samedi 18 avril 2026
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Mali : le Conseil de sécurité réitère son soutien suite au retrait de la Mission de l’ONU

Par ONU 4,365 vues
Mali : le Conseil de sécurité réitère son soutien suite au retrait de la Mission de l’ONU

Les membres du Conseil de sécurité ont pris note de la clôture de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et ont rappelé vendredi leur soutien « à la souveraineté, à l'unité, à l'intégrité territoriale et à l'indépendance du Mali ».

Dans une déclaration à la presse, les Quinze ont salué les efforts significatifs déployés depuis 2013 par la direction et le personnel de la MINUSMA pour mettre en œuvre le mandat de la mission « dans des circonstances très difficiles », et ont rendu hommage au peuple malien « pour sa résilience et les efforts qu'il a déployé » dans ce contexte. 

Après dix ans de présence, conformément à la résolution 2690 (2023) et à la demande du gouvernement de transition du Mali, la MINUSMA a achevé son retrait le 31 décembre 2023.   La Mission est désormais entrée dans une période « de liquidation », au cours de laquelle une équipe réduite des Nations Unies, ainsi que les arrière-gardes des pays contributeurs de troupes et de police, restent sur les sites de Gao et de Bamako pour superviser le transport ordonné des biens appartenant aux pays contributeurs de troupes et de police vers leurs nations respectives, et la liquidation appropriée du matériel appartenant à l’ONU.

Hommage aux Casques bleus morts et blessés

Le Conseil de sécurité a rendu hommage aux 311 membres du personnel de la MINUSMA qui ont perdu la vie au service de la paix et ont exprimé leurs plus sincères condoléances et leur sympathie à leurs familles, souhaitant un rétablissement rapide et complet à ceux qui ont été blessés pendant la période de retrait. 

Les membres du Conseil de sécurité ont également exprimé leur profonde reconnaissance aux pays contributeurs de troupes et de police et au personnel civil pour leur dévouement et leurs contributions jusqu'à présent et jusqu'à la fin du processus de liquidation. 

Le Conseil restera pleinement engagé 

Les membres du Conseil de sécurité ont rappelé leur soutien « à la souveraineté, à l'unité, à l'intégrité territoriale et à l'indépendance du Mali », ainsi que les engagements du gouvernement de transition du Mali « envers ses citoyens et ses obligations internationales ».

 Ils ont encouragé le dialogue entre le Mali et les partenaires régionaux et souhaité une amélioration rapide de la situation sécuritaire dans le pays, notamment dans la lutte contre la menace terroriste et son impact sur les populations civiles au Mali et dans les pays voisins. 

Le  Conseil de sécurité a rappelé son soutien à la souveraineté, à l'unité, à l'intégrité territoriale et à l'indépendance du Mali.

Selon le Conseil, l'accord de 2015 pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger, demeurent centraux.  Pour autant, les Quinze ont exhorté toutes les parties signataires à reprendre le dialogue et à s'engager dans la mise en œuvre de l'accord pour assurer la paix et la stabilité au Mali. 

Les membres du Conseil de sécurité ont souligné le rôle du Bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (UNOWAS) et de l'équipe de pays des Nations Unies dans l'exercice de leurs fonctions, au nom du Secrétaire général, y compris « le soutien au gouvernement de transition du Mali, conformément à toutes les composantes de leurs mandats respectifs, et sur la base d'une communication et d'une discussion continues avec le gouvernement de transition du Mali ». 

Prenant acte du rôle joué par le gouvernement de transition du Mali pendant la réduction des effectifs et le retrait de la MINUSMA, le Conseil a souligné que le gouvernement de transition du Mali « devait continuer à coopérer pleinement, notamment en respectant les obligations qui lui incombent en vertu de l'accord sur le statut des forces ». 

« Les membres du Conseil de sécurité resteront pleinement engagés dans la promotion de la paix et de la sécurité au Mali et dans la région », ont-ils conclu dans la déclaration.

 
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Commentaires (3)

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

RENDONS À CESAR CE QUI EST À CESAR L'AES (Alliance des Etats du Sahel) a été créé sous l'impulsion de SE le Général Tiani Abdourahamane (Chef de l'État du Niger) et de SE l'excellent héros Ministre d'État, Ministre de la défense du Niger, Modi Salifou dit Mody. Ceux qui ont chassé Bazoum ont été la cause de ce qui a créé l'AES. Tout a commencé par les missions victorieuses, élargies au Mali et au Burkina, effectuées par Mody pour la sécurisation de leurs frontières respectives et de la zone des trois frontières. Suivies par l'épée de damoclès sur la CEDEAO qu'a constitué l'AES en tant que défense collective du Niger, Mali et Burkina. A défaut de nommer SEs Tiani ET Mody comme personnalités de l'année 2023, toutes les personnalités de ces trois pays devraient être les personnalités de l'année 2023 à cause de leurs dynamique et synergie d'actions. Félicitations à SEs Tiani et Mody. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC Gournance et sécurité Email : [email protected] TEL 00223 81204817

