vendredi 17 avril 2026
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Communiqué final de la 65e Session ordinaire de la conférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO à Abuja

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Communiqué final de la 65e Session ordinaire de la conférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO à Abuja

La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a tenu sa soixante-cinquième (65ème) Session ordinaire le 7 juillet 2024 à Abuja, en République Fédérale du Nigéria, sous la présidence de S.E. Bola Ahmed Tinubu (GCFR), Président de la République Fédérale du Nigériaet Président de la Conférence. 
2. Les Chefs d’État ci-après, ou leurs représentants dûment mandatés,ont participé au Sommet :
S.E. Adama Barrow, Président de la République de Gambie.
S.E. Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, Président de la République du Ghana.
S.E. le Général Umaro Sissoco Embaló, Président de la République de Guinée-Bissau.
S.E. Joseph Boakai, Président de la République du Libéria.

S.E. Bola Ahmed Tinubu, Président de la République Fédérale du Nigéria.
S.E. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal.
S.E. Julius Maada Bio, Président de la République de Sierra Leone
S.E. Tiémoko Meyliet Koné, Vice-Président de la République de Côte d’Ivoire.
S.E. Olushegun Adjadi Bakari, ministre des Affaires étrangères de la République du Bénin.
S.E. Dr. Rui A. Figueiredo, ministre des Affaires étrangères du Cabo Verde
S.E. Prof Rober Dussey, ministre des Affaires étrangères de la République Togolaise.
3. Ont également participé à la session, les personnalités ci-après :
S.E. Omar Alieu Touray, Président de la Commission de la CEDEAO ;
S.E. Abdoulaye Diop, Président de la Commission de l’UEMOA ;
S.E. Leonardo Santos Simão, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS). 
S.E. Amb. Bankole Adeoye, Commissaire aux Affaires Politiques, à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine.
4. Lors de la cérémonie d’ouverture, des allocutions ont été prononcées par S.E. Omar Alieu Touray, Président de la Commission de la CEDEAO et S.E. Bola Ahmed Tinubu, Président de la République fédérale du Nigériaet Président de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO, lequel a prononcé le discours d’ouverture.
5. Par la suite, S.E. Leonardo Santos Simão, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) et S.E. Amb. Bankole Adeoye, Commissaire aux Affaires Politiques, à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine ont délivré des messages d’amitié.

6.Les Chefs d’État et de Gouvernement ont pris note du Rapport intérimaire 2024 du Président de la Commission de la CEDEAO sur l’état de la Communauté, des rapports de la 52ème réunion ordinaire du Conseil de Médiation et de Sécurité et de la 92ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de la CEDEAO.
7. La Conférence se félicite des progrès réalisés au cours du premier semestre de l’année et des recommandations pertinentes contenues dans le rapport, dont le but est d’approfondir le processus d’intégration économique et monétaire et de consolider la stabilité politique, la paix et la sécurité dans la région.
8. En vue de consolider les acquis du processus d’intégration et de promouvoir une région inclusive ou règnent la paix, la sécurité et laprospérité, la Conférence prend les décisions ci-après :

