vendredi 17 avril 2026
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Reprise de la ville de Kidal : Le coup de poing du colonel Assimi, de Choguel Maiga, du colonel Sadio Camara et du général Oumar Diarra

Par Le Triomphe 2,978 vues
Reprise de la ville de Kidal : Le coup de poing du colonel Assimi, de Choguel Maiga, du colonel Sadio Camara et du général Oumar Diarra
(image d'illustration )

Une date, le mardi 14 novembre 2023. Ce jour là les forces gouvernementales reprenaient  pied dans la ville de Kidal après 11 ans d’absence entretenue par une certaine communauté internationale. Comme une répétition   du drame de la rébellion touarègue  des années 1960 et 1990, le 17 janvier 2012, des séparatistes  regroupés au sein d’un pseudo-mouvement indépendantiste  appelé Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) alliés à des groupes terroristes  s’en prenaient  à l’armée malienne à Aguelhok en exécutant en violation de la convention de Genève, le capitaine Sékou Traore alias  « Bad » et de  plus de  cent soldats maliens à court de munition. Cette tragédie a laissé un goût amer chez le peuple malien qui n’avait d’autre choix que de prendre son mal en patience.

Il a fallu attendre 11 bonnes années  pour que les FAMas  galvanisées par quatre   meneurs d’hommes, le président de la transition chef de l’Etat colonel Assimi Goita, son Premier ministre Docteur Choguel Kokalla Maiga, le ministre de la défense et des anciens combattants  colonel Sadio Camara  et le chef d’état major général des armées  Oumar Diarra puissent atteindre  cet objectif.

Rappelons que malgré les assurances données par le Colonel Assimi Goita sur la détermination de l’armée malienne à occuper toutes les emprises cédées par la Mission multidimensionnelle  intégrée des  nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) lors du discours qu’il a tenu à l’occasion du 63 eme anniversaire de l’indépendance certains n’ont pas cru sous l’effet de la manipulation .   

Il faut le dire le peuple malien est devenu sceptique suite aux événements du 6 avril 2012 qui ont vu les pseudo-séparatistes proclamés solennellement l’indépendance de la fantomatique république de l’Azawad sous le regard impuissant des forces armées maliennes et des forces vives de la nation.

Il a fallu que les forces internationales à commencer par la force française Barkhane, le G5 Sahel, la task force européenne Takuba et  la MINUSMA évacuent le Mali   pour que les FAMas reprennent  l’initiative stratégique sur le terrain après une série de repli stratégique.

Chacun avec son caractère jouera sa partition pour redonner confiance aux troupes gouvernementales. Bien avant ce coup de poing, le Mali a pris soin de renouer avec la grande Russie   qui a entretenu des relations fraternelles   avec le Mali du temps de l’empire soviétique.

En effet le président russe Vladimir Poutine  qui suivait de prêt le comportement hypocrite de la France envers le Mali n’a pas fait le dos rond lorsque les autorités de la transition issues de la rectification ont sollicité son appui pour rééquiper l’armée malienne avec de puissants moyens aériens et terrestres.

Cette oreille attentive prêtée par Vladimir Poutine a failli prendre un coup à cause d’une certaine presse occidentale  qui promettait l’apocalypse si l’armée malienne mettait la main sur la ville de Kidal. Le retour du drapeau malien à Kidal a été plutôt accueilli dans la ferveur populaire. Cet habitant très enthousiaste n’a pu retenir ses larmes : «  depuis 11 ans nous attendions ce moment » a-t-il fait savoir.

Et de poursuivre le visage plein d’espoir : «  Kidal respirera le Mali jusqu’au jour du jugement dernier ». Comme si le retour des forces gouvernementales dans la capitale  de l’Adrar des Ifoghas  est un crime des medias occidentaux à la solde d’une certaine chancellerie occidentale n’ont pas manqué de signaler à tort des cas de viols.

Ces medias qui excellent dans l’art de la manipulation devaient prendre soin de dire aussi  que les officiels maliens ont donné toutes les assurances à la population civile présente à Kidal et à ceux qui ont quitté la ville pour aller grossir le lot des refugiés.  

Le Mali a repris confiance quand le Premier ministre Docteur Choguel Kokalla Maiga  a marché sur langue du président de la transition en disant que nous allons prendre Kidal. Cette assurance du  premier responsable de l’administration malienne a été corroborée par l’ultimatum qu’il a adressé à Iyad Aghaly et Amadou Kouffa en leur intimant l’ordre de déposer les armes.

A sa suite le ministre de la défense le Colonel Sadio Camara dira que si les groupes armés refusaient de déposer les armes, ils seront poursuivis jusque dans les grottes.

Un peuple vit d’espoir c’est pourquoi le 11 janvier 2013  quand la France a lancé l’opération « Serval », le peuple malien enthousiaste avait pardonné à la France son intervention maladroite en Libye avec le soutien des autres pays membres de l’OTAN. Suite a une offensive éclaire de deux semaines les armées françaises et maliennes mettaient en déroute les groupes terroristes.

A la veille de cette intervention le président français  François  Hollande  lançait cette phrase : « c’est l’existence même de ce pays ami qui est en péril  la France répond favorablement à la demande du Professeur Dioncounda Traore ».

