vendredi 17 avril 2026
Contact
Malijet

Alliance militaire Niger-Mali-Burkina, la fin du G5 Sahel ?

Par dw.com 3,147 vues
Alliance militaire Niger-Mali-Burkina, la fin du G5 Sahel ?
Image : Francis Kokoroko/REUTERS; ORTN - Télé Sahel/AFP/Getty; Mikhail Metzel/TASS/picture alliance

 

Le Niger, le Mali et le Burkina Faso, tous confrontés au terrorisme, se disent déterminés à se défendre mutuellement. Analyse des enjeux de cette alliance.

Au lendemain du coup d'état du 26 juillet qui a renversé le président Mohamed Bazoum au Niger, des divergences étaient apparues au sein des pays de la sous-région ouest-africaine quant aux sanctions à infliger aux putschistes nigériens et au soutien à apporter à la Cédéao qui brandissait la menace d'une intervention militaire pour rétablir le président Bazoum dans ses fonctions.

Mais, le Mali et le Burkina Faso, deux pays dirigés par des militaires, clarifiaient leur position en affirmant leur soutien au nouveau régime en place à Niamey. Ces deux pays se sont par la suite dit prêts à intervenir militairement pour défendre le Niger en cas d’attaque de la Cédéao.

Pourquoi une alliance ?

Selon Jérôme Pigné, expert en matière de sécurité, l'idée de créer cette alliance serait principalement motivée par la mise en place d'une brigade pour faire face à la menace de l'organisation sous-régionale. "Les régimes de transition au Mali et au Burkina Faso se sont déjà mis d'accord et c'est acté qu'en cas d'intervention de la Cédéao, ils riposteraient. Le Burkina Faso a déjà déployé un contingent de 100 personnes dans la région de Tillia. On voit que les choses sont déjà en cours", explique-t-il.

Mali Kidal | Groupe rebelle de la CMAMali Kidal | Groupe rebelle de la CMA
Patrouille à Kidal par les éléments de la CMAImage : SOULEYMANE AG ANARA/AFP/Getty Images

La charte de cette alliance prévoit dans ses articles, la lutte contre le terrorisme dont souffrent les trois pays. Et cette mutualisation des forces contre ce phénomène est une bonne chose selon Seidik Abba, journaliste et spécialiste du Sahel explique qu'"aujourd'hui, le Burkina Faso est attaqué mais souvent, les assaillants viennent du Niger ou du Mali. Donc, si on construit une réponse commune de solidarité avec le Burkina, cela peut avoir une meilleure efficacité, plutôt que chacun lutte de son côté contre les groupes terroristes."

Des doute sur l'efficacité de l'alliance 

Bien que confrontés à la même menace sécuritaire, la nature de cette menace terroriste diffère d'un pays à l'autre selon Jérôme Pigné. Il y a quelques jours, les forces armées maliennes étaient aux prises avec les éléments de la  Coordination des mouvements de l'Azawad dans le nord du pays et l’analyste voit mal comment l'alliance pourrait réussir dans une telle situation. A cela, il faut dit ajouter la question du financement de cette alliance :

Selon Jérôme Pigné, "on a bien du mal à comprendre comment, avec tous ces atermoiements et cette insécurité grandissante et cette volatilité généralisée, quels seraient les leviers politiques, militaires, sécuritaires et financiers, surtout. Donc, on a bien du mal à imaginer comment une institution hybride pourrait permettre de mobiliser des fonds et une véritable stratégie de structuration de cette organisation".