A. QUESTIONS LIÉES À L’INTÉGRATION RÉGIONALE ET AU DÉVELOPPEMENT
Au titre des performances économiques
9. La Conférence a pris note du contexte économique mondial marqué par la persistance des tensions géopolitiques et la détente des pressions inflationnistes en lien avec le resserrement de la politique monétaire par la plupart des banques centrales. Dans ce contexte, elle se félicite des bonnes perspectives économiques au sein de la CEDEAO en 2024, avec une accélération de la croissance économique qui ressortirait à 4,3 % et des efforts de consolidation budgétaires. Toutefois, elle note la persistance des pressions inflationnistes et l’accroissement du taux d’endettement public au sein de la région. 
10. Le Sommet invite les États membres à poursuivre la mise en œuvre de politiques économiques et financières porteuses de croissance économique durable et inclusive, avec une saine gestion des finances publiques conduisant au respect des critères de convergence macroéconomique.
Au titre de la monnaie unique de la CEDEAO
11. Afin de permettre à la Commission de dresser régulièrement le sentier de convergence macroéconomique des États membres et de la Communauté, la Conférence rappelle l’importance pour les États membres de transmettre régulièrement à la Commission leurs Programmes Pluriannuels de convergence (PPC) pour les périodes concernées. A cet effet, elle invite l’ensemble des États membres à élaborer et transmettre à la Commission leurs PPC pour la période 2025-2029, au plus tard le 31 octobre 2024. La Commission est tenue de lui faire le point de transmission lors de sa prochaine Session ordinaire.
12. Les Chefs d’État ont pris note des conclusions de la deuxième réunion du Comité de Haut Niveau sur les modalités pratiques pour la création de l’ECO. Après avoir félicité le Comité pour la qualité du rapport, la Conférence décide de maintenir le Pacte de stabilité et de convergence macroéconomique entre les États membres de la CEDEAO en l’état et à inviter la Commission à lui soumettre un projet d’acte additionnel définissant les modalités de participation des États membres à l’Union monétaire à sa première session ordinaire de 2025.
13. En outre, la Conférence instruit :
a. la Commission, en collaboration avec l’AMAO, de procéder à l’évaluation des coûts, à l’identification des sources et des 
modalités de financement de la mise en place des institutions nécessaires pour la création de l’ECO à lui soumettre lors de sa première Session ordinaire de 2025 .
b. le Comité de Haut Niveau de lui soumettre un rapport à sa prochaine Session ordinaire.
Au titre de la sécurité alimentaire
14. La Conférence prend note des inquiétudes que suscite la crise alimentaire préoccupante prévalant dans la région et a instruit la Commission de prendre toutes les mesures nécessaires pour aider les États membres de la CEDEAO à en atténuer l’impact sur les personnes les plus vulnérables. 
En outre, elle appelle tous les partenaires techniques et financiers à rallier leur soutien au profit des États membres de la CEDEAO et à s’attaquer conjointement aux problèmes de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition dans la région.
Au titre du Transport routier
15. Au regard des dommages excessifs que la surcharge a causé aux routes communautaires, la Conférence invite les États membres à veiller au respect des limites de la charge à l’essieu définies aux termes du nouveau texte communautaire harmonisé (Acte additionnel SA.3/07/22) sur les camions de transport surchargés, afin d’éviter la détérioration prématurée des routes construites avec les ressources financières limitées des États membres.
16. Les Chefs d’État et de Gouvernement instruisent par ailleurs les ministres des Infrastructures routières et du Transports des États membres de veiller à la mise en œuvre de la nouvelle politique de sécurité routière adoptée par la Conférence lors de sa session de décembre 2021, à travers l’Acte additionnel A/SA.4/12/21, en vue de réduire le nombre de moitié le nombre de décès sur les routes d’ici 2030, comme le prévoit l’Organisation mondiale de la santé dans la 2e Décennie mondiale d’action pour la sécurité routière.
Au titre du transport aérien
17. La Conférence s’est dite préoccupée par le coût élevé du transport aérien dans l’espace CEDEAO, considéré comme l’un des plus élevés du continent, et de son impact sur le développement du tourisme, du commerce et de la libre circulation des personnes et des services. Elle demande aux ministres du Transport aérien et aux autorités de l’aviation civile des États membres de travailler avec la Commission pour mettre en œuvre la politique commune de la CEDEAO en matière de redevances, de taxes et de droits d’aviation, afin de mettre effectivement le transport aérien au service du développement économique, et d’approfondir le processus d’intégration régionale.
S’agissant des obstacles à la libre circulation des marchandises 
18. La Conférence charge la Task Force du Schéma de Libéralisation des Échanges de la CEDEAO (SLEC) d’accélérer, avec l’appui de la Commission, la mise en œuvre des mesures visant à faciliter la libre circulation des personnes et des biens le long des corridors régionaux.
19. La Conférence salue l’opérationnalisation du Système interconnecté de gestion des marchandises en transit (SIGMAT), qui constitue un outil efficace pour sécuriser la circulation des marchandises le long des corridors, lutter contre la fraude et améliorer sensiblement la mobilisation des recettes douanières. A cet égard, elle invite tous les États membres à faire usage de cette plateforme numérique. La Commission est également invitée à fournir une assistance technique aux États membres en vue du déploiement effectifdu Système SIGMAT.

B. PAIX, SÉCURITÉ ET DÉMOCRATIE 
Au titre de la paix, de la sécurité et de la gouvernance dans la région
20. La Conférence salue les efforts louables déployés par les États membres et la Commission de la CEDEAO en vue de consolider la démocratie, la paix, la sécurité et la stabilité dans la région. Elle note, en particulier, les élections réussies et pacifiques tenues dans le courant de l’année au Sénégal et au Togo. Elle se félicite de l’issue pacifique du dialogue entre le Congrès de tous les peuples (APC) et le Gouvernement de la République de Sierra Leone, qui témoigne des efforts collectifs déployés en faveur de la paix et de la stabilité.
21. La Conférence note que le terrorisme, l’extrémisme violent, la criminalité transnationale organisée, les changements anticonstitutionnels de gouvernement, la désinformation, qui sèment la méfiance et compromettent les valeurs et les normes régionales, continuent de poser des défis à la sécurité et à la stabilité de la région. Elle se dit préoccupée par le spectre des guerres par procuration dans la région, résultant de la concurrence géopolitique et géostratégique renouvelée qui y prévaut.