Extasié par les propos de François Hollande, le président de la transition Professeur Dioncounda lâchera cette phrase : « chaque malien est soldat, le Mali est un leg eternel que chaque génération se doit de transmettre intact ». Certains sont allés jusqu’à comparer  cette intervention française au débarquement de Normandie le 6 juin 1944 appelé communément le jour le plus long.

Le président Hollande qui a fait escale à Tombouctou pour constater de visu les dommages causés par l’occupation djihadistes sur les mausolées de Tombouctou  avant de gagner Bamako tiendra un discours qui va le rattraper plus tard. 

Au boulevard de l’indépendance, le même président Hollande dira que c’est le plus grand jour de sa carrière politique que la France est venue rembourser une dette parce que les africains sont morts pour la France pendant les deux guerres mondiales. Mais les propos de Hollande cachaient mal  l’autre image de la France qui est la trahison.

En son temps l’ambassadeur de la France qui était en poste au Mali Christian Rouyer avait alerté Hollande sur les risques d’une  collaboration avec le Mouvement national de libération de l’Azawad. Le peuple malien ne comprendrait pas cela car il considère le MNLA  comme le diable en personne.

En janvier 2013 quand, la France intervenait au Mali, elle a gagné la guerre de la communication en faisant croire que si  les groupes djihadistes  avaient pu prendre le contrôle de l’aéroport Ambodedio de Sevare (Mopti), ils seraient à 3 heures d’Ouagadougou à 4 heures de Bamako.

Ils étaient nombreux ceux qui pensaient au déluge après le départ des forces internationales.  Mais un pays c’est les hommes et le Mali a eu ces conducteurs d’hommes qui nous ont conduits à la victoire finale et qui ont ouvert les yeux du continent africain. Le Mali a été la locomotive qui a tiré les wagons Burkina Faso, Guinée et Niger. 

Avec l’entrée des troupes maliennes dans la ville de Kidal, la machine de la libération de l’Afrique a commencé et elle ne s’arrêtera plus.

Badou S. Koba

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Commentaires (5)

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A
Anonyme il y a 2 ans

Une reprise sans combat,est loin d'une conquête glorieuse !

A
Anonyme il y a 2 ans

Toujours cet anasser qui , continue à nous saouler avec son charabia. Il n'oublie jamais de parler de sa médiocre personne, à la troisième personne !

M
Maimouna il y a 2 ans

L’armée annonce avoir découvert « un charnier » à Kidal. « Ce charnier rappelle les atrocités commises par les terroristes sans foi ni loi », Tout ceci rappelle les méthodes de Wagner. Personne n’est dupe. Souvenez-vous du charnier dénoncé par la FAMAS et Wagner dans l’ancien camp des français. Finalement c’ »tait des victimes des exécutions de Wagner

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

Cher f.r.è.r.e Malien, Cheick Boukary Traoré, les forces vives Maliennes sous la supervision de la communauté internationale avaient utilisé il y a bientôt neuf ans, en 2014, le même processus que vous évoquez pour refonder et consolider la nation pour un avenir meilleur comme vous dites. Bien sûr, la  nouveauté pour vous, sera le fait de se baser sur un processus inter-Maliens se déroulant comme certains (cas du mouvement TABALÉ, cas de l’opposition) l’avaient proposé au Mali. Mais  comment peut-on faire du neuf en faisant table rase de ce qui s’était passé, en particulier en mettant de côté des parties prenantes et des acteurs qui s’étaient mobilisés pour le même objectif et la même NATION Malienne ? C’est ce que sournoisement voulait faire le mouvement TABALÉ en voulant court-circuiter les parties prenantes en ne  tenant pas compte de l’article 65 de l’accord de paix dont nous disposons actuellement. C’est juste une question de méthodologie inclusive pour réaliser un processus inter-Maliens de conception d’un accord de paix adapté aux besoins des Maliens afin de refonder et consolider la nation pour un avenir meilleur. Les pourparlers inter-Maliens avaient utilisé une méthodologie partant des niveaux gouvernance à la base ET d’autres acteurs (l’opposition, cas de Tiébilé Dramé) proposaient une méthodologie partant en sens inverse, de la base aux niveaux gouvernance. Dr Anasser Ag Rhissa avait proposé, pour la conférence d’entente nationale en 2017 au Mali et le dialogue national inclusif en 2019 au Mali,  une méthodologie inclusive combinant les deux approches. Que veut-on faire maintenant ? Si c’est juste éliminer la communauté  internationale, c’était le cas de la conférence d’entente nationale en 2017 et du dialogue national inclusif en 2019 qui s’étaient tous déroulés au Mali à travers un réel processus inter-Maliens. Même en éliminant la communauté  internationale, il nous faut un mécanisme de suivi-évaluation ET de garantie des engagements des acteurs. Pour notre accord de paix actuel, un tel processus basé  sur des sanctions avait été supprimé par l’ONU sous le veto de la Russie. Militons pour le maintien du pacte pour la paix pour la garantie des engagements des auteurs de l’accord de paix. Amendons notre accord de paix actuel à travers un tel processus inter-Maliens, se déroulant au Mali,  sans renier les efforts déjà consentis et les acteurs qui étaient impliqués. Impliquons tous les Maliens et tous les acteurs. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] r TEL 0 0 2 2 3 95955792

