vendredi 17 avril 2026
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Mali : le dialogue inter-maliens débouche sur près de 300 recommandations

Par Anadolu 3,563 vues
Mali : le dialogue inter-maliens débouche sur près de 300 recommandations

- Le document remis ce lundi au président de la Transition recommande l'ouverture du dialogue avec les groupes armés et la prorogation de la transition pour une période de 2 à 5 ans...

Près de 300 recommandations, issues du dialogue inter-Maliens ont été remis, lundi, au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.

Ces recommandations ont été dégagées au terme de la phase nationale du dialogue inter-Maliens qui a eu lieu du 6 au 10 mai courant, avec la participation de plus de 3000 participants.

Engager le dialogue avec tous les mouvements armés maliens, l'instauration d'une journée nationale du pardon, organisation du retour des réfugiés et des déplacés, l'instauration d'un cadre de dialogue permanent intra et intercommunautaire, dissoudre les milices et les groupes d’auto-défense et assurer la réinsertion socioprofessionnelle de leurs combattants, sont, entre-autres recommandations, formulées par les participants de la thématique paix, réconciliation nationale et cohésion sociale.

Ils ont également privilégier le recours à nos us et coutumes comme moyens de prévention, de gestion et de règlement des conflits, mais aussi de renforcer les capacités des autorités et légitimités traditionnelles dans la prévention, la gestion et le règlement des conflits communautaires et enfin ériger un monument sur le site de l’attaque du bateau de « Tombouctou » survenue le 07 septembre 2023 à Chambou, dans le Cercle de Gourma-Rharous.

Plusieurs dizaines d'autres recommandations ont été formulées dans les domaines de l'économie et le développement durable, les élections à venir en suscitant la candidature du Colonel Assimi Goïta ainsi que l'aspect sécuritaire et de défense du territoire.

Le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta a déclaré à cette occasion que ''l’objectif assigné à ce dialogue était de diagnostiquer les causes des conflits intracommunautaires et intercommunautaires afin de tracer une architecture de paix durable, recoudre le tissu social et renforcer le vivre-ensemble''.

Selon lui, l’enjeu de ce dialogue inter-Maliens était la préservation de l’unité nationale et de l’intégrité du territoire.

Il a, en outre, engagé les organes de la Transition à prendre les dispositions qui s’imposent pour la mise en œuvre diligente et le suivi des recommandations formulées.

Enfin, Goïta a lancé un appel à tous ceux qui n’ont pas participé au dialogue afin qu’ils rejoignent les autres Maliens en vue de bâtir une paix durable, condition essentielle de tout développement.

En réaction à ces recommandations, les partis, regroupements de partis et organisations de la société civile signataires de la déclaration du 31 mars 2024 ont évoqué « un grotesque piège politique ». L'exercice qui vient de se terminer n'a accouché d'aucune initiative malienne de paix et de réconciliation ont-ils regretté.

« Ce dialogue, en définitive, qui était censé être un cadre fédérateur de toutes les forces vives de la Nation, afin d'identifier les sources des crises qui secouent le pays, de prévenir et gérer les conflits en valorisant des mécanismes de gestion endogène, s'est révélé être un grotesque piège politique, au regard de son déroulement, du contexte d’exclusion créé en amont des forces vives significatives, et de ses conclusions majeures d'avance ».

En outre, poursuivent les partis et regroupements politiques, « les recommandations du "dialogue inter-maliens" qui vient de se terminer ne sauraient engager le peuple malien qui ploie sous l'insécurité et sous les difficultés quotidiennes, un peuple en proie aux difficultés d'une cherté de la vie sans précédent, un peuple qui est confronté aux conséquences des délestages de courant électrique auxquels les autorités ont démontré leur incapacité notoire à apporter un moindre début de solution ».

Pour rappel, ce dialogue inter-Malien a été engagé par le président de la Transition, après l'annulation de l'accord de paix et de réconciliation issu du processus d'Alger signé en 2015 entre le gouvernement malien et les groupes rebelles du nord, dans le but de nationaliser le débat sur les questions intérieures du Mali, dont la sécurité, le développement et la gouvernance.