22. À cet égard, la Conférence a pris les décisions ci-après :
Au titre de la Démocratie et de la bonne gouvernance
23. La Conférence réaffirme son engagement indéfectible en faveur de la bonne gouvernance et de l'ordre constitutionnel.
24. La Conférence félicite la Commission pour la diligence dont elle a fait preuve en impliquant les États membres dans des consultations en vue de la révision du Protocole additionnel de 2001 sur la démocratie et la bonne gouvernance. Elle charge la Commission de poursuivre les consultations avec les États membres, en vue de finaliser la révision pour examen lors de 
sa prochaine session.
25. Pour ce qui est de la Gambie, la Conférence exhorte le Gouvernement et les parties prenantes à accélérer l’adoption de la nouvelle Constitution.
26. S’agissant du Ghana, la Conférence prend note des préparatifs des élections générales du 7 décembre 2024 et encourage le Gouvernement et les parties prenantes au processus électoral à continuer d’accorder la priorité à l’inclusivité, à la transparence et à la recherche de consensus en vue de la conduite pacifique des élections, afin de renforcer davantage la culture démocratique et la stabilité enviables du pays. À cet égard, la Conférencecharge la Commission d’entreprendre une mission d’information préélectorale au Ghana et d’accompagner les initiatives visant à renforcer un processus électoral participatif et pacifique.
27. Concernant la Guinée-Bissau, la Conférence exhorte le Gouvernement d’accélérer le processus d’organisation de nouvelles 
élections législatives afin de rétablir l’Assemblée Nationale Populaire et de permettre l’élection des membres de la Commission électorale nationale. 
Elle réitère son appel à tous les acteurs politiques pour qu’ils accordent la priorité au dialogue et à la recherche du consensus afin d’améliorer la cohésion sociale et de renforcer la stabilité et le progrès du pays. La Conférence charge la Commission d’accompagner la Guinée-Bissau dans la consolidation de la démocratie, de la paix et de la stabilité.
28. La Conférence félicite le Gouvernement et le peuple du Sénégal pour le déroulement pacifique de l’élection présidentielle du 24 mars. Elle adresse ses félicitations à S.E. Bassirou Diomaye Diakhar Faye pour son élection historique en tant que Président et lui souhaite un mandat couronné de succès. Elle félicite le peuple et les institutions pour leur remarquable résilience et leur adhésion aux traditions démocratiques exemplaires du pays.
29. En ce qui concerne le Togo, la Conférence prend note de l’adoption d’une nouvelle Constitution par l’Assemblée nationale. Elle félicite le Gouvernement et le peuple pour le bon déroulement des élections législatives et régionales. La Conférence encourage les autorités et les parties prenantes togolaises à continuer à privilégier le dialogue en faveur de la cohésion sociale et de l’unité nationale. 
30. En ce qui concerne la Sierra Leone, la Conférence félicite le Gouvernement et le Congrès de tout le peuple (APC) pour la signature de « l’Accord pour l’Unité Nationale » et les invite à s’engager à le mettre en œuvre dans les délais prévus et à persévérer dans la résolution de tous les différends dans le cadre de l’accord. La Conférence exhorte en outre toutes les parties prenantes à s’engager dans la mise en œuvre du rapport du Comité tripartite et à s’abstenir de recourir à des moyens violents pour éviter d’aggraver la situation politique déjà tendue dans le pays. Elle demande à la Commission de la CEDEAO d’accompagner le Gouvernement et le peuple de Sierra Leone dans la mise en œuvre de « l’Accord pour l’UnitéNationale » et des recommandations du rapport du Comité tripartite. Elle appelle les partenaires au développement à continuer à soutenir le 
Gouvernement et le peuple de Sierra Leone dans la consolidation de la démocratie, de la paix et du développement socio-économique.
31. En ce qui concerne le déploiement prévu de la Mission de stabilisation de la CEDEAO en Sierra Leone, la Conférence se félicite des préparatifs effectués jusqu’à présent et charge la Commission et le Comité des Chefs d’État-major d’accélérer les arrangements avec les pays contributeurs de troupes (PCT) en vue du déploiement de la Mission.
Au titre de la lutte contre le terrorisme et des autres menaces pesant sur la sécurité 
32. La Conférence réaffirme son engagement à éradiquer le terrorisme et les autres menaces pesant sur la paix, la sécurité et la stabilité de la région. 
À cet égard, elle se félicite des propositions faites par les Ministres de la Défense et des Finances en vue d’activer une force régionale pour lutter contre le terrorisme, notamment la mise en place d’une force de 5 000 hommes, en commençant par une brigade de 1 650 hommes qui pourrait être progressivement renforcée dans un délai précis. La Conférence charge 
le Président de la Commission de faciliter de nouvelles consultations sur les modalités et les options de mobilisation des ressources financières et matérielles internes sur une base obligatoire pour soutenir l’activation de la force régionale de lutte contre le terrorisme, y compris la convocation d’une réunion technique des ministères compétents.
33. La Conférence charge le Président de la Commission d’explorer d’autres possibilités de mobilisation de ressources avec la Commission de l’Union africaine, notamment dans le cadre de la Résolution 2917 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 21 décembre 2023 et des résultats du Groupe de Haut Niveau sur la sécurité et le développement au Sahelconjointement facilité par l’UA, l’ONU et la CEDEAO. 
34. La Conférence charge la Commission de renforcer les synergies et la collaboration avec les initiatives sous-régionales, notamment les groupes de travail conjoints multinationaux de l’initiative d’Accra et du bassin du lac 
Tchad. 
35. En ce qui concerne la sécurité maritime dans la région, la Conférence charge la Commission de la CEDEAO d’élaborer un cadre régional renforcé pour lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) et d’entamer des discussions avec des partenaires extérieurs pour lutter contre la pêche INN et le déversement de déchets toxiques qui y est associé dans le domaine maritime de la région. 
Au titre des opérations de soutien à la paix
36. La Conférence charge la Commission de déployer une mission pour évaluer les implications financières de la Mission de la CEDEAO en Gambie et de la Mission de Soutien à la Stabilisation de la CEDEAO en Guinée-Bissau et d’évaluer la situation sécuritaire et politique actuelle en Gambie et en Guinée-Bissau relativement au statut et aux opérations des missions.
37. En ce qui concerne le processus de transition en Guinée, la Conférence se félicite des progrès relatifs réalisés, parmi lesquels figure la tenue prévue d’un référendum constitutionnelle en 2024. Elle se félicite des interactions en cours entre la Commission et les autorités de transition et félicite les autorités guinéennes pour avoir réaffirmé leur appartenance indéfectible à la Communauté de la CEDEAO. La Conférence demande à la Commission de dépêcher une mission technique pour approfondir la collaboration avec la Guinée dans le cadre de la transition. Elle exhorte les Autorités de transition à accorder la priorité à la facilitation d’un dialogue inter-guinéen inclusif impliquant tous les acteurs politiques afin d’assurer un processus de transition consensuel et pacifique.
38. En ce qui concerne la situation avec l’Alliance des États du Sahel (AES), la Conférence exprime sa déception face au manque de progrès dans les interactions avec les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger et instruit le Président de la Commission de faciliter une approche plus vigoureuse conformément aux décisions du Sommet Extraordinaire du 24 février 2024. En outre, la Conférence demande à la Commission d'élaborer un plan d'urgence prospectif à son intention pour faire face à toutes les éventualités dans les relations avec les pays de l'AES, en tenant compte des exigences de l'article 91 du Traité révisé de la CEDEAO de 1993. En outre, la Conférence instruit la Commission de soutenir tous les efforts de médiation en cours en vue de mettre fin aux tensions entre la République du Bénin et la République du Niger.

