vendredi 17 avril 2026
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Afrique : avec « Africa Corps », Poutine veut changer la donne

Par La nouvelle tribune 3,835 vues
Afrique : avec « Africa Corps », Poutine veut changer la donne

En Afrique, la compétition géopolitique est marquée par une lutte d’influence entre la Russie, la Chine et les puissances occidentales. La Russie, à travers des initiatives militaires et des accords de sécurité, notamment en Libye, au Mali et en Centrafrique, cherche à renforcer sa présence et à étendre son influence. Parallèlement, la Chine mène une politique d’investissement et de partenariat économique intense, notamment à travers des projets d’infrastructure majeurs et des accords commerciaux.

Ces actions chinoises et russes se font souvent au détriment des intérêts occidentaux, menant à une reconfiguration des alliances et des dynamiques de pouvoir en Afrique. Cette situation crée un environnement complexe et parfois tendu, où chaque puissance cherche à maximiser son influence tout en naviguant dans un paysage de relations internationales en constante évolution.

La Russie avance ses pions

La Russie, sous la direction de Vladimir Poutine, intensifie son influence en Afrique avec la création du « Africa Corps », une nouvelle unité militaire. Cette démarche stratégique s’inscrit dans la continuité des efforts russes pour consolider sa présence sur le continent. Cette initiative intervient après la mort du patron du groupe Wagner. Selon Newsweek, le ministère russe de la Défense a lancé une campagne de recrutement publique pour cette unité, soulignant l’importance de l’Afrique dans la stratégie globale de Moscou.

En parallèle, la Russie renforcé ses liens avec des anciens alliés africains de la France au détriment de cette dernière. Il s’agit entre autres du Mali, de la Centrafrique, et plus récemment du Burkina Faso. Le 10 novembre, une délégation russe a été signalée du côté de l’aéroport de Ouagadougou. Ces événements coïncident avec le retrait des troupes françaises de ces pays, marquant un changement significatif dans l’influence géopolitique en Afrique.

La Russie veut sa place en Afrique

Cette initiative intervient dans un contexte de rivalité croissante entre la Russie et les puissances occidentales. La Russie tente de s’imposer comme un acteur majeur en Afrique, capable de remodeler les alliances et les équilibres de pouvoir sur le continent. Il va sans dire que cette initiative n’est pas du goût des USA et leurs alliés européens avec en tête la France.

Le lancement du « Africa Corps » représente également un changement dans la gestion des opérations militaires russes en Afrique. Elle indique clairement selon certains analystes une volonté de professionnalisation d’un domaine réservé antan aux milices et mercenaires. L’intégration des activités du groupe Wagner au sein de cette structure indique une centralisation et une formalisation accrue de la présence militaire russe sur le continent, signalant une nouvelle ère dans la stratégie africaine de Moscou.

Cette initiative pourrait redéfinir les dynamiques géopolitiques en Afrique. Alors que la Russie promet de soutenir l’indépendance et la souveraineté des nations africaines, les implications à long terme de cette collaboration méritent une attention particulière.

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Commentaires (4)

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A
Anonyme il y a 2 ans

Même la Russie considère l'Afrique comme un objet, un machin à modeler !!! Pauvre de nous!

A
Anonyme il y a 2 ans

Foutaises et merde en barre !!!

S
Samuel il y a 2 ans

Dans cette lutte, c'est la détermination du peuple africain, plus que l'aide de la Russie, qui doit compter en premier pour nous, mais si nous réussissons à retrouver notre souveraineté, notre liberté, pour enfin tracer nos propres sillons et écrire notre propre histoire, nous serons éternellement reconnaissants envers Vladimir Poutine et la Russie pour avoir contribué à cette évolution, car aucun peuple ne peut cheminer tout seul, sans amis et sans solidarité agissante des autres peuples du monde. Et ceci vaut non seulement pour nous, mais aussi pour la Russie.

S
Samuel il y a 2 ans

Il est bon que la Russie mette fin au "partage d'influence" auquel les grandes puissances ont soumis les différentes zones géographiques du monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en veillant, chacune, toujours à ne pas empiéter sur "le territoire" tacitement reconnu à telle ou telle autre puissance. C'est ainsi que la France a pu régner en maître absolu sur son "pré-carré" qu'elle a soumis à un système de prédation et d'esclavage dont la cruauté est sans précédent dans l'histoire de l'humanité, système qui se perpétue jusqu’au jour d'aujourd'hui (avec "l’indifférence" et donc l'accord tacite des autres puissances) sous forme d'exploitation féroce des richesses africaines, de génocide culturel perpétré par la francophonie au travers de l'enseignement monolingue, exclusiviste et assimilationniste du français et de la culture française, de la négation et de l'effacement total de l'histoire des peuples africains, réduite à des récits sommaires, superficiels, anecdotiques et exotiques avec un black-out total sur l'histoire de l'esclavage, de la colonisation, des massacres et de l'extermination de communautés entières et de toute la violence qui a accompagné la soumission à l'ordre impérialiste français. Par un concours de circonstances peu commun dans l'histoire, ce système arrive à sa fin: d'un côté parce que la Russie a compris, avec notamment l'affaire ukrainienne, que les autres puissances n'ont jamais accepté l'accord tacite qui servait de fondement au partage d'influence et aux rapports internationaux. Ces puissances ont allégrement violé ces accords parce que leur objectif ultime était la destruction de la Russie qui sait maintenant qu'elle ne peut plus rester les bras croisés et assister sans réagir au grignotage insidieux et continu de sa sphère d'influence et aux menaces sur sa souveraineté et son existence. Elle a compris que son sort était indissociablement lié au sort des autres peuples du monde, y compris celui des Africains. Sa politique n'est donc ni guidée par un désir d'expansion impérialiste, ni par une hostilité irrationnelle envers la France ou une empathie subite pour les Africains. C'est tout simplement une politique guidée par l'instinct de survie et les intérêts bien compris. La Russie fait comme ferait n'importe quel autre pays qui se serait trouvé dans la même situation qu'elle. Elle a compris qu'aussi loin qu'elle puisse être située, aussi vaste que soit son territoire et aussi puissante que soit son armée, son destin se jouait aussi dans le reste du monde, sur des territoires lointains dont le sort la préoccupait très peu. Tout le génie de Vladimir Poutine est là: avoir compris que la Russie ne pouvait rester enfermée sur elle-même si elle voulait survivre; qu'elle ne pouvait être indifférente au sort des autres et prospérer. Du côté africain, de nouveaux dirigeants sont apparus qui ont aussi compris tout l’intérêt qu'ils pouvaient tirer d'une alliance avec la Russie pour enfin arracher leurs pays des griffes de la France, des griffes de leurs oppresseurs multiséculaires. L’intérêt de la Russie dans cette affaire est géostratégique. Celui des Africains est politique, économique, culturel et même... existentiel. Dans cette lutte, c'est la détermination du peuple africain, plus que l'aide de la Russie, qui doit compter en premier pour nous, mais si nous réussissons à retrouver notre souveraineté, notre liberté, pour enfin tracer nos propres sillons et écrire notre propre histoire, nous serons éternellement reconnaissants envers Vladimir Poutine et la Russie pour avoir contribué à cette évolution, car aucun peuple ne peut cheminer tout seul, sans amis et sans solidarité agissante des autres peuples du monde.