé (11,9 MT), pour une valeur de 3,3 milliards de dollars. 80 % de ces exportations de blé sont destinées à l’Afrique du Nord (Algérie, Égypte, Libye, Maroc et Tunisie), ainsi qu’au Nigeria, à l’Éthiopie, au Soudan et à l’Afrique du Sud. L’Afrique dépend actuellement des importations pour 63% de ses besoins en blé, un pourcentage qui devrait augmenter avec la croissance démographique du continent. Surtout la Russie est également le premier vendeur d’armes à l’Afrique, contrôlant la moitié du marché. Si des armes russes sont vendues à 14 pays africains, l’Algérie, l’Égypte et l’Angola représentent 94 % de la valeur des ventes d’armes dans la région. Des promesses russes dans le domaine énergétique sont faites. La Russie a fait part de son intérêt à investir dans le pétrole et le gaz africains. Toutefois, la plupart de ces projets ne se sont pas concrétisés. Cela a conduit certains analystes africains à suggérer que le véritable objectif de la Russie est d’empêcher le pétrole et le gaz africains d’atteindre le marché mondial et de menacer la part de marché de la Russie. La Russie promeut par ailleurs la construction de centrales nucléaires sur le continent. En 2020, la société d’État russe pour l’énergie atomique, Rosatom, a obtenu un prêt de 25 milliards de dollars pour commencer la construction de la première centrale nucléaire d’Égypte, une installation de 4800 MW à El Dabaa. Le coût total de la centrale s’élève à 60 milliards de dollars. Rosatom a signé des accords de coopération avec 17 autres gouvernements africains, dont l’Éthiopie, le Nigeria, le Rwanda et la Zambie. Compte tenu de leurs coûts, ces accords nucléaires ne sont pas considérés comme viables pour la plupart des pays africains. Cependant, les dépenses énormes de ces projets créent de nombreuses opportunités de corruption, générant des incitations politiques pour les fonctionnaires bien placés du Kremlin et des gouvernements africains.