.........Agence Anadolu

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Commentaires (6)

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D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Pourquoi pas une négociation globale avec les djihadistes/terroristes au moins au sein de l'AES ? Réponses à certaines questions posées suite à la contribution : Pourquoi pas une négociation globale avec les djihadistes/terroristes au moins au sein de l'AES ? Ci-dessous des questions posées par des Anonymes : Anasser ,les djihadistes ne sont pas maliens. Pourquoi négocier avec des étrangers sur notre territoire ? ... Faut-il accepter que les djihadistes appauvrissent nos populations en leur confisquant leurs animaux (qu'ils vendent et/ou dont ils se nourrissent) ? : cas dans toute la zone des trois frontières et même dans les pays de l'AES et dans certains pays voisins (Nigéria, Bénin, Togo, Côte d'Ivoire, ...). Nous tenterons de donner brièvement des éléments de réponses à ces questions. 1. Anonyme, vous disiez, les djihadistes ne sont pas Maliens. Pourquoi négocier avec des étrangers sur notre territoire ? Vous oubliez que certains d'entre eux sont des Maliens ou des ressortissants des pays du champs ou sont de connivence avec des Maliens si on se réfère aux dernières inculpations par la justice malienne. Nous sommes donc obligés de négocier avec eux car nous sommes ressortissants du même territoire ou nous partageons le même territoire. 2. Anonyme, faut-il accepter que les djihadistes appauvrissent nos populations ? Non, ce phénomène est très grave et se généralise de plus en plus. Depuis plusieurs années ce phénomène se généralise, appauvrit nos populations et les prive de tout. Elles sont obligées de se livrer à l'exode et remplissent les camps de réfugiés dans les pays de l'AES, dans les pays du Sahel et même ailleurs. L'heure de la négociation avec tous les acteurs (djihadistes, terroristes, institutions internationales des droits de l'homme, ...) est donc arrivée pour exiger les souverainetés de nos populations et de nos pays. D'où la question, pourquoi pas une négociation globale avec les djihadistes/terroristes au moins au sein de l'AES ? La conférence d'entente nationale au Mali en 2017, le Dialogue National Inclusif en 2019, les Assises Nationales de la Refondation en 2021 et le Dialogue Inter-Maliens en 2024 avaient recommandé le dialogue avec les djihadistes/terroristes comme une des solutions de sortie de crise. Pourquoi ne pas l'essayer ? En plus, l'orientation militaire n'empêche pas de négocier avec les Djihadistes/terroristes. Depuis 2012, Dr Anasser Ag Rhissa avait proposé la négociation entre le Mali et les Djihadistes. En février 2020, après l'annonce d'IBK de vouloir négocier avec les Djihadistes, j'avais écrit pour le féliciter et rappeler mes propositions précurseurs publiées en 2011, 2012 et 2014, faites à la CEDEAO et au Mali. Le 04 septembre 2012, SEM le Président Malien, Dioncounda Traoré, m'avait écrit pour me féliciter et pour me demander de lui envoyer mes propositions, ce que j'avais fait. Depuis bien avant le dernier voyage de SEM Jean Yves le Drian au Mali, je disais que la NÉGOCIATION entre le Mali et TOUS les Djihadistes (pas seulement le GSIM car les autres vont perturber la négociation : les affrontements récurrents entre GSIM et EIGS constituent des Préludes à cette perturbation) SERA JUDICIEUSE. Je disais que Barkhane profitera de la durée de la trêve (à négocier) pour se retirer graduellement du Sahel. NÉGOCIATION GLOBALE Pour une NÉGOCIATION GLOBALE avec TOUS les Djihadistes AU MALI et au SAHEL. Cette négociation GLOBALE doit se faire sous l'égide de l'ONU, de l'UA, de la CEDEAO et des pays de l'AES. Les partenaires sous certaines conditions pourront y prendre part. Paix, Dialogue et Négociations avec les Djihadistes et Terroristes au Mali Les Présidents IBK, Dioncounda Traoré et les leaders de la transition au Mali en 2020 étaient en phase avec Dr Anasser Ag Rhissa sur ses propositions précurseurs, pour une PAIX DURABLE, datant de 2011/2012/2014 Au Mali, concernant la paix, le dialogue et les négociations avec les Djibadistes/Terroristes, le Président Malien Ibrahim Boubacar Keïta, IBK, avait déclaré, le 10 février 2020, en marge de la 33 ième assemblée générale de l’union africaine, à RFI et France 24 que son Haut Représentant pour le centre du Mali, Dioncounda Traoré est en mission pour lui et qu’il a le devoir d’écouter tout le monde. Ce dernier avait déclaré avoir personnellement envoyé des émissaires, tel que Mahmoud Dicko, en direction d’Amadou Kouffa et Iyad Ag Ghali et qu’il est prêt à dialoguer avec tout le monde. Les leaders de la transition au Mali étaient sur la même longueur d’onde. Ainsi, IBK et Dioncounda Traoré et les leaders de la transition au Mali étaient en phase avec Dr Anasser Ag Rhissa sur ses propositions précurseurs, pour une PAIX DURABLE, datant de 2011/2012/2014 donc bien avant que Mahmoud Dicko n'ait été envoyé au Nord et au centre du Mali. Depuis 2014 et 2015, Dr Anasser Ag Rhisa avait proposé, à travers une lettre ouverte en ligne, un processus et un cadre pour négocier avec les djihadistes Maliens, repentis sincèrement ou souhaitant se repentir ou souhaitant une paix durable, avec la possibilité à l'époque de participer au DDR (Démobilisation, Désarmement et Réinsertion) sous certaines conditions. Souvent les terminologies Djihadistes et Terroristes se confondent à cause des impacts négatifs générés par les exactions des uns et des autres. Le Burkina Faso et le Niger ne semblent pas non plus réfractaires à la négociation avec les djihadistes/terroristes. Alors pourquoi se priver d'une telle négociation en s'entourant de toutes les sécurités possibles ? Dr Anasser Ag Rhissa Président de l'ONG Tilwat international Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] TEL 00227 81204817

