vendredi 17 avril 2026
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L'Alliance des États du Sahel avancera la souveraineté des pays membres, selon un responsable malien

Par Sputnik 5,064 vues
L'Alliance des États du Sahel avancera la souveraineté des pays membres, selon un responsable malien
Alliance des États du Sahel

Le Mali, le Niger et le Burkina Faso pourraient accélérer l’acquisition de leur souveraineté grâce à l’Alliance des États du Sahel (AES), a indiqué à Sputnik Afrique un haut responsable de la commission de la défense et de la sécurité au Mali. De plus, l’union reste ouverte à d’autres membres, face auxquels la CEDEAO risque de s’effondrer.

La nouvelle Alliance des États du Sahel (AES) va permettre au Mali, au Niger et au Burkina Faso d’acquérir plus rapidement la souveraineté et de lutter contre le terrorisme, a estimé auprès de Sputnik Afrique Fousseynou Ouattara, vice-président de la commission de la défense et de la sécurité du Conseil de transition au Mali.
Demandée depuis très longtemps, cette union pourrait "accélérer le chemin de la souveraineté" de ces trois pays sahéliens, a-t-il avancé. Dans ce sens, il est à prendre en compte que ces États disposent du Liptako-Gourma, une région "très convoitée par la France et plusieurs pays occidentaux à cause des richesses enfouies dans les sous-sols de cette zone", a noté le responsable malien.

Lutte contre le terrorisme

Selon M.Ouattara, l’AES aura un grand impact dans le rétablissement de la paix, car les pays étaient exploités pour déstabiliser la région.
 
"C’est [Liptako-Gourma, ndlr] une zone de déstabilisation de trois Républiques et se donnant la main, ça va nous permettre non seulement de sécuriser notre pays, de mettre fin au terrorisme et encore d’accélérer les efforts communs de développement", a indiqué Fousseynou Ouattara.
 
Il a rappelé que les terroristes qui venaient"faire des forfaitures au Mali, couraient se cacher soit au Burkina Faso ou bien au Niger".
 
"Et inversement, c'était la même chose: des terroristes qui commettaient des forfaitures au Burkina Faso, souvent trouvaient refuge au Mali. Donc quand les trois Républiques vont se donner la main, c'est sûr que nous pourrons bien sécuriser cette zone", a-t-il souligné.

Vers la fin d’une CEDEAO guidée par Macron?

En outre, la création de l’AES annonce déjà la fin de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a suggéré le vice-président de la commission de la défense malienne.
 
"Cette alliance, déjà, ça sonne le glas pour la CEDEAO. Ça peut amener à l'éclatement de la CEDEAO", a-t-il dit.
 
Pour M.Ouattara, les têtes chaudes au niveau de la CEDEAO qui incitent à intervenir militairement au Niger agissent aux ordres du Président français:
 
"Sans Macron, je ne pense même pas qu'il aurait eu l'idée d'attaquer le Niger".

Éventuel élargissement

D’autres pays épris de souveraineté, peuvent également rejoindre à l’Alliance, en conformité avec l’article 11 de sa Charte, poursuit M.Ouattara. C’est une manière de dire aux uns et aux autres de venir se joindre aux trois pays pour créer une nouvelle Union qui sera libre et qui ne sera plus sous une quelconque tutelle, a-t-il expliqué.
 
"C’est un appel à tous les pays de l'Afrique de l'Ouest de se ressaisir, surtout les dirigeants, car la CEDEAO a failli à ses fondamentaux. Maintenant, il faut mettre en place une nouvelle organisation. Et cette nouvelle organisation voilà, les bases sont déjà lancées", a insisté le responsable malien.
 
Commentant la proposition du premier ministre burkinabé sur la création d’une "fédération souple" entre son pays et le Mali, Fousseynou Ouattara a noté que "les habitants de ces trois pays se trouvent "déjà" dans une telle "fédération souple et élargie":
 
"Cela est une constatation de la réalité de la part du Premier ministre burkinabé que ce qui est pour le développement du Mali du Burkina le chemin qui peut mener à un développement qui va porter au-devant de la scène internationale, c'est la fédération".

Pays qui accordent leur soutien

Revenant sur le soutien international de cette région africaine, M.Ouattara a tenu à remercier la Russie qui grâce à son veto à l’Onu, a permis au Mali, au Burkina et au Niger d’avoir du temps pour se préparer.
 
