Drone abattu : Bamako porte plainte contre Alger au Conseil de sécurité de l'ONU
Le gouvernement malien a exprimé sa condamnation formelle, par un communiqué transmis aux Nations unies, à la suite de la destruction d’un drone des Forces armées et de sécurité maliennes dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 à Tinzawatène, dans la région de Kidal. Cet événement, décrit comme une « action hostile préméditée » et attribuée au « régime algérien », a conduit Bamako à saisir le Conseil de sécurité de l’ONU, selon un document publié ce lundi par la Mission permanente du Mali auprès des Nations unies.
Dans le communiqué n° 073 daté du 6 avril 2025, le gouvernement de transition malien affirme que le drone, engagé dans des opérations de sécurisation dans le nord du pays, a été « intentionnellement visé » par des acteurs algériens. La localité de Tinzawatène, proche de la frontière algérienne dans la région instable de Kidal, est une zone stratégique où persistent les activités de groupes armés et les tensions transfrontalières, malgré les efforts de stabilisation.
Le texte, transmis par l'ambassadeur Issa Konfourou, Représentant permanent du Mali auprès des Nations unies, demande que le Conseil de sécurité « examine cette agression » et enregistre le communiqué en tant que document officiel. « Le Mali se réserve le droit légitime de prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre son intégrité territoriale », prévient le gouvernement.
Zana/Malijet.com