vendredi 17 avril 2026
Contact
Malijet

Général Yamoussa Camara : "Ce qui se passe au Mali n’est pas une guerre, mais une opération de guerre"

Par Mali Tribune 5,438 vues
Général Yamoussa Camara : "Ce qui se passe au Mali n’est pas une guerre, mais une opération de guerre"
Général Yamoussa Camara, président du Conseil national de la défense

Le général Yamoussa Camara, président du Conseil national de la défense, invite à cesser d’appeler ce qui se passe au Mali "une guerre". Il dit que ce n’est point une guerre mais des opérations de guerre. La différence est de taille, note-t-il. C’était lors de la conférence de haut niveau sur la guerre informationnelle.

Les mots ont leur sens. Chaque mot pèse. Pour le président du Conseil national de la défense, ce qui se passe au Mali n’est pas une guerre, mais une opération de guerre pour plusieurs raisons. La première, il faut une déclaration de guerre et à l’Assemblée nationale pour que l’on puisse parler de guerre. Pour notre cas, tel n’a pas été le cas, explique-t-il.

Pour les opérations de guerre, pas besoin d’une déclaration de guerre par l’Assemblée, c’est la hiérarchie militaire qui se consulte et décide des opérations. Et très généralement, c’est une armée contre une armée sous l’égide du droit de la guerre. Mais en opération de guerre, généralement contre des bandits et autres, quand on prend un ennemi, c’est le droit positif qui lui est appliqué et par la justice.

"Par contre dans une guerre, quand on prend un ennemi, c’est le droit de la guerre. On le garde. S’il y a échange de prisonniers, on l’échange dans le cas contraire, on le protège jusqu’à la fin de la guerre et on le libère. On ne peut pas en vouloir à quelqu’un qui a juste fait son travail", pour dire que la guerre, c’est le travail du militaire.

K. C.

Partager:

Commentaires (1)

Laisser un commentaire

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

1/2 YAMOUSSA-CAMARA-Guerre-informationnelle-AES Au Mali, la force armée de l’azawad, du cadre CSP-PSD, intégrant des mouvements du regroupement  CMA, aidée  par des terroristes, avait-elle déclaré la guerre ou une opération de guerre aux FAMAs  (Forces armées  MAliennes) aidées par ses partenaires ? Dans ce cas, même dans le cadre d’une guerre informationnelle, la loi de la guerre ne s’impose-t-elle pas  ? Au Mali et dans la zone de l'alliance des États du sahel déclarons et menons une guerre informationnelle. À la suite d’une conférence de haut   niveau sur la guerre informationnelle organisée par le Centre d’études stratégiques (CES) du Ministère des affaires étrangères du Mali, SEM Yamoussa Camara,  Président  du conseil national de la défense du Mali, a animé un point de presse  au cours duquel il a mis en lumière la différence entre une guerre et une opération de guerre et a attiré l’attention sur le fait que c’est une opération de guerre et non une guerre qu’il y a eu au Mali. Cette différence est apparente dans le cadre d’une guerre informationnelle qui peut amplifier la criticité des informations et accélérer la prise de décision pour démarrer en quasi temps réel les hostilités entre belligérants. Ce qui ne donne pas le temps pour une déclaration à l’assemblée nationale nécessaire pour annoncer une guerre. Au risque qu’elle ne devienne une opération de guerre, Il est donc indispensable de déclarer en avance à l’assemblée nationale une telle guerre informationnelle avant le démarrage des hostilités. Que ce soit un ennemi ayant une armée ou pas, la déclaration de guerre est dictée par la gravité et la criticité du flot d’informations caractérisant la situation et le contexte donc ne donne pas toujours le temps de faire une déclaration à l’assemblée nationale avant le démarrage des hostilités et de la guerre proprement dite. De ce fait, la quasi totalité des guerres ne sont-elles pas des opérations de guerre surtout dans le cadre d’une guerre informationnelle non déclarée à l’avance à l'assemblée nationale, compte-tenu  de ce que dit SEM Yamoussa Camara. Dans le cadre d’une guerre informationnelle, la guerre est vue comme une succession d’opérations concourant à l’atteinte des objectifs fixés. Ces opérations incluses dans l’ordonnancement d’une guerre sont des éléments de cette guerre, ils sont aussi appelés des opérations de guerre. Ne risque-t-il pas d’avoir une confusion avec la terminologie que   SEM Yamoussa Camara a  excellement présentée ? Très souvent l’ennemi a son armée,  donc deux armées s’affronteront en cas de guerre, ce qui donne les conditions d’une guerre avec des protagonistes ayant chacun son armée ayant fait annoncer la guerre par son assemblée nationale. Donc, on a comme le dit SEM Yamoussa Camara, une armée  contre une armée  sous l’égide de la guerre. Dans une telle  guerre, quand on prend un ennemi, c’est le droit de la guerre qu’on applique et non le droit positif si on se bat contre des bandits ou des criminels ou autres. Comme le stipule SEM Yamoussa Camara, on garde cet ennemi. S’il y a échange de prisonniers, on l’échange dans le cas contraire, on le protège jusqu’à la fin de la guerre et on le libère.  Au Mali, la force armée de l’azawad, du cadre CSP-PSD, intégrant des mouvements du regroupement  CMA, aidée  par des terroristes, avait-elle déclaré la guerre ou une opération de guerre aux FAMAs  (Forces armées  MAliennes) aidées par ses partenaires ? Dans ce cas, même dans le cadre d’une guerre informationnelle, la loi de la guerre ne s’impose-t-elle pas  ? Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC,  Gouvernance  et  Sécurité Email : [email protected] TEL 0 0 2 2 3 95955792