jeudi 16 avril 2026
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Mali, Burkina et Niger : une « force unifiée » de 5000 hommes annoncée par les autorités

Par La Nouvelle Tribune 4,483 vues
Mali, Burkina et Niger : une « force unifiée » de 5000 hommes annoncée par les autorités
Le ministre nigérien de la Défense, le général Salifou Mody

L’Alliance des États du Sahel (AES), créée en septembre 2023, résulte d’une convergence stratégique entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette union militaire et politique découle directement des changements de régimes survenus dans ces pays, où les forces armées ont pris le pouvoir successivement : au Mali en 2020, au Burkina Faso en 2022, puis au Niger en 2023. Les nouvelles autorités, confrontées à des défis sécuritaires similaires et partageant une vision commune de leur souveraineté, ont rapidement établi des liens de coopération, notamment après leur rupture respective avec la France.

Une force commune pour faire face au terrorisme

Le ministre nigérien de la Défense, le général Salifou Mody, a dévoilé mardi 21 janvier les contours d’une nouvelle force militaire conjointe. Cette armée unifiée, forte de 5000 hommes, disposera de moyens aériens, terrestres et de renseignement, ainsi que d’un système de coordination intégré. Le dispositif, qualifié de « pratiquement prêt » par le général Mody, devrait être opérationnel sous peu, marquant une étape majeure dans la coopération militaire entre les trois pays.

La mutualisation des forces contre la menace djihadiste

Les trois États de l’AES subissent depuis une décennie les assauts répétés des groupes terroristes. La nouvelle force unifiée vise à renforcer les opérations conjointes déjà menées par les armées des trois pays, particulièrement dans la zone des trois frontières, épicentre des attaques terroristes. Ce dispositif, selon le général Mody, apporte une réponse novatrice et rassurante pour les populations face aux défis sécuritaires communs aux trois nations.

Une autonomie stratégique affirmée

La création de cette force commune marque l’aboutissement d’une rupture progressive avec les partenaires traditionnels. Les trois États ont annoncé leur départ de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cedeao), effectif le 29 janvier. Cette décision traduit leur rejet d’une organisation qu’ils considèrent inefficace face aux enjeux sécuritaires et trop influencée par la France. Les pays de l’AES ont parallèlement développé de nouveaux partenariats, notamment avec la Russie, illustrant leur volonté de diversifier leurs alliances militaires et diplomatiques.

..........La Nouvelle Tribune

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Commentaires (2)

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A
Anonyme il y a 1 an

Vautré comme tu es,tu n'es pas capable de courir un cent mètres !!!

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

LETTRE OUVERTE À SE ASSIMI GOITA, À SE le Premier Ministre du Mali, AU CEMGA DU MALI, AU CSP ET À TOUS LES MALIENS  OPTONS AU MALI, pour la coexistence pacifique, l'unité, la CONCILIATION inter-Malienne, la réconciliation nationale et la paix durable, c’est la PRIORITÉ après le retour de Mahmoud Dicko malgré ses agissements antérieurs s’il change d’attitude et s’il agit pour le MALI, après un repentir précédé du dépôt des armes des membres Maliens du CSP en belligérance et de leur demande de pardon. Est-il vrai comme le stipule, entre autres, le média Malien Nouvelle tribune, publié  le 23 mai 2024, que le rapprochement au Mali entre les terroristes et les Touaregs confirme la stratégie du gouvernement Malien ? Il y a eu des rapprochements au Mali entre des membres du CSP et des groupes djihadistes et terroristes, c'est leur stratégie SUICIDAIRE (comme je le disais depuis des mois) pouvant être induite ou pas par la stratégie gouvernementale du Mali de conquête ou reconquête du territoire pour établir la paix et maintenir l'ordre. L’affrontement à la frontière algérienne, à Tinzaoutene, pendant pendant plusieurs  jours entre le CSP, adoubé de sa coalition terroriste, et l’armée malienne avec son partenaire wagner, était la matérialisation de l’application de cette stratégie SUICIDAIRE. En effet, cet affrontement a généré des morts de part et d’autre, une vingtaine, disait un communiqué publié par l’état major Malien, du côté du CSP et de sa coalition terroriste. Trop tard, pour certains membres du CSP, cette stratégie pourrait être pour pousser le Mali à négocier avec eux en prélude à la négociation possible avec les djihadistes/terroristes comme l'a recommandé le dialogue inter-Maliens. Mais pourquoi pas dans le cadre d’une conciliation inter-Malienne pour ceux du CSP qui voudront se repentir sincèrement, comme l’à souhaité  dernièrement le FLA (Front de Libération de l’Azawad). Cette conciliation est-elle maintenant possible ? Ceci d'autant plus qu'avant que n'éclate la guerre au Mali, Dr Anasser Ag Rhissa avait tenté la conciliation entre la transition Malienne dont le Président est SE Assimi Goita et le CSP. Ce qui a été refusé par SE Assimi Goita malgré mes nombreuses tentatives dont plusieurs ont été publiées sur internet. Le CSP intègre des Touaregs mais cela ne veut pas dire qu'il faille faire des amalgames entre TOUS les Touaregs et les groupes terroristes liés  au CSP. Chers frères et sœurs de Nouvelle tribune, ne faites pas d'amalgames, le CSP intègre d'autres composantes que des Touaregs ET tout Touareg ne fait pas partie du CSP, c'est par exemple mon cas. Évitons les amalgames. Elles nuisent à la cohésion, à l'unité et à la réconciliation nationale. En cette période qui suit le dialogue inter-Maliens, et qui précède l’établissement de la charte pour la paix et la réconciliation au Mali, de telles amalgames sont dangereuses. Elles risquent aussi de pousser certaines catégories de Maliens et certains membres du CSP à ne pas participer au prochain dialogue inter-Maliens et aux rencontres pour établir la charte, ce qui impactera sur la réconciliation nationale et la paix au Mali. OPTONS AU MALI, pour la coexistence pacifique, l'unité, la CONCILIATION inter-Malienne, la réconciliation nationale et la paix durable, c’est la PRIORITÉ après le retour de Mahmoud Dicko malgré ses agissements antérieurs s’il change d’attitude et s’il agit pour le MALI , après un repentir précédé du dépôt des armes des membres Maliens du CSP en belligérance et de leur demande de pardon. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Président de l’ONG Tilwat international Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] TEL/Whatsapp : 00227 76665673