samedi 18 avril 2026
Contact
Malijet

A trois mois de la fin du délai promis à la CEDEAO : Que Doit faire Assimi Goita pour échapper à d’autres sanctions ?

Par L'Alternance 5,913 vues
A trois mois de la fin du délai promis à la CEDEAO : Que Doit faire Assimi Goita pour échapper à d’autres sanctions ?

L’on s’achemine lentement mais sûrement vers la fin du délai souverainement fixé par les autorités maliennes à la CEDEAO, à savoir le mois de mars 2024 pour le retour à l’ordre constitutionnel avec l’élection d’un président de la République.

Qu’il soit dit en passant, l’attitude clémente sur le cas du Mali que l’organisation sous régionale a adopté lors de son dernier sommet ordinaire, cache mal la volonté des chefs d’Etat de sanctionner les autorités maliennes pour leur posture. Sous embargo financier depuis les premières sanctions, la CEDEAO risque d’asphyxier davantage le Mali pour susciter la colère de sa population contre ses dirigeants.

Le Président de la transition doit parer au plus presser pour éviter que le glaive de l’organisation sous régionale ne s’abatte encore sur les frêles épaules des Maliens qui broient déjà du noir depuis fort longtemps. Assimi Goita en est-il réellement conscient  et surtout capable d’un sursaut ? Ne doit-il pas sonner la fin de la division pour aller à un grand rassemblement des maliens afin de dégager un large consensus autour des objectifs clairs, réalistes et réalisables ?

A quelques encablures de la fin du délai imparti pour le retour à l’ordre constitutionnel au Mali, l’horizon est encore et toujours sombre. Les autorités maliennes ont même feint d’ignorer leur propre engagement en reportant les élections à une date ultérieure. Cette décision à la fois unilatérale et non consensuelle est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique et de la société civile. Ainsi pour éviter que d’autres sanctions ne soient prises contre le Mali par la CEDCEAO, il serait nécessaire pour Assimi Goita, en sa qualité de président de la transition, de rassembler tous les maliens autour d’un projet commun.

Ce projet qui ne serait que pour le Mali, s’articulerait autour de deux axes majeurs, à savoir la fixation d’un délai raisonnable de la tenue des élections et les conditions dans lesquelles ces élections vont se dérouler pour éviter une crise pré et post électorales aux conséquences incommensurables. Le Mali est déjà empêtrée dans une profonde crise socio sécuritaire, donc il ne peut plus se donner le luxe d’en rajouter d’où cet appel à une union sacrée autour de lui pour le sauver de l’effondrement.

En froid avec tous ses voisins excepté le Niger et le Burkina Faso, et avec une bonne partie de la communauté internationale,  si le Mali devrait continuer dans cette posture il va beaucoup souffrir pour ne pas dire s’effondrer.

Donc il est temps pour le Président de la transition le colonel Assimi Goita de sortir de cette posture et unilatéraliste pour sonner la fin de la division à l’interne et rassembler les maliens. C’est à ce prix qu’il trouvera une ébauche de solution et atténuera les effets de l’isolement et des sanctions contre le Mali. A la question de savoir si le Président Assimi Goita est conscient du danger qui guette le Mali et qui nécessite un grand rassemblement des forces vives du pays, la réponse est oui, car les faits parlent d’eux-mêmes et la situation est loin d’être reluisante au Mali.

Si la grande majorité des maliens est fière des grandes prouesses réalisées dans le domaine sécuritaire, ils sont également très nombreux les maliens qui broient du noir et qui aspirent à un changement. Au regard des malaises sociaux, financiers et économiques le soutien à la transition ne pourrait être factice. Les maliens craignent beaucoup plus qu‘ils n’aiment le régime.

La crainte d’expédition punitive en cas de manifestation est à la base du silence des maliens. Mais pour combien de temps encore ce harcèlement  et cette interdiction de manifester va durer quand on sait que la situation sociale va de mal en pire.