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

0/3 Réponses à SEM Assimi GOITA, à Mahmoud Dicko, à l’Algérie, à Dr Aboubacar Sidiki Fomba, à Broulaye KONÉ, à Mohamed KONÉ, à Kinguiranke, à Fanga, à Seydou, à Cissé et à ceux qui refusent ou veulent supprimer l’accord de paix au Mali En annonçant lors du discours du nouvel 2024 à la nation sa décision de suppression de l’accord de paix pour le remplacer par un nouve9l accord de paix au Mali, SEM Assimi GOÏTA a-t-il conscience de la boîte de pandore qu’il s’apprête à ouvrir comme je l’avais dit depuis longtemps, en particulier à Fabou KANTÉ, Président du mouvement TABALÉ, qui a sournoisement le même projet ou à André Bourgeot et Tiébilé Dramé quand ils proposaient de renégocier l’accord de paix ou de concevoir un autre accord de paix au Mali. Je m’oppose à cette décision de SEM Assimi GOITA, en tant qu’Expert Emblématique de la Paix au Mali comme le disait le magazine Le Combat /N 3032 du 04 février 2020, page 6, dans la contribution intitulée : Dr Anasser Ag Rhissa, Expert Emblématique de la Paix au Mali. Vrai instigateur du DNI depuis 2012 et depuis 2011/2012 de la coalition régionale et internationale contre le terrorisme au sahel. Voir le fichier pdf suivant : Combat-N-3032.pdf J’avais fait appel au dialogue inter-maliens depuis 2012, 2014 à travers le dialogue national inclusif. Pour l’accord de paix, ça toujours été ignoré. Dommage. Aujourd’hui, nous avons un accord de paix existant donc attention. Veuillez relire mes contributions. Bonjour, Quand on veut tuer son chien ou son animal favori, on l’accuse de rage. Merci Broulaye KONÉ pour votre contribution relative à l’accord de paix, elle était publiée par Le challenger sur mali.w.e.b le 14 décembre 2023 et était intitulée Le retour de Kidal dans le giron malien : Un contexte favorable à la mise en œuvre de l’Accord d’Alger. Elle était pleine d’insuffisances et de non dits sur, entre autres, les défis et les dispositions majeurs de l’accord de paix. Dans l’article de Mohamed Koné (qui semble être votre sosi) paru le 27 décembre 2023 dans le même challenger, Dr Aboubacar Sidiki Fomba, du Cnt, disait que la Constitution a pris en charge les préoccupations de l’Accord de paix. Il affirmait que «L’Accord est déjà appliqué. L’Algérie est plutôt jalouse de la montée en puissance de l’armée malienne, et de l’aura planétaire du colonel Assimi Goïta». C’est votre opinion, sans aucune preuve, Dr Aboubacar Sidiki Fomba. Dr Aboubacar Sidiki Fomba, du Cnt, avait fait une déclaration hâtive et erronée. Contrairement à ce qu’il disait : la nouvelle constitution n’a pas pris en charge toutes les préoccupations de l’accord de paix, en particulier les dispositions saillantes de l’accord de paix n’ont pas été prises en compte. OUI, L’ACCORD DE PAIX ÉTAIT EN COURS D’APPLICATION AU MALI JUSQU’AU RETRAIT DE LA CMA DU CSA (COMITÉ DE SUIVI DE L’ACCORD). OUI, Mohamed KONÉ, Les nouvelles autorités maliennes sont plutôt favorables à l’application intelligente de l’Accord d’Alger, héritage du régime défunt. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] TEL 00227 81204817

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

LETTRE OUVERTE À L'ONU et AU MALI Bonjour, L'accord de paix au Mali ne doit pas être supprimé mais relu et promu avec des engagements renouvelés des acteurs pour le bien être des populations dans un Mali unitaire. Tous les acteurs doivent y veiller au risque d'indemniser les populations Maliennes et celles des pays de la sous-région (effets de bord). Où étaient les membres du M5 RFP pour ne pas dénoncer l'accord de Bamako depuis longtemps ? Ce reveii tardif de certains acteurs en dit long et est téléguidé. C'est un accord inter-Maliens sous le leadership de la communauté internationale qui fait partie de son comité de suivi et le dirige. Il a été signé par plusieurs pays étrangers en plus des parties prenantes Maliennes. Par ces faits, quoi qu'on dise cet accord est international. Sangaré a raison, la communauté internationale a l'œil sur cet accord et toutes les parties prenantes Maliennes doivent garantir leurs implications pour son exécution (aux risques de sanctions) ET être d'accord pour son éventuelle relecture, voir respectivement les articles 2 et 65 de cet accord qui est issu d'un consensus entre parties prenantes Maliennes sous la supervision et le suivi de la communauté internationale. Le pacte pour la paix proposé par Dr Anasser Ag Rhissa en 2015, validé par l'ONU en 2016 et par le Mali en 2018, garantit les engagements des acteurs pour sa mise en œuvre. Ce pacte n'a pas été supprimé, il est toujours utilisé à l'ONU, alors pourquoi parle-t-on de dénonciation ou révocation de l'accord de Bamako issu des pourparlers inclusifs inter-Maliens d'Alger ? l'Algérie à travers un communiqué appelle les parties prenantes à continuer à s'engager pour la mise en œuvre de cet accord. L'ONU vient de déclarer qu'elle continue son engagement pour la paix et la sécurité au Mali et au sahel, en particulier à travers l'UA, malgré qu'elle soit partie du Mali. Fanga et Kinguiranke vous vous trompez. On ne peut supprimer à la va vite un Accord international de ce type avec des garanties à travers le pacte pour la paix et l'engagement vif de certains acteurs, qui s'auto-protège et qui protège la constitution Malienne par l'article 3 de cet accord. J'avais déjà eu des longs échanges avec des internautes, comme Fanga et Seydou, entre autres, sur ces aspects. L'accord de paix au Mali ne doit pas être supprimé mais relu et promu avec des engagements renouvelés des acteurs pour le bien être des populations dans un Mali unitaire. Tous les acteurs doivent y veiller au risque d'indemniser les populations Maliennes et celles des pays de la sous-région (effets de bord). Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] TEL 00227 81204817