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

A la clôture du dialogue inter-Maliens, certains pourraient penser à tort ou à raison que le PM Malien, Dr Choguel, est isolé et humilié. En effet, on peut, à tort, le penser compte-tenu : (1) du choix par le dialogue inter-Maliens d'ajouter un sixième colonel à la liste des promus pour être généraux, le Ministre d'État de l'administration territoriale qui joue officieusement le rôle de suppléant du PM et est officiellement porte parole du gouvernement. (2) du fait que le dialogue inter-Maliens ne propose rien à ce stade pour Choguel qui aurait dû être dans un comité multi-acteurs de contrôle, validation et de suivi-évaluation (qui devait être créé) des recommandations du dialogue inter-Maliens avant qu'elles soient remises au Président de la transition, SE Assimi Goita. Initié par SE Assimi Goita en 2024, le dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation au Mali n'a pas atteint ses objectifs dont l'inclusivité et la création d'un cadre et d'un accord unifiés pour la paix et la réconciliation nationale au Mali, contrairement à ce que dit SE Assimi Goita (Président de la transition au Mali). Le dialogue inter-Maliens a généré : (1) un processus non inclusif (grandes divergences entre les acteurs, ...) sans cadre unifié et sans méthodologie partagée pour établir la paix et la réconciliation nationale au Mali et sans garantir les engagements des acteurs avec éventuellement des sanctions à l'appui pour entorses à la paix et à la réconciliation entre acteurs. (2) une pléthore de recommandations (au moins trois cents) et résolutions (cinq) sans corrélation apparente ET sans programme ni accord unifiés pour la paix et la réconciliation nationale au Mali. De ce fait, le dialogue inter-Maliens pour la paix et la reconciliation nationale au Mali, n'a pas atteint ses objectifs dont l'inclusivité (grandes divergences entre les acteurs, ...) et la création d'un cadre et d'un accord unifiés pour la paix et la réconciliation durables au Mali. L'Expert, Dr Anasser Ag Rhissa, avait proposé à plusieurs reprises d'organiser des conciliations entre la transition Malienne (présidée par SE Assimi Goita et les mouvements armés et d'audéfense Maliens), et même au delà, avec le refus permanent de SE Assimi Goita d'y accorder une importance ou d'y répondre ou d'y assister. Il avait même essayé la conciliation entre la transition Malienne et la CEDEAO. Espérons qu'aujourd'hui ces conciliations soient possibles avec la main tendue de SE Assimi Goita aux mouvements armés. Le dialogue inter-Maliens a l'avantage d'avoir tenté de s'appuyer sur un processus endogène mais n'a pas pu avoir l'écho de la conférence d'entente nationale, du dialogue national inclusif, des assises nationales de la refondation et des pourparlers inclusifs inter-Maliens d'Alger. Ces derniers ayant même aboutis en 2014/2015 à l'accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali issu du processus d'Alger. Cet accord était exploité au Mali et à l'ONU jusqu'en 2023. Ses résultats sont moins probants, en particulier par rapport à la garantie des engagements des acteurs, à l'inclusivité et au DDR (Démobilisation, Désarmement et Réintégration), que ceux de l'accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali issu du processus d'Alger qui avait été abrogé par SE Assimi Goita en fin décembre 2023. Le dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale au Mali s'est focalisé, en partie, sur la promotion des colonels et de la candidature à la prochaine élection présidentielle Malienne de SE Assimi Goita. SE Assimi Goita reconnaît implicitement les insuffisances de ce dialogue inter-Maliens. Il tend la main à ceux qui n'avaient pas participé à ce dialogue pour joindre le Mali et pour son développement durable. Rejoignons-le pour un Mali unitaire sans fédération, ni confédération ni indépendance d'aucune partie du Mali. Ouvrons-nous à la confédération entre pays de l'AES (Alliance des Etats du Sahel). Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] TEL/WhatsApp : 00227 81204817

A
Anonyme il y a 1 an

Pauvre Mali ! On en est là où,de pauvres colonels aurait le droit de faire dérailler la République ! Leur institution nous insupporte,qu'ils le sachent !!!