Assimi Goita ne doit-il pas sonner la fin de la division pour aller à un grand rassemblement des maliens afin de dégager un large consensus autour des objectifs clairs, réalistes et réalisables ?

Il est vraiment grand temps que le Président de la transition, père de la nation, sorte de son silence assourdissant pour sonner la fin de la division des maliens. Pour rappel les maliens sont catégorisés  en pro et anti transition. Ce rassemblement est tellement indispensable qu’il éviterait à notre pays de subir encore des lourdes sanctions de la part de la CEDEAO, car à l’unisson et avec des arguments convaincants l’organisation sous régionale ne va pas ajouter une crise à une autre. Pour que le Président de la transition réussisse son challenge il demeure nécessaire que des têtes tombent.

Aujourd’hui  il est plus qu’indispensable de sortir de cette léthargie qui ne fait nullement progresser le Mali. Au-delà des discours esthétiques qui peints en blanc le bilan de la transition, la réalité est toute autre. Pour donner à ce rassemblement toutes les chances de réussir il serait bon d’éviter  de faire la promotion d’un homme, mais plutôt chercher à sauver le Mali d’un effondrement certain. Si rassemblement il devrait y avoir, forcement il  doit s’articuler autour d’objectifs clairs réalistes et réalisables  et cela dans un délai raisonnable.

Le Président  de la transition Assimi Goita est aujourd’hui le seul à pouvoir rassembler, car il serait le seul à jouir d’une certaine confiance de la part de la classe politique et de la société civile. Le plutôt serait le mieux, car le Mali s’approche de la date fatidique du 26 mars celle de la probable investiture du nouveau président démocratiquement élu, selon le chronogramme préalablement établi par les autorités et proposé à la CEDEAO.

En définitive, il est grand temps de sortir de la période exceptionnelle dans laquelle le coup d’Etat a plongé le Mali. Cette période exceptionnelle n’a que trop duré avec des conséquences très graves sur la vie des maliens. Assimi Goita est interpellé et même  fortement interpellé pour qu’il sonne le glas de la grande torpeur dans laquelle les maliens sont plongés.

Youssouf Sissoko

Partager:

Commentaires (18)

Laisser un commentaire

A
Anonyme il y a 2 ans

Pauvre conne !!!

S
Suzette il y a 2 ans

Il n'y aura plus jamais d'élections au Mali. Assimi Goita restera au pouvoir ad vitam æternam, c'est ce que nous maliens, nous voulons.

M
MTC il y a 2 ans

Et si le gouvernement était tout simplement incapable d'organiser les élections ou ne veut même pas les organiser. Les deux cas de figures aboutissent au même résultat.

A
Anonyme il y a 2 ans

Dur ,dur d'être Président !!! La tâche est tueuse !!!

A
Anonyme il y a 2 ans

Ah le "grand mugu" est aussi con qu'un balai. Je me demande même,s'il sait ce que c'est un balai,qui sert à l'évacuer ?

G
Grand Mugu il y a 2 ans

Goita a puni la France, l'ONU, puis l'Algérie. Il saura dominer les pays de la cedeao avec l'aide de Vladimir Poutine.

A
Anonyme il y a 2 ans

Bonjour à tous et toutes,Mr le journaliste si tu as peur il faut quitter, chaque fois que sorte tu nous casses nos oreilles avec les sanctions de la CEDEAO,tu ne sait pas que les ailles de la CEDEAO sont mouillées avec le problème Nigérien, Pour moment l'élection n'est pas une priorité pour les maliens,tu penses en organisant des élections qu'on pourrait s'en sortir de cette situation, tu te trompes Mr Sissoko,

A
Anonyme il y a 2 ans

Que de discussions inutiles, Assimi ne demandera l'avis de personne, il restera au pouvoir, c'est tout!

