vendredi 17 avril 2026
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Crise énergétique : La tragédie s’annonce plus longue que prévu

Par Le Témoin 2,863 vues
Crise énergétique : La tragédie s’annonce plus longue que prévu

Annoncés comme alternative urgente et plausible aux déficits de la production énergétique, les centrales solaires sont en passe d’être progressivement rattrapées par la réalité, après l’euphorie du lancement de leurs travaux en grande pompe par la plus haute autorité du pays. De Sanankoroba à Safo en passant par Tiakadougou-Dialkoro, les projets avaient, en effet, allumé tout un faisceau d’espoirs de quitter les ténèbres plus rapidement que pressenti. Mais à mesure que les consommateurs s’habituent aux épreuves et s’accommodent de la résilience, la désillusion se précise à la fois pour les proportions de d’énergies promises que pour l’échéance de leur disponibilité. On n’ignorait déjà pas la dissonance initiale qu’il y avait entre les hautes autorités et la ministre en charge du secteur énergétique, Bintou Camara. Pendant qu’elle agitait les optimismes en annonçant les premiers kilowatts/heure quatre mois seulement après la pose de la première de la centrale de Sanankoroba, la plus haute autorité du pays abouchait une trompette différente et tablait plutôt sur une année. Quoi qu’il en soit, l’une et l’autre des deux autorités sont à mille lieues du délai d’exécution contractuel, à en juger par le communiqué du conseil des ministres de la semaine dernière. Il y est clairement énoncé une échéance de 24 mois conclue avec l’entreprise chinoise SINOHYDRO CORPORATION LIMITED, bénéficiaire du marché dont le lancement des travaux aura étrangement précédé l’attribution. Ça n’est pas la seule ambiguïté qui entoure le gré à gré validé par la partie gouvernementale avec tous les conforts et commodités administratifs et fiscaux inclus (hors-taxes et hors droits de douane). On apprend, à travers le même conseil des Ministres, que l’échéance de 24 mois n’est retenu que pour la seule première phase du projet, qui coûtera aux contribuables plus de 32 milliards F CFA pour 50 MWc sur 100 MWc annoncés avec une capacité de stockage de seulement 25 Mégawatts.

Quid par ailleurs des proportions réelles ainsi que du délai de réalisation de cette autre centrale solaire annoncée à Sanankoroba ? Plusieurs mois depuis le lancement de ses travaux, les détails sur les modalités de sa réalisation n’ont pas encore filtré. On peut présumer d’ores et déjà, néanmoins, que sous la signature d’une entreprise russe beaucoup moins réputée dans le secteur, les coûteux fruits attendus risquent de se révéler beaucoup moins savoureux, tant dans leurs proportions que par leur diligence. Quant à Tiakadougou – Dialakoro, le début des travaux seraient en souffrance à cause du refus des propriétaires coutumier à abandonner leurs terres.

Il est loisible de comprendre, en définitive, que la crise énergétique ainsi que les équations socio-économiques qui lui sont inhérentes ont de beaux jours devant elle si elles devaient se résorber par le solaire. En cause, la grande confusion qui entoure cette option sur laquelle reposent les promesses de compenser les carences énergétiques imputables à la faible densité du réseau électrique sous-régional interconnecté, des centrales thermiques, entre autres. 

A. KEÏTA 

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Commentaires (10)

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A
Anonyme il y a 1 an

pas besoin de production énergétique, on brasse l'air nous mm.

W
Wassim Nasri il y a 1 an

Le journaleux, il savoir que les dossiers sont très techniques pour toi et par rapport à ces genres de projets, la récupération politique joue un rôle important alors que la réalité du terrain est tout autre ainsi pour les pro et anti régime, en un mot projet n'est pas une question de jours au lendemain. Mais je vais te donner un tuyau du côté de Narena vers la frontière guinéenne où " l'amader" en complicité avec ses opérateurs sont entrain de dépecé la population avec une centrale hybride installé et financé par la banque mondiale et réception en 2022"novembre" pour un délai annoncé de " décembre 2019" c'est à dire qu'actuellement au vu et au su de toutes les autorités de la localité que l'opérateur est entrain de céder l'électricité subventionné à (5000f) pour (5) jours de consommation sans aucune dispositif de mesure ( compteur électrique) sauf des appareils de disjoncteurs télérupteurs placé en haut de poteaux et de simple disjoncteurs modulaires de distribution placé chez le consommateur ( interrupteur) . Le prix de (5000f) pour les (5) jours de consommation est inclus un montant de (1250f ) pour frais d'entretien et de redevance d'éclairage public. Donc le citoyen lambda de la localité de Narena doit payer (5000f) chaque 5 jours pour accéder à l'électricité à partir de l'agence malienne de développement des énergies renouvelables (AMADER) . Ça c'est à Narena à quelques soixantaine de kilomètres de Bamako. Qui dit mieux et vérifiable.

Anonyme il y a 1 an

De quoi te plains-tu ? Tu es le premier défenseur des colonels ! Tu n'as qu'à leur dire ,qu'ils sont nuls !!!

toupé il y a 1 an

mais pourquoi tu te donne ce nom que tout le monde connait se donner des psedo c'est bien mais prendre le vrai nom d'une autre personne ça s'appelle ......reponds toi meme

A
Anonyme il y a 1 an

La trompette est embouchée ou abouchée ? Si elle est abouchée,c'est qu'elle est suspecte !!!

Anonyme il y a 1 an

tu ferais mieux de la mettre en sourdine, hein, déjà que tu es trompeter par le docteur ag rhissa. cherche toi plutôt un avocat.