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

Azawad-reponse-a-Attayoub-1/2 Abdoulahi Attayoub, Analyste Nigerien,  cher f.r.e.r.e, vous stigmatisez encore et vous pointez du doigt tous les Touaregs au Mali sans comprendre vraiment les contours et le fond de ce qui a provoqué les affrontements de certains acteurs (du cadre CSP-PSD)  comprenant des Touaregs (mais pas seulement que des Touaregs) avec le Mali. Vous ne comprenez pas ce qui a amené ces affrontements, en particulier, vous ne parlez pas de violations par certains membres du CSP-PSD de l’accord pour la paix et pour la réconciliation nationale au Mali et des entorses induites à cet accord, à la souveraineté  nationale, à l’unité, à l’intégrité nationale et à la paix en général au Mali. Veuillez lire ma contribution ci-dessous. L’entêtement de certains membres du CSP-PSD (Cadre Stratégique Permanent pour la Paix, la Sécurité et le Développement au Mali) et de leur armée, qu’ils appellent Force Armée de l’Azawad, à faire la guerre contre le Mali s’est soldé par une défaite symbolisée, le 14 novembre 2023, par la prise par l’armée Malienne, de Kidal et des emprises laissées (Anefis, Aguelhock, ...), par la Minusma. Bravo aux forces armées et de sécurité du Mali. Malgré  mes diverses lettres ouvertes pour la médiation et la conciliation entre les divers acteurs autour de l’accord de paix, je suis peiné  de constater que certains acteurs du cadre CSP-PSD ont déclaré la guerre aux forces de défense et sécurité  du Mali en associant des terroristes. Que de morts qui auraient dû être évités si les conciliations et médiations, que je proposais entre acteurs, avaient toutes été suivies. Voir ci-dessous un extrait d’une telle lettre ouverte. LETROUVERTE 2/2 Conciliation autour de l’accord de paix Lettre ouverte À SEM ASSIMI GOITA, À SEM LE PREMIER MINISTRE CHOGUEL, À SEM DIOP, À SEM KONFOUROU, À SEM WAGUÉ ET AUX MOUVEMENTS signataires de l’accord de paix au Mali, au CSP-PSD, AUX PARTIS POLITIQUES, AUX PARTENAIRES (ONU, ...) ET À  LA FRANCE. Encore une fois, C’est une violation de l’accord de paix de vouloir récupérer ou remettre à une entité  autre que le Mali les emprises laissées par la Minusma dans les régions. De plus, lancer une guerre contre le Mali sous ce prétexte est contre-productif et va à l’encontre de l’accord de paix. Le Mali est Un et Indivisible, pays unitaire sans fédération, ni confédération, ni partition, ni indépendance d’aucune partie du Mali. Chers f.r.e.r.e.s et soeurs, conscients et/ou soucieux du devenir de l’accord de paix au Mali. Certains membres de la société civile, comme : (a) Bajan, Mohamed Ag Intalla, certaines notabilités traditionnelles, souhaitent la relecture de cet accord de paix en suivant son article 65, la prise en compte de certaines dispositions de la constitution, la négociation avec les djihadistes Maliens et la réconciliation entre les acteurs  en tenant compte des aspects sociaux-culturels, en particulier, via des ressorts culturels. (b)  d’autres, comme le mouvement TABALÉ, souhaitent concevoir un nouvel accord de paix  inter-Maliens, IRRÉALISTE, et qui se substituera à l’accord de paix actuel, ET (c) Dr Anasser Ag Rhissa  appuie la proposition (a) de Bajan, Intallah, ... tout en proposant : (1) un sursaut patriotique national par la constitution d’un front unitaire et solidaire de lutte contre le terrorisme comme je l’avais proposé,  à maintes reprises, dans ma stratégie de lutte, collective et inclusive, contre le terrorisme depuis 2017, 2019, 2020, 2022 et 2023 ET (2) la médiation, la conciliation et le dialogue entre les différents acteurs (mouvements armés (CMA, ...), d’autodéfense  (CM-FPR, ...), du cadre CSP-PSD, les mouvements djihadistes Maliens, pour ce faire, Dr Anasser Ag Rhissa  leur avait soumis plusieurs contributions. L’entêtement de certains membres du cadre CSP-PSD à faire la guerre contre le Mali s’est soldé par une défaite symbolisée, le 14 novembre 2023, par la prise de Kidal et des emprises laissées, par la Minusma, par l’armée malienne. Bravo aux forces armées et de sécurité du Mali. Œuvrons maintenant pour le rétablissement des garanties de l’accord de paix et de la paix en général. Nous en avons besoin aussi pour le  bon fonctionnement de l’AES. Focalisons-nous aussi sur la réconciliation entre Maliens. Promouvons cette reconciliation entre acteurs. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et  Sécurité Email : [email protected] r TEL 0 0 2 2 3 95955792