vendredi 17 avril 2026
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Exclusif - Le ministre Diop sur la CEDEAO : "Je ne veux pas commenter une décision qui a été prise par une organisation à laquelle le Mali n'appartient pas"

Par Sputnik 3,323 vues
Exclusif - Le ministre Diop sur la CEDEAO : "Je ne veux pas commenter une décision qui a été prise par une organisation à laquelle le Mali n'appartient pas"
Sergueï Lavrov et Abdoulaye Diop tiennent une conférence de presse après leurs négociations à Moscou
Lors d’une conférence avec Sergueï Lavrov, le ministre malien Abdoulaye Diop a commenté à Sputnik Afrique la levée des sanctions de la CEDEAO contre le Mali, le Niger et la Guinée, ainsi que les relations de Bamako avec cette organisation.
 
"Je ne veux pas commenter une décision qui a été prise par une organisation à laquelle le Mali n'appartient pas. Vous le savez, le mois dernier, le Mali, le Burkina, et le Niger ont saisi officiellement la CEDEAO pour indiquer qu'ils se retirent sans délai de cette organisation. Cette décision a été prise sur la base d'un certain nombre de constats. Je rappelle que le Mali est pays fondateur de cette organisation, mais nous avons vu que progressivement cette organisation est devenue un instrument entre les mains de certaines puissances qui cherchent à créer des désordres dans notre région et qui cherchent à utiliser nos institutions pour pouvoir créer des problèmes au pays, créer même une menace parce que l'organisation a mis sur la table une menace d'agression militaire contre l'un de ses états membres. Le Mali a été sous sanctions pendant près de huit mois, un pays enclavé, dont la population a été meurtrie. Nos institutions bancaires ont été utilisées, nos fonds ont été confisqués au niveau de ces banques. Le Niger a vécu la même situation. Le Mali s'est élevé contre le fait que nos institutions deviennent des armes contre nous-mêmes. Nos populations ont constitué une menace et par rapport à cela, nous n'allons pas continuer juste à dénoncer. Nous avons décidé d'apporter aussi une réponse géopolitique en nous mettant ensemble avec un certain nombre de pays avec lesquels nous partageons la même réalité mais aussi la même vision de solidarité entre les pays, d'établir des liens de fraternité et de respect mutuel et de nous mettre à l'abri des situations d'ingérence. Je pense que c'est ce qui est important aujourd'hui à retenir dans le cadre de l'Alliance des États du Sahel. Nous travaillons pour réaliser ce que nous n'avons pas pu réaliser dans le cadre de la CEDEAO".
 
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Commentaires (1)

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Siriki il y a 2 ans

Bonne nouvelle : c'est une première fin de non recevoir d'un pays de l'AES, au communiqué final de la réunion extraordinaire de la CEDEAO du samedi 24 février 2024, demandant le retour du Mali, du Burkina et du Niger au sein de la CEDEAO !! Dont acte !! Nous attendons maintenant les déclarations respectives du Burkina et du Niger, disant aussi qu'ils ne sont plus concernés par tout ce qui se passe à la CEDEAO ; puisque leurs pays n'en sont plus membres !! C'est le début de la fin de l'hégémonie du géant Nigérian dans notre sous-région et la mort de la monnaie Eco !! Merci.