Ouverture du sommet Chine-Afrique : Assimi GOÏTA et Xi JINPING tracent la voie de la modernisation
La coopération Chine-Afrique connait de vrais succès, comme l’usine hydroélectrique Kafue Gorge Lower en Zambie, par exemple. Mais ces succès sont plutôt moins nombreux que les échecs. Les promesses d’infrastructures n’ont souvent pas été réalisées, ou sinon partiellement. À Addis-Abeba, en Éthiopie, le métro construit par la Chine souffre d’un manque d’entretien chronique et est largement dysfonctionnel. À Abuja, la capitale du Nigeria, le projet de métro est à l’arrêt depuis quatre ans, avec seulement trois stations ouvertes sur douze prévues. Au Kenya, si la ligne de trains voyageurs entre Mombasa et Nairobi est fonctionnelle, la ligne de fret, elle, est arrêtée au milieu de nulle part et est loin de remplir sa fonction prévue : désenclaver l’Ouganda et le Rwanda. La dette chinoise, dont le stock global s’élève à 120 milliards de dollars, n’a pas réussi à faire décoller les économies africaines qui, au contraire, ont vu leur développement stagner depuis une décennie. Beaucoup de pays ont commencé à rembourser cette dette sans voir les projets chinois se terminer. Pour certains, la charge est devenue trop lourde avec le choc du covid. Depuis 2020, trois pays africains ont fait défaut sur leur dette : la Zambie en 2020, le Ghana en 2022 et l’Éthiopie en fin d’année 2023. D’autres sont menacés du même sort. (Source: Mediapart)