A
Anonyme il y a 1 an

Bonjour, UMAR, c'est tout le reste que vous appelez maquillage qui dérange. Rien n'est voilé, tout est prévisible et violera son serment. Par Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité TEL 00227 81204817

U
Umar il y a 1 an

Monsieur Anasser, les de Assimi sont bien atteints : révision de la charte de la transition, durée de 2 à 5 ans. Tout le reste n'est que maquillage. Il vient de se venger de Malik Diaou qui a travesti sa loi sur l'AIGE. À mon avis le fait de susciter sa candidature à la présidence ne lui plaît guère. Il aurait voulu être proclamé comme tel par les assises. Il aime qu'on le pousse. C'est pour couper l'herbe sous les pieds de son ou de ses concurrent(s) au sein de la junte. Ce qui vient de se passer est tout simplement du théâtre. Avec Ousmane Issoufi Maïga comme metteur en scène.

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Initié par SE Assimi Goita en 2024, le dialogue inter-Maliens n'a pas atteint ses objectifs dont l'inclusivité (grandes divergences entre les acteurs, ...) et la création d'un cadre et d'un accord unifiés pour la paix et la réconciliation nationale au Mali, contrairement à ce que dit SE Assimi Goita (Président de la transition au Mali). Le dialogue inter-Maliens a généré : (1) un processus non inclusif (grandes divergences entre les acteurs, ...) sans cadre unifié et sans méthodologie partagée pour établir la paix et la réconciliation nationale au Mali et sans garantir les engagements des acteurs avec éventuellement des sanctions à l'appui pour entorses à la paix et à la réconciliation entre acteurs. (2) une pléthore de recommandations (au moins trois cents) et résolutions (cinq) sans corrélation apparente ET sans programme ni accord unifiés pour la paix et la réconciliation nationale au Mali. De ce fait, le dialogue inter-Maliens pour la paix et la reconciliation nationale au Mali, n'a pas atteint ses objectifs dont l'inclusivité (grandes divergences entre les acteurs, ...) et la création d'un cadre et d'un accord unifiés pour la paix et la réconciliation durables au Mali. L'Expert, Dr Anasser Ag Rhissa, avait proposé à plusieurs reprises d'organiser des conciliations entre la transition Malienne (présidée par SE Assimi Goita et les mouvements armés et d'audéfense Maliens), et même au delà, avec le refus permanent de SE Assimi Goita d'y accorder une importance ou d'y répondre ou d'y assister. Il avait même essayé la conciliation entre la transition Malienne et la CEDEAO. Espérons qu'aujourd'hui ces conciliations soient possibles avec la main tendue de SE Assimi Goita aux mouvements armés. Le dialogue inter-Maliens a l'avantage d'avoir tenté de s'appuyer sur un processus endogène mais n'a pas pu avoir l'écho de la conférence d'entente nationale, du dialogue national inclusif, des assises nationales de la refondation et des pourparlers inclusifs inter-Maliens d'Alger. Ces derniers ayant même aboutis en 2014/2015 à l'accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali issu du processus d'Alger. Cet accord était exploité au Mali et à l'ONU jusqu'en 2023. Ses résultats sont moins probants, en particulier par rapport à la garantie des engagements des acteurs, à l'inclusivité et au DDR (Démobilisation, Désarmement et Réintégration), que ceux de l'accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali issu du processus d'Alger qui avait été abrogé par SE Assimi Goita en fin décembre 2023. Le dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale au Mali s'est focalisé, en partie, sur la promotion des colonels et de la candidature à la prochaine élection présidentielle Malienne de SE Assimi Goita. SE Assimi Goita reconnaît implicitement les insuffisances de ce dialogue inter-Maliens. Il tend la main à ceux qui n'avaient pas participé à ce dialogue pour joindre le Mali et pour son développement durable. Rejoignons-le pour un Mali unitaire sans fédération, ni confédération ni indépendance d'aucune partie du Mali. Ouvrons-nous à la confédération entre pays de l'AES (Alliance des Etats du Sahel). Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] TEL/WhatsApp : 00227 81204817