39. La Conférence désigne S.E. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal comme Facilitateur de la CEDEAO dans les discussions de la Communauté avec l'AES (Burkina Faso, Mali, Niger), en collaboration avec S.E. Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République Togolaise.
40. La Conférence se félicite de l'offre de S.E. le Général Umaro Sissoco Embaló, Président de la République de Guinée Bissau, de soutenir les discussions, en particulier avec le Burkina Faso.
41. La Conférence déplore le maintien en détention et la levée de l’immunité de l'ancien Président de la République du Niger, S.E. Mohamed Bazoum, et exige sa libération sans condition.
42. Afin de renforcer la cohérence dans l’application des dispositions du Protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance et de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, la Conférence appelle à un renforcement de la coopération et de la collaboration entre le Conseil de Médiation et de Sécurité (CMS) de la CEDEAO et le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’UA pour assurer une synergie dans les décisions prises aux niveaux régional et continental. 
À cette fin, la Conférence se félicite du démarrage d’interactions consultatives régulières entre le CPS de l’UA et les organes correspondants des Communautés Économiques Régionales et des Mécanismes Régionaux.
43. Au regard de l’évolution de la dynamique politique et sécuritaire régionale et mondiale, la Conférence charge la Commission de convoquer un Sommet Spécial sur l’Avenir de l’Intégration Régionale en Afrique de l’Ouest, en tenant compte de la situation en matière de gouvernance, de paix et de sécurité et du projet d’intégration régionale. En outre, la Conférence instruit la Commission de faciliter une réflexion approfondie sur les relations entre les processus électoraux, la démocratie et le développement, et de prendre des mesures visant à intensifier les efforts en vue d’atteindre les objectifs de la Vision 2050.
C. QUESTIONS INSTITUTIONNELLES
44. La Conférence approuve les conclusions de la 92ème Session ordinairedu Conseil des Ministres.

S’agissant du Parlement de la CEDEAO
45. La Conférence se félicite de l'élection de l'Honorable Memounatou Ibrahima de la République Togolaise en tant que première femme Présidente du Parlement de la CEDEAO.
Au titre des performances relatives au prélèvement communautaire
46. La Conférence se dit préoccupée par le problème récurrent du nonpaiement du prélèvement communautaire par les États membres, situation qui affecte les performances des institutions et des programmes de la Communauté, et exhorte les États membres à honorer leurs obligations en lien avec le prélèvement communautaire en veillant à ce que les produits perçus soient reversés sans délai à la Commission.
47. À cet égard, le Président de la Conférence instruit le Président de la Commission de lui fournir des informations détaillées sur la question, et de préparer des correspondances de rappel à adresser aux États membres défaillants. Il a par ailleurs chargé le Président de la Commission d'entreprendre, en collaboration avec le Président du Conseil des ministres, des missions de haut niveau dans les États membres concernés, en vue de les amener à effectuer les versements attendus.
Au titre de la coopération internationale
48. En ce qui concerne les élections à des postes statutaires à la Commission de l'Union africaine en février 2025, la Conférence a approuvé la candidature de l'Ambassadeur Bankole Adeoye pour sa réélection en tant qu'unique candidat masculin pour la région. La Conférence a également pris note des candidatures de deux femmes des Républiques du Bénin et du Ghana.
49. La Conférence exprime sa gratitude aux partenaires audéveloppement de la CEDEAO pour leur soutien continu à l’atteinte des objectifs de la Communauté et pour l’intérêt qu’ils portent au développement de la région ouest africaine. 
D. AUTRES QUESTIONS
Sur la proposition d'un Sommet spécial sur l'avenir de la Communauté