A
Anonyme il y a 2 ans

Pardon,les putschistes ARRIVENT au pouvoir,c'est ce qu'il faut lire

A
Anonyme il y a 2 ans

Comme il est décevant mon pays ! Avoir au Mali des personnes,qui se déclarent contre les élections,c'est ce qu'il y a de plus navrant . Les putschistes arrive au pouvoir par la force,et il faudrait les laisser faire. Dans ce cas de figure,n'importe quel citoyen,aurait le droit de faire ce qu'il veut. Ce sera le début de la pagaille,encore plus redoutable que l'insécurité actuelle. Ah les gars,vous devriez vous mettre à réfléchir,au lieu de balancer des sottises !!!

A
Anonyme il y a 2 ans

Cissé est devenu un "sondeur universel " Il ne fait pas de sondage,mais il sait ,au doigt mouillé ce que pensent les maliens ! Il faudrait l'empailler pour mieux le conserver !!!

C
cissé il y a 2 ans

Il n'y a pas de pros ou anti transition comme vous l'insinuez. Il y a la majorité de la population actuelle qui converge dans la même direction que les autorités de la transition pour permettre à la REPUBLIQUE du MALI de gagner la bataille sécuritaire et le développement. MALIBA

A
Anonyme il y a 2 ans

Vous n'avez pas fait de sondage non plus pour étayer vos affirmations. A-t-on besoin de sondage pour se rappeler les engagements pris par la junte ?

S
shikassy hama il y a 2 ans

Avez vous proceder à un sondage pour voir si la majorité des populations pensent-elle aux élections ? Je crois que vous vivez dans des nuages l'écrasante partie du peuple malien ne pense plus aux élections. La priorité c'est la sécurité d'abord puis le développement, peu importe qui est au pouvoir. les élections qui semblent vous préoccuper tant c'est pour la satibilité et tant qu'il y a une ébauche de stabilité matérialisée par le retour de la paix et son corollaire de celui des réfugiés (en temoigne le retour à Kidal). Que voulez vous dire par "Cette décision à la fois unilatérale et non consensuelle est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique et de la société civile"

A
Anonyme il y a 2 ans

Assimi, il n'y a pas de doute est un assoiffé de pouvoir. C'est donc simple, qu'il se fasse élire président de la République. Un référendum est plus difficile à organiser qu'une présidentielle. C'est lui-même qui a décidé souverainement, devant la Cédéao, de fixer la deuxième durée de la transition. N'encourageons pas le premier des Maliens à ne pas tenir parole. Même si il ne nous a pas habitué à respecter ses engagements. N'oublions pas que chaque fois que la junte a voulu tenir tête à la Cédéao, elle a fini par se déculotter.

A
Anonyme il y a 2 ans

Assimi, il n'y a pas de doute est un assoiffé de pouvoir. C'est donc simple, qu'il se fasse élire président de la République. Un référendum est plus difficile à organiser qu'une présidentielle. C'est lui-même qui a décidé souverainement, devant la Cédéao, de fixer la deuxième durée de la transition. N'encourageons pas le premier des Maliens à tenir parole. Même si il ne nous a pas habitué à respecter ses engagements. N'oublions pas que chaque fois que la junte a voulu tenir tête à la Cédéao, elle a fini par se déculotter.

N
Ngolo il y a 2 ans

Foutez nous la paix avec vos histoires d'élection à la con. Qu'ils aillent se faire voir, ces politiciens vautours. Viva les FAMAS aujourd'hui, demain et pour toujours.

M
Moudjahidine il y a 2 ans

Nous au Mali notre dernier soucis c'est les élections ,pas d'élections avant 2030,le président Hachimi doit rester avec son équipe pour régler définitivement le problème de sécurité sur toute l'étendue de notre territoire et qu'on en finissent avec les rebelles terroristes, jihadistes du MNLA et de la CMA, sinon nous voulons plus un civile pour nous ramener encore la France, si jamais la cdeao parle de sanctions ça serait sa fin dans les 3 pays de l'A E S, Burkina,Mali et Niger point.