"Aujourd’hui, nous comptons beaucoup sur les puissances qui sont des puissances qui ont le souci des intérêts des peuples telles que la Russie, telles que la Chine, telles la Turquie, telles que l'Iran. Mais notre grand soutien ici, c'est surtout la Russie sur qui nous comptons beaucoup", a-t-il conclu.
 
La Charte Liptako-Gourma instituant l’Alliance des États du Sahel (AES) a pour objectif d’établir une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle au bénéfice des populations du Mali, Burkina et Niger. Elle a été signée le 16 septembre par les chefs d’État des trois pays.
 
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Commentaires (1)

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

L’AES doit s’appuyer sur les avantages de sa Précurseure intégrée au G5 sahel. Niamey, le 17 septembre 2023             ---------- A SEMs TCHANI (Niger), ASSIMI (Mali), TRAORE (Burkina) Objet : Précurseure de l’AES Bonjour, Bravo poura l’institutionnalisation de l’AES (Alliance des États du Sahel). Dans la conclusion de l’initiative G7 sahel devenue G5 sahel par la non participation de l’Algérie et de la Libye, j’avais sollicité, sans réponse,  en 2010, 2011 et 2012, entre autres, l’UA, l’ONU, l’ALG (Autorité du Liptako-Gourma) pour aider à créer ce projet intégré au bénéfice des pays du sahel. Je suis heureux, aujourd’hui, que la charte du Liptako-Gourma ait créé le 16 septembre 2023 cette alliance (AES) des États du Sahel composée pour l’instant du Mali, du Niger et du Burkina. J’avais organisé un renforcement de capacités sur cette initiative en 2012 dans ces trois pays. Comme je l’avais souhaité, ce sont les pays du sahel et  l’Afrique qui gagnent à travers cette initiative. Vous trouverez la reclamation de Dr Anasser Ag Rhissa de la paternité de ce programme/projet intégré G7 sahel devenu G5 sahel. http://news.abamako.com/h/181152.html Publiée le 18 juin 2022 sur plusieurs médias dont Facebook, ma contribution suivante met en évidence la nécessité d’une coalition régionale et internationale de lutte contre le terrorisme au sahel. Précurseur dans le domaine, j’avais proposé en 2010/2011/2012, une telle coalition de lutte contre le terrorisme au sahel. ELLE était intégrée à l’initiative G7 sahel devenue  G5 sahel par la non participation de l’Algérie et de la Libye. Une solution durable, concertée, est indispensable du fait du non fonctionnement du G5 sahel duquel le Mali s’était retiré. https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid0TMQ3f7oaJd7nHr6zYzLVkwfLRW59h4tMRP3My2AetASBe77Quu7wQwmDwY4psnFkl&id=100001375775979&eav=AfZLCwHVos_3Ues7OjWOnqPyn_eZYOi6Rtj_U763UrtKIqyWz7lYaK4JGlViafoa63I&paipv=0&mds=%2Fedit%2Fpost%2Fdialog%2F%3Fcid%3DS%253A_I100001375775979%253A5174977642558044%253A5174977642558044%26ct%3D2%26nodeID%3Dm_story_permalink_view%26redir%3D%252Fstory_chevron_menu%252F%253Fis_menu_registered%253Dfalse%26perm%26loc%3Dpermalink%26eav%3DAfaz35s52ol3DTLi3PjimrXJDOSjUPq9qs_BN2YYABYcCTM0aSicIKkXVDQvcKXGv0M%26paipv%3D0&mdf=1 Après la débandade des terroristes, provoquée par les actions des FAMAs et des opérations conjointes entre les forces du Burkina et du Niger, pour la protection des populations et de leurs biens ET l’abandon de la zone des trois frontières par Barkhane, Takuba et le G5 sahel, sans solution de rechange, d’innombrables nids de terroristes se sont formés ou consolidés dans la zone des trois frontières de même que la fuite en grand nombre des populations. Quitter le G5 sahel au mauvais moment sans solution de rechange est un abandon des populations pour la mort, c’est le cas dans la zone des trois frontières et au nord du Mali car les FAMAs ne couvrent pas complètement toutes ces zones actuellement. Les groupes armés terroristes concernés sont le GSIM et l’EIGS. LES AFFRONTEMENTS ENTRE EUX SONT VENUS COMPLIQUÉS LEURS POSITIONNEMENTS. Les représailles, par les groupes armés terroristes, aux actions des FAMAs et aux opérations conjointes TAANLI1, 2, et 3, menées du 02 au 25 avril 2022, par les forces du Burkina et du Niger se sont étalées et intensifiées en mai et en juin 2022 dans la zone des trois frontières, au