50. Après avoir délibéré sur l'objectif du Sommet spécial proposé, qui comprend entre autres le renforcement de la paix et de la sécurité régionales, de la bonne gouvernance et de l'ordre constitutionnel ainsi que l'approfondissement du processus d'intégration régionale, la Conférence charge la Commission de travailler avec le ministère des Affaires étrangères du Nigéria, qui assure la présidence du Conseil, pour en définir le format et 
le calendrier.
Hommages et Remerciements
51. Les Chefs d’État et de Gouvernement expriment leur profonde gratitude au Président et au Gouvernement de la République Fédérale du Nigéria pour leur hospitalité et les commodités mises à leur disposition en vue d’assurer le bon déroulement de la session.
Concernant l’élection du Président de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO
52. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont élu S.E. Bola Ahmed Tinubu, Président de la République Fédérale du Nigeria comme Président de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO pour un mandat d’un an.
53. La Conférence a rendu un hommage chaleureux à S.E. Bola Ahmed Tinubu, Président de la République Fédérale du Nigéria et Président de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO pour son leadership et son engagement en faveur de la région de l’Afrique de l’Ouest durant son mandat.
Date et lieu du prochain sommet
54. La Soixante-sixième Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement se tiendra à une date à déterminer, en consultation avec le Président de la Conférence.
Fait à Abuja, le 7 juillet 202

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U
Umar il y a 1 an

Notre cher docteur Anasser ag Rhissa est dans tous ses états parce qu'il n'a pas pu excroquer les américains. Comment lui, plus intelligent que tout l'univers, peut échouer à extorquer quelques dollars à ces américains qui l'ont pourtant fait croire que l'affaire etait dans le sac en faisant une copie de toutes les pages de son passeport. Anasser a besoin des prières de tous. Il est vraiment malade.

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

LES ÉTATS UNIS ONT LANCÉ UNE GUERRE D'INFORMATION, DE DÉSINFORMATION, DE MÉSINFORMATION, DE FAKE-NEWS ET DE MALINFORMATION contre Dr Anasser Ag Rhissa qui porte plainte devant la justice Se basant principalement sur la désinformation, l’espionage, les fake-news, les États Unis ont lancé une guerre d'information contre Dr Anasser Ag Rhissa. Sans doute se basant sur les relations diplomatiques froides, depuis des mois et actuellement brouillées, entre le Niger et les États Unis et sur l'illégalité du "supposé" contrat pour son personnel militaire et civil présents au Niger depuis des années, les États Unis pensent à tort que tout partenariat avec une entité du Niger ou de l'AES (Alliance des États du Sahel) est suspect, donc doivent en être méfiantes. A défaut de dominer leurs partenaires, tout le temps, les États Unis pensent les influencer (à travers leur "soft power" ou "smart power" à défaut de leur hard power"). C'est ainsi qu'ils ont probablement classé le partenariat sur la base du séminaire sur la guerre informationnelle collective au sein de l'AES (qui était programmé à Niamey en début 2024 et reporté aux nouvelles dates, du 02 au 06 juillet 2024, après plusieurs reports dûs en grande partie à l'attente du financement qu'ils avaient promis), que l'ONG Tilwat international leur avait proposé et dont ils avaient promis à plusieurs reprises de participer au financement. A défaut de dominer leurs partenaires, le recours à la guerre informationnelle pour les influencer est souvent de mise. Ce qui explique la guerre informationnelle que les États Unis ont lancé contre Dr Anasser Ag Rhissa en tant qu'organisateur principal et animateur de ce séminaire destiné à donner un expertise aux citoyens des pays de l'AES, donc à ceux du Niger, sur la guerre informationnelle. Voir quelques détails ci-dessous. On Tue, Mar 19, 2024, 22:31 Anasser AG RHISSA <[email protected]> wrote: LES ÉTATS UNIS ONT LANCÉ UNE GUERRE D'INFORMATION, DE DÉSINFORMATION, DE MÉSINFORMATION, DE FAKE-NEWS ET DE MALINFORMATION contre Dr Anasser Ag Rhissa  Bonjour, Je suis Dr Anasser Ag Rhissa, Président de l'ONG Tilwat international, Expert TIC Gouvernance et Sécurité. De père Malien et de maman Nigérienne. L'ONG Tilwat international, dont je suis le Président,  en collaboration avec plusieurs partenaires des pays de l'AES (Alliance des États du Sahel), organise en 2024, à Niamey, sous la coprésidence de SE le Général Tiani Abdourahamane, Chef de l'État du Niger, et de SE Sidi Mohamed, Ministre de la communication du Niger, un séminaire sur la guerre informationnelle collective au sein de l'AES. Nous avions envoyé à l'Ambassade des États Unis au Niger,  plusieurs sollicitations de partenariat sur la base des sessions de ce séminaire afin de nous aider à prendre en charge certains participants de l'AES pour s'inscrire à ce séminaire. Plusieurs citoyens Nigériens ont présenté à l'Ambassade des États-Unis au Niger, des sollicitations de prise en charge pour participer à ce séminaire, sans aucune suite de leur part. Nous nous sommes déplacés plusieurs fois pour rencontrer des responsables de cette Ambassade et leur Ambassadeur.  