Plusieurs analystes s'accordent à dire que la création de cette alliance marque aussi la fin du G5 Sahel.....Lire la suite sur dw.com

 

 

 
 
 
Partager:

Commentaires (1)

Laisser un commentaire

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

L’AES doit s’appuyer sur les avantages de sa Précurseure intégrée au G5 sahel et éviter les déboires qu’elle a connus. Niamey, le 17 septembre 2023             ---------- A SEMs TCHANI (Niger), ASSIMI (Mali), TRAORE (Burkina) Objet : Précurseure de l’AES Bonjour, Bravo poura l’institutionnalisation de l’AES (Alliance des États du Sahel). Dans la conclusion de l’initiative G7 sahel devenue G5 sahel par la non participation de l’Algérie et de la Libye, j’avais sollicité, sans réponse,  en 2010, 2011 et 2012, entre autres, l’UA, l’ONU, l’ALG (Autorité du Liptako-Gourma) pour aider à créer ce projet intégré au bénéfice des pays du sahel. Je suis heureux, aujourd’hui, que la charte du Liptako-Gourma ait créé le 16 septembre 2023 cette alliance (AES) des États du Sahel composée pour l’instant du Mali, du Niger et du Burkina. J’avais organisé un renforcement de capacités sur cette initiative en 2012 dans ces trois pays. Comme je l’avais souhaité, ce sont les pays du sahel et  l’Afrique qui gagnent à travers cette initiative. Vous trouverez la reclamation de Dr Anasser Ag Rhissa de la paternité de ce programme/projet intégré G7 sahel devenu G5 sahel. http://news.abamako.com/h/181152.html Publiée le 18 juin 2022 sur plusieurs médias dont Facebook, ma contribution suivante met en évidence la nécessité d’une coalition régionale et internationale de lutte contre le terrorisme au sahel. Précurseur dans le domaine, j’avais proposé en 2010/2011/2012, une telle coalition de lutte contre le terrorisme au sahel. ELLE était intégrée à l’initiative G7 sahel devenue  G5 sahel par la non participation de l’Algérie et de la Libye. Une solution durable, concertée, est indispensable du fait du non fonctionnement du G5 sahel duquel le Mali s’était retiré. https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid0TMQ3f7oaJd7nHr6zYzLVkwfLRW59h4tMRP3My2AetASBe77Quu7wQwmDwY4psnFkl&id=100001375775979&eav=AfZLCwHVos_3Ues7OjWOnqPyn_eZYOi6Rtj_U763UrtKIqyWz7lYaK4JGlViafoa63I&paipv=0&mds=%2Fedit%2Fpost%2Fdialog%2F%3Fcid%3DS%253A_I100001375775979%253A5174977642558044%253A5174977642558044%26ct%3D2%26nodeID%3Dm_story_permalink_view%26redir%3D%252Fstory_chevron_menu%252F%253Fis_menu_registered%253Dfalse%26perm%26loc%3Dpermalink%26eav%3DAfaz35s52ol3DTLi3PjimrXJDOSjUPq9qs_BN2YYABYcCTM0aSicIKkXVDQvcKXGv0M%26paipv%3D0&mdf=1 Après la débandade des terroristes, provoquée par les actions des FAMAs et des opérations conjointes entre les forces du Burkina et du Niger, pour la protection des populations et de leurs biens ET l’abandon de la zone des trois frontières par Barkhane, Takuba et le G5 sahel, sans solution de rechange, d’innombrables nids de terroristes se sont formés ou consolidés dans la zone des trois frontières de même que la fuite en grand nombre des populations. Quitter le G5 sahel au mauvais moment sans solution de rechange est un abandon des populations pour la mort, c’est le cas dans la zone des trois frontières et au nord du Mali car les FAMAs ne couvrent pas complètement toutes ces zones actuellement. Les groupes armés terroristes concernés sont le GSIM et l’EIGS. LES AFFRONTEMENTS ENTRE EUX SONT VENUS COMPLIQUÉS LEURS POSITIONNEMENTS. Les représailles, par les groupes armés terroristes, aux actions des FAMAs et aux opérations conjointes TAANLI1, 2, et 3, menées du 02 au 25 avril 2022, par les forces du Burkina et du Niger se sont étalées et intensifiées en mai et en juin 2022 dans la zone des trois frontières, au BURKINA (Dori, Seytenga, Waraou, ...), au NIGER (région de Tillabery (Torodi, Téra, Gotheye, ...) et au MALI (régions de Tombouctou (Gourma, ...), de Mopti (Mondoro, Boni, Sévaré, ...) et Gao (Tessit, Intillilt, ...) et