vendredi 17 avril 2026
Contact
Malijet

Kidal, ou la leçon de stratégies

Par Malijet 4,173 vues
Kidal, ou la leçon de stratégies
Les spécialistes militaires ne s’y trompent pas. Gagner une guerre ne signifie pas nécessairement écraser son adversaire, mais employer des stratégies habiles et subtiles pour le vaincre sans trop de dommages collatéraux. Et Sun Tzu, dans son célèbre ouvrage « l’art de la guerre » disait ceci : « le général court cinq dangers : téméraire, il risque d’être tué. Lâche, il risque d’être capturé. Coléreux, il risque de se laisser emporter. Chatouilleux sur l’honneur, il risque d’être humilié. Compatissant, il risque d’être tourmenté ».
 
Dans la reconquête de Kidal, le commandement des FAMA n’a encouru aucun de ces 5 dangers. Bien au contraire, il aura su prendre son temps, observer, analyser, planifier avant de passer à l’action. La guerre se gagne bien avant le début des hostilités. La première victoire est d’abord psychologique. Il faut parvenir à faire comprendre à votre adversaire, qu’il n’a aucune chance de s’en sortir si vous engagez le combat.
 
Quand à l’information, c’est le pouvoir, dit-on. Mieux vous connaissez votre adversaire, mieux vous pourrez vous tirer d’affaire. Dans cette opération de reconquête de la capitale de l’Adrar des Iforas, l’État-Major des Armées, sous la houlette du haut commandement, a fait une planification stratégique de haut niveau, car quoi qu’on dise, la clé du succès réside d’abord dans l’anticipation. Et travailler avec méthode c’est réussir.
 
Le chef de guerre qui a un plan bien tracé qu’il exécute scrupuleusement a un avantage certain. Il n’y a point de vent favorable au marin qui ne sait où aller. Du repli stratégique, dont nous avons su tirer les leçons, nous en sommes arrivés à l’offensive stratégique et intelligente. Le Mali demeure un et indivisible. C’est ce message d’unité d’action et de cohésion que les FAMA viennent de nous donner. En ces instants exceptionnels, la distinction entre la défense et le civil s’efface, la cause est commune, et c’est l’urgence qui fait le lien. Demeurons vigilants et déterminés, c’est le début du commencement d’une autre étape. Bravo et fier de nos FAMA !
Salif SANOGO
Partager:

Commentaires (2)

Laisser un commentaire

A
Anonyme il y a 2 ans

Mon cul,savez vous que vous combattez des maliens ? Ils sont exécrables,mais ils restent des maliens égarés ! Soyez magnanime pour la population qui n'y est pour rien

M
Mali : Le CSP-PSD annonce son retrait de Kidal pour des "raisons stratégiques" il y a 2 ans

Le Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD), regroupant les principaux groupes armés maliens du nord, a annoncé, mardi, son retrait de la ville de Kidal pour des "raisons stratégiques pour cette phase de combats. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, avait annoncé, un peu plus tôt, dans un flash spécial diffusé sur la télévision nationale que les Forces armées maliennes "se sont emparées" de la ville de Kidal (nord) ce mardi 14 novembre 2023, "en infligeant de lourdes pertes aux groupes armés terroristes". Goïta a affirmé : « aujourd'hui, nos forces armées et de sécurité se sont emparées de Kidal » précisant que « notre mission n'est pas achevée ». Le CSP-PSD a annoncé de son côté avoir décidé de « se retirer de la ville pour des raisons estimées stratégiques pour cette phase de combats » avant de lancer « un appel à toutes les composantes du peuple de l'Azawad à une mobilisation permanente pour atteindre les objectifs déterminants de la nouvelle étape de notre lutte commune ». Le 8 novembre courant les Forces armées maliennes avaient annoncé avoir mené des frappes aériennes contre "des cibles de terroristes" à Kidal au nord du pays, dans l'ex-camp de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (Minusma), abandonné par la mission onusienne le 31 octobre dernier. Le CSP-PSD avait, pour sa part, déploré la mort de 14 civils dont des enfants et des notables et indiqué que les frappes simultanées ont visé un regroupement d'enfants, devant l'école près du camp abandonné par la Minusma à Kidal et une réunion des notables dans la ville.