À chaque fois, c'est un membre de son personnel sécurité qui vient nous raccompagner et nous dire, visiblement craintif, de partir, ils nous répondront. À trois reprises, le personnel d'accueil de l'ambassade des états unis au Niger avait pris des photocopies de toutes les pages du passeport de Dr Anasser Ag Rhissa, Président de l'ONG Tilwat international, en s'engageant à répondre à nos sollicitations, sans suite. Pourquoi les copies de toutes les pages de mon passeport ?  Sûrement pour rechercher des données personnelles et éventuellement pour espionnage. Malgré mes nombreuses sollicitations de rendez-vous, jusqu'ici je n'ai pas été appelé et je n'ai reçu aucune réponse de leur part. Je suis surpris de constater qu'au lieu de me répondre ou de m'accorder un rendez-vous, l'Ambassade des États Unis au Niger lance une guerre informationnelle contre moi à travers, des informations fausses (fake-news), de la désinformation, de la mésinformation et de la malinformation et leurs publications sur les réseaux sociaux, facebook, ... Les États Unis tentent d'imposer leur influence sur moi en gardant des traces de mes données personnelles et en tentant de me décourager ou de rendre impossible l'organisation de ce séminaire avec les partenaires de l'AES mais en organisant des cyber-attaques, entre autres, avec virus ou spoofing ou par inondation ou par usures de batteries ou autres (chevaux de Troie, ...). Mes deux tablettes ont déjà été endommagées ainsi que leurs batteries. Implicitement, leur comportement est dirigé contre les pays de l'AES en particulier le Niger et le Mali et les responsables impliqués dans ce séminaire comme, moi, l'expert organisateur/animateur de ce séminaire ET comme les coprésidents de ce séminaire.  Des fausses  informations (fake-news), m'ont été envoyées en particulier sous forme de spam ou autre,   disant que j'ai remporté un prix valant des millions de dollars et des cartes bancaires avec un million de dollars chacune et de me présenter pour les retirer. Tout ça pour m'appâter, m'espioner, chercher des liens avec je ne sais quoi ?,  me discréditer, me diffamer, me manipuler et m'influencer. Les États Unis, malgré leur puissance d'influence, ont du mal à persuader efficacement par leur soft power ou smart power. J'ai échangé à plusieurs reprises avec leur agent de sécurité qui semble être toujours le même en lui indiquant leur forfaiture vis-à-vis de moi. Mais rien n'a changé. Je porte plainte devant les justices du Niger, du Mali et du Burkina  pour diffamation, désinformation, mésinformation, malinformation, espionnage et fake-news tendant à me discréditer, à  discréditer les pays de l'AES et à faire avorter ce séminaire sur la guerre informationnelle collective au sein de l'AES. Depuis 2024, quatre reports de ce séminaire ont été enregistrés. Y-a-t-il des liens ? Tout le monde sait, qu'on peut garder ses biens et refuser de coopérer tout en respectant ses interlocuteurs et ses clients. Le respect mutuel s'impose ainsi que le respect de nos principes, de nos stratégies et de nos souverainetés au sein de l'AES. Dr Anasser Ag Rhissa Président de l'ONG Tilwat International Expert TIC, Gouvernance et Sécurité  Email : agrhissaanasser @gmail.com TEL/whatsapp :  00227 76665673 --------------------------- On Wed, Jan 17, 2024, 01:00 Anasser AG RHISSA <[email protected]> wrote: Voir à l'adresse facebook ci-dessous. m.facebook.com/story.php/?id=100095176334011&story_fbid=219013334614543 Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité TEL 81204817/76665673 Aides sollicitées des États Unis Nous souhaitons que les États Unis supportent ce séminaire très important pour l'AES. Une réponse rapide est  attendue pour convoquer les participants que vous prendrez en charge : nous souhaitons que vous preniez en charge cents soit vingt millions de francs CFA. Nous attendons de vous la location de cent ordinateurs en réseau pour la pratique.