BURKINA (Dori, Seytenga, Waraou, ...), au NIGER (région de Tillabery (Torodi, Téra, Gotheye, ...) et au MALI (régions de Tombouctou (Gourma, ...), de Mopti (Mondoro, Boni, Sévaré, ...) et Gao (Tessit, Intillilt, ...) et de Ménaka (Adramboukane, Indelimane, ...). Une centaine de terroristes morts dans les opérations conjointes TAANLI 1, 2 et 3 (Alliance entre forces). Au Burkina, Plus de 8000 civils déplacés de Seytenga à Dori. En 2022, je disais : Depuis 2015, plus de 2000 morts civils et militaires au Burkina et un peu moins de 02 millions de déplacés interne. L’hécatombe est réelle, exemples 79 civils morts et 11   morts à Seytenga (Burkina) du 09 au 12 juin 2022, 08 militaires morts et 06 blessés grièvement à Waraou (Niger) le 14 juin 2022. A Waraou, le 14 juin 2022, Une riposte  par les forces Nigeriennes aidées par Les partenaires  a chassé  les terroristes. Le 18 juin 2022, je disais : Au Mali, les deux dernières semaines, dans la région de Ménaka un peu moins de 500 morts par des groupes armés terroristes de l’EIGS. Une solution durable, concertée, est indispensable. Vu le non fonctionnement du G5 sahel duquel le Mali s’est retiré, Le Secrétaire Général de l’ONU appelle les acteurs pour la création d’une force sous le leadership de l’union africaine et sous le chapitre VII de la charte de l’ONU pour une mutualisation des ressources afin d’éradiquer le terrorisme au sahel. La fédération de Russie n’y voit pas d’inconvénient si cette force est/sera autonome. Je disais, et c’est toujours d’actualite au Mali, Compte-tenu de l’ambiguïté de Macky Sall par rapport à l’embargo contre le Mali, CE dernier (Mali) acceptera-t-il que cette force soit sous le leadership de l’union africaine dont le Président est Macky Sall ? Le 09 juin 2022 à Téra (au Niger dans la zone des trois frontières) le Niger avait appelé le Mali et le Burkina pour se relever ensemble pour lutter contre le terrorisme. Au Niger, SEM Mody Salifou, actuel Ministre de la défense du Niger avait appelé, après une tournée au Mali et au  Burkina, à unir les forces pour lutter contre le terrorisme au sahel, en particulier dans la zone des trois frontières. Alors, allons de l’avant pour mutualiser nos forces et ressources pour lutter collectivement contre le terrorisme au sahel. C’est cette vision qui m’avait poussé à proposer en 2010/2011/2012 aux chefs d’États de la zone sahel et à leurs partenaires la création du G7 sahel devenu G5 sahel par la non-adhésion de l’Algérie et de la Libye. Il intégrait dans ses termes de références une coalition régionale et internationale de lutte contre le terrorisme. En 2018, j’avais aussi proposé au G5 sahel, à la CÉDÉAO, à l’ONU et à l’UA, de créer la fédération des pays du sahel et autour du sahel. Face au tout militaire, le dialogue avec les djihadistes est proposé comme solution alternative. Dr Anasser Ag Rhissa (précurseur de cette solution) l’avait proposé à la CEDEAO et aux pays de la zone sahel depuis 2012. D’abord envsagé au Mali en 2020 après que ma proposition ait été réitérée au Mali, actuellement, le Niger et le Burkina envisagent aussi cette alternative. Espérons qu’une concertation entre les pays du sahel ait lieu au sujet de ce dialogue avec les djihadistes. Bonjour, Le Ministre Abdoulaye Diop (Ministre des affaires étrangères du Mali) devant le conseil de sécurité de l’ONU avait évoqué, à juste titre, la montée en puissance des FAMAs, et a dit qu’elles couvraient tout le territoire, en particulier les zones abandonnées, ce qui, pour l’instant, n’est pas complètement vrai. En effet, Après la débandade des terroristes, provoquée par les actions des FAMAs et des opérations conjointes entre les forces du Burkina et du Niger, pour la protection des populations et de leurs biens ET l’abandon de la zone des trois frontières par Barkhane, Takuba et le G5 sahel, sans solution de rechange, d’innombrables nids de terroristes se sont formés ou consolidés dans cette zone des trois frontières de même que la fuite des populations. Une solution durable, concertée, est indispensable. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] r TEL  0 0 2 2 7 81204817