de Ménaka (Adramboukane, Indelimane, ...). Une centaine de terroristes morts dans les opérations conjointes TAANLI 1, 2 et 3 (Alliance entre forces). Au Burkina, Plus de 8000 civils déplacés de Seytenga à Dori. En 2022, je disais : Depuis 2015, plus de 2000 morts civils et militaires au Burkina et un peu moins de 02 millions de déplacés interne. L’hécatombe est réelle, exemples 79 civils morts et 11   morts à Seytenga (Burkina) du 09 au 12 juin 2022, 08 militaires morts et 06 blessés grièvement à Waraou (Niger) le 14 juin 2022. A Waraou, le 14 juin 2022, Une riposte  par les forces Nigeriennes aidées par Les partenaires  a chassé  les terroristes. Le 18 juin 2022, je disais : Au Mali, les deux dernières semaines, dans la région de Ménaka un peu moins de 500 morts par des groupes armés terroristes de l’EIGS. Une solution durable, concertée, est indispensable. Vu le non fonctionnement du G5 sahel duquel le Mali s’est retiré, Le Secrétaire Général de l’ONU appelle les acteurs pour la création d’une force sous le leadership de l’union africaine et sous le chapitre VII de la charte de l’ONU pour une mutualisation des ressources afin d’éradiquer le terrorisme au sahel. La fédération de Russie n’y voit pas d’inconvénient si cette force est/sera autonome. Je disais, et c’est toujours d’actualite au Mali, Compte-tenu de l’ambiguïté de Macky Sall par rapport à l’embargo contre le Mali, CE dernier (Mali) acceptera-t-il que cette force soit sous le leadership de l’union africaine dont le Président est Macky Sall ? Le 09 juin 2022 à Téra (au Niger dans la zone des trois frontières) le Niger avait appelé le Mali et le Burkina pour se relever ensemble pour lutter contre le terrorisme. Au Niger, SEM Mody Salifou, actuel Ministre de la défense du Niger avait appelé, après une tournée au Mali et au  Burkina, à unir les forces pour lutter contre le terrorisme au sahel, en particulier dans la zone des trois frontières. Alors, allons de l’avant pour mutualiser nos forces et ressources pour lutter collectivement contre le terrorisme au sahel. C’est cette vision qui m’avait poussé à proposer en 2010/2011/2012 aux chefs d’États de la zone sahel et à leurs partenaires la création du G7 sahel devenu G5 sahel par la non-adhésion de l’Algérie et de la Libye. Il intégrait dans ses termes de références une coalition régionale et internationale de lutte contre le terrorisme. En 2018, j’avais aussi proposé au G5 sahel, à la CÉDÉAO, à l’ONU et à l’UA, de créer la fédération des pays du sahel et autour du sahel. Face au tout militaire, le dialogue avec les djihadistes est proposé comme solution alternative. Dr Anasser Ag Rhissa (précurseur de cette solution) l’avait proposé à la CEDEAO et aux pays de la zone sahel depuis 2012. D’abord envsagé au Mali en 2020 après que ma proposition ait été réitérée au Mali, actuellement, le Niger et le Burkina envisagent aussi cette alternative. Espérons qu’une concertation entre les pays du sahel ait lieu au sujet de ce dialogue avec les djihadistes. Bonjour, Le Ministre Abdoulaye Diop (Ministre des affaires étrangères du Mali) devant le conseil de sécurité de l’ONU avait évoqué, à juste titre, la montée en puissance des FAMAs, et a dit qu’elles couvraient tout le territoire, en particulier les zones abandonnées, ce qui, pour l’instant, n’est pas complètement vrai. En effet, Après la débandade des terroristes, provoquée par les actions des FAMAs et des opérations conjointes entre les forces du Burkina et du Niger, pour la protection des populations et de leurs biens ET l’abandon de la zone des trois frontières par Barkhane, Takuba et le G5 sahel, sans solution de rechange, d’innombrables nids de terroristes se sont formés ou consolidés dans cette zone des trois frontières de même que la fuite des populations. Une solution durable, concertée, est indispensable. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] r TEL  0 0 2 2 7 81204817