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

CONTRE LA DÉSTABILISATION, LA DÉSINFORMATION ET LES FAKE-NEWS, GÉNÉRALISONS LA GUERRE D’INFORMATION collective AU SEIN DE LA CONFÉDÉRATION AES ET DE L’AES Comme des morpions qui s’accrochent à leur zone sale favorite, les membres du réseau Dogon64 alias l’arriviste UMAR alias  Balkissa alias LeGoupil33 alias Anonymes alias ...,  s’accrochent, comme des parasites, à leur sale boulot (sans lequel ils ne pourront pas vivre)  de manipulateurs, de diffamateurs, d’escrocs et de déstabilisateurs des pays de l’AES. Le réseau Dogon64 est supporté par la France. Les membres de ce réseau et la France avaient tout tenté y compris des instrumentalisations des Peulhs et des Touaregs comme multiplicateurs du terrorisme au Mali et dans le sahel, des confrontations entre citoyens d’un même pays ou de pays différents en tentant de discréditer certains pour les exclure. Je suis Malien de part mon père et Nigérien de part ma mère. Est-ce être immigré au Mali, pays de mon père, et de ce fait mon pays,  juste parce que je suis Nigérien de part ma mère. Je suis chez moi au Mali tout comme au Niger et même au Burkina. Suite à la guerre d’annexion à Hombori au Mali par des troupes étrangères,  certains de nos parents Songhoye et Touaregs de Hombori au Mali se sont retrouvés vers Dori au Burkina et vers la frontière entre le Niger et le Nigeria où ils occupent encore des villages entiers. C’est cela la richesse de l’Afrique où chaque citoyen a des parents dans plusieurs pays. C’est le cas des citoyens des pays de l’AES (Mali, Niger et Burkina), c’est pourquoi leur rapprochement à travers l’AES s’est fait très facilement. Les membres du réseau Dogon64, ne supportant pas les indexations induites par leur sale boulot et celui de la France instrumentalisant le terrorisme pour dominer les pays du sahel, en particulier de l’AES, disjonctent en face de la plainte contre eux devant la justice et de la fronde contre eux des pays Africains, en particulier ceux de l’AES. Vomie par l’Afrique et surtout par le sahel, la politique africaine de la France de Macron est à l’image des comportements des membres du réseau Dogon64 qui, désemparés et n’en pouvant plus, sont poussés par leur jalousie maladive et la peur au ventre ET amplifient le sentiment anti-France en vomissant leurs venins sur les citoyens et les dirigeants des pays du sahel comme ils le font sur Dr Anasser Ag Rhissa à travers leurs propos injurieux et irrespectueux voire blasphématoires car me craignant et ayant peur de moi comme on peut l’être vis-à-vis  d’un Dieu méchant ou d’un animal dont on veut se débarrasser : En 2023 et 2024 : DÉBUT DE CERTAINS PROPOS DES MEMBRES DU RÉSEAU DOGON64. Nous sommes envahis par un torrent , de propos crétins. Que faire ? Il faut couper le sifflet à cet anasser,qui n'est qu'un immigré au Mali. Il s'étale sans fin... Anasser est comme un morpion,s'il s'accroche à votre poil de cul il faut tout raser,pour s'en débarrasser !!! Zzzzz, un autre membre du réseau Dogon64 stipule : encore cet anasser et ses diatribes kilomètr iques FiN DE CERTAINS PROPOS DES MEMBRES DU RÉSEAU DOGON64. Temps et Peines  perdus. Vous êtes des immigrés en Afrique et au sahel, soyez dignes, probes et respectez les souverainetés des autochtones, des Africains, souverains chez eux. Ceux du réseau Dogon64 qui déclarent avoir l’overdose d’Anasser ou qui qualifient Anasser de morpion ou d’animal dont il faut se débarrasser, vont disjoncter ou mourir de spasmes épileptiques au ventre. Voir la lettre ouverte ci-dessous. LETTRE  OUVERTE À L’ONU, À LA FRANCE, AU MALI,  AU NIGER, AU BURKINA FASO, AU RÉSEAU DOGON64 ET AUX PARTENAIRES Etant donné que (1)  le Mali et moi-même, Dr Anasser Ag Rhissa, avions soumis à l’ONU une plainte contre la France pour ses aides et ses supports aux terroristes au Mali,  ET (2) devant l’inaction de l’ONU face à cette plainte, j’avais proposé  en 2022 au Mali et aux acteurs qui le supportent de mener une guerre médiatique d’information contre la France et contre ses réseaux, comme Dogon64, de manipulation, de propagande, de discréditation,  de diffamation,  d’escrocs et de déstabilisation du Mali. Etant donné l’efficacité qu’a eue une telle guerre au Mali et de part le Monde, je propose maintenant aux pays de l’AES (Mali, Niger, Burkina) et aux acteurs qui les supportent de mener cette  guerre médiatique d’information contre la France et contre ses réseaux, comme Dogon64 alias LeGoupil33 alias UMAR alias Sogoba alias Balkissa alias ... , de manipulation, de propagande, de discréditation,  de diffamation,  d’escroquerie et de déstabilisation des pays membres de l’AES. En support aux pays de l’AES (Alliance des États du Sahel), l’Expert Dr Anasser Ag Rhissa se fait épaulé par plusieurs internautes tels que Seydou, Fanga, Cissé,  Attiparal, Diawara, Konthe, Kinguiranke et toute une armada d’Anonymes dont certains supportent la transition au Mali, au Niger et au Burkina pour participer activement à cette guerre médiatique de l’information qui a pris la place des acteurs classiques dans une guerre conventionnelle. Pour l’internaute Attiparal, ”la guerre médiatique a pris la place de Barkhane et consorts. Le Mali est au dessus de ceux qui lui veut (en réalité, veulent) du mal. Les forces du mal savent pertinemment qu'elles ont perdu le coach”. Cette guerre médiatique qui est en fait une guerre informationnelle, pour une efficacité optimale, doit être menée collectivement. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected]  TEL 0 0 2 2 7 76665673

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Dr ANASSER AG RHISSA 8 il y a 1 an

GUERRE D’INFORMATION ET RESPECT DE LA SOUVERAINETÉ DES CLIENTS ET PARTENAIRES 1. QUESTIONS DE FACOLY, membre du réseau de trolls, Dogon64, supporté par la France.  Vous semblez poser des questions suite : à mon bilan et analyse du premier sommet des chefs d’états de l’Alliance des États du sahel qui s’est tenu à Niamey le 06 juillet 2024 ET  à ma proposition intitulée : PROPOSITION : De l’AES à la confédération AES et à la Fédération entre les états de la zone Sahel et ceux autour de la zone sahel, PASSERELLE ENTRE l’AES et la CÉDÉAO si les visas en provenance des pays de la  CÉDÉAO et à destination des pays de la confédération  AES et ceux à destination de la Fédération sont ou seront  supprimés. Vous semblez avoir juste parcouru cette proposition sans la comprendre entièrement. Cette proposition détaille en fait quelques étapes de progression (ce qui ne peut être considéré  comme un catalogue de voeux) pour la création d’une fédération entre les pays du sahel et autour du sahel en partant de l’AES et de la confédération AES. Déjà en moins d’un an (huit mois ) ont été institutionnalisées l’AES et la confédération  AES. Je propose la création  de la fédération, entre les pays de la zone sahel et ceux autour de cette zone, entre 2025 et 2030. À travers des consultations incluant des citoyens AES, des experts affineront, modifieront éventuellement, et valideront cette proposition avant la validation des ministres et celle du prochain collège (qui se tiendra dans un an) des chefs d’états de l’AES et de la confédération AES. Cette proposition nécessite le consensus et l’entente entre les partenaires, les acteurs et le peuple à  travers ses représentants.  Vous voyez que la démocratie est utilisée pour établir des choix judicieux consensuels et adaptés  à la majorité. Certaines concertations, consultations et consensus exigent des votes. Le dialogue national inclusif est souvent utilisé  pour établir de tels consensus et choix. Au Mali, j’étais l’Expert de la méthodologie inclusive qui avait été utilisée pour valider en 2017, 2019 et 2021 le dialogue national inclusif au Mali.  Ce n’est pas la dictature qui guide les experts dans leurs choix techniques et qui déterminent les choix des citoyens et des communautés. En plus de tout cela, nous avons nos mécanismes endogènes de validation de nos choix et de nos décisions. Les référendums viennent en plus pour impliquer tout le peuple. Par exemple, après des consultations régionales et nationale, un référendum a été utilisé pour valider la constitution du Mali en 2023. C’est ainsi qu’au sein des pays AES fédérés et des pays du sahel et autour du sahel fédérés sera validée plus tard la constitution fédérale de la fédération entre pays du sahel et autour du sahel. Respectons les souverainetés des autres, leurs choix et leurs besoins. C’est ce type de respect, ce type de consensus et ce type d’entente qui font défaut dans les partenariats qu’établit la France avec ses partenaires et ses clients.  Après son auto-critique, dans la nouvelle politique africaine de la France, elle tient à changer, à respecter les souverainetés de ses clients, à s'adapter aux besoins de ses clients, de ses partenaires et à les mettre en avant. À travers vos questions, tout en essayant de comprendre, vous vous mettez à nu  et transparait, malgré  vous, la voie tracée par votre  maître Macron. Alors que je fais une proposition pouvant rapprocher et éviter les tensions entre l’AES et la CÉDÉAO, mais éventuellement aussi entre leurs partenaires, à travers la création d’une fédération des états du sahel et autour du sahel qui permettra une construction sereine d’une intégration sous-régionale mais aussi régionale connectées à l’international, vous trouvez un moyen de créer des hostilités entre elles et entre puissances partenaires, naturellement en voulant mettre en exergue la divergence entre la France (supportant la CÉDÉAO) et la fédération de Russie (supportant l’AES). Vous dites même qu'à travers ces partenariats, on se livre aux puissances mondiales, ce qui fait de notre sous-région un terrain de batailles. je vous rappelle que les partenariats de l’AES obéissent aux principes rappelés ci-dessous. Ce qui fait que les hostilités  que vous sous-entendez n’existeront pas ou seront aménuisés. Sur le terrain de bataille, il n’y a pas photo. La France est honnie par les pays de l’AES et plusieurs autres pays Africains tandis que la fédération de Russie attire de plus en plus de pays Africains dont les pays de l’AES avec lesquels elle collabore en acceptant les principes (respect de leurs souverainetés, de leurs choix de partenaires stratégiques et des besoins de leurs peuples) mis en avant par ces derniers. La France ayant torpillé ces principes et ayant imposé à ses partenaires son influence et son diktat par la force à travers souvent son hard power et sa stratégie de partenariat contraignante (elle se met tout le temps en avant en faisant assumer à ses partenaires les déboires en cas d’éventuels problèmes et/ou incompréhensions) contrairement à la Russie qui respecte ses partenaires et agit intelligemment et en douce via son soft power (négociation, compromis et entente). 2. TROLLS Français Encore de retour ces trolls français du réseau Dogon64 qui errent désespérément  d'un réseau à un autre en tentant de perturber la quiétude des internautes à travers des discréditations et des diffamations, voire des tentatives de déstabilisations des pays de l'AES.  Malgré qu'ils aient été battus lors des différentes confrontations entre la France et les pays de l'AES, les membres du réseau Dogon64, en tant que trolls français, tiennent désespérément des rampes sur les réseaux sociaux en passant d'un réseau à un autre pour faire croire que la France continue de peser dans ces pays de l'AES, peine perdue.  Comme l'avait reconnu le Président Français, SE Macron, la France a perdu aussi la guerre d'information et de communication devant la fédération de Russie.  La tentative désespérée de prendre des trolls français, après avoir essayé les ambassadeurs, qui l'avaient rejeté, était aussi vouée à l'échec car ils (les trolls français)  amplifient le sentiment anti-France de par leurs métiers de propagandistes, de manipulateurs, de diffamateurs, de discréditeurs, d'escrocs et de déstabilisateurs. Respectez-vous. Respectez la France que vos actions discréditent. 3. CONCLUSION Je vous remercie Facoly pour votre quête pour la compréhension de ce que veulent faire vos anciens partenaires et clients. La meilleure critique se base sur la vérité et découle d’une meilleure compréhension du contexte géopolitique et géostratégique. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Président de l’ONG Tilwat International  Expert , Gouvernance et  Sécurité  Email : [email protected]  TEL : 00336 76665673