jeudi 16 avril 2026
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APPEL NATIONAL: LE DJOLIBA EN DANGER, UN SURSAUT COLLECTIF EST VITAL

Par Malijet 3,227 vues
APPEL NATIONAL: LE DJOLIBA EN DANGER, UN SURSAUT COLLECTIF EST VITAL

Citoyennes, citoyens, leaders communautaires et religieux, autorités publiques et législateurs, acteurs de la société civile,

Le fleuve Niger localement appelé le Djoliba n’est pas un simple ruban d’eau. Il est la mémoire vivante de notre peuple, le souffle discret de Bamako, l’artère nourricière du Mali tout entier. Il abreuve nos cultures, rythme nos traditions, inspire nos artisans, guide nos pêcheurs Bozos depuis des générations.

Et pourtant, ce fleuve sacré est aujourd’hui menacé de silence.

Chaque sac-poubelle abandonné, chaque effluent toxique rejeté, chaque opération de dragage incontrôlée est une blessure infligée à ce symbole du Mali. Les berges s’effondrent. L’eau s’asphyxie. Les poissons disparaissent. Les maladies s’installent. Ce n’est pas seulement l’écosystème que nous détruisons, c’est une part de notre identité, un legs dont nous sommes en train de priver nos enfants. Mais il est encore temps.

Encore temps de s’unir, encore temps d’agir…

À vous, citoyennes et citoyens :

Vous êtes les premiers gardiens du fleuve. Chaque geste compte. Refusez de jeter vos déchets près ou dans le fleuve. Participez aux journées de nettoyage.

Parlez-en autour de vous. Éduquez, alertez, montrez l’exemple.

Le fleuve n’est pas une décharge, il est notre source de vie.

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À vous, leaders religieux, coutumiers, communautaires :

Votre voix porte dans les coeurs. Dans vos prêches, dans vos cérémonies, dans vos rassemblements : rappelez que préserver le fleuve, c’est honorer la Création, c’est protéger le bien commun.

Aux artisans de l’indigo, aux pêcheurs et aux orpailleurs :

Vous vivez du fleuve depuis des générations. Vous en êtes les témoins et les sentinelles. Ralliez-vous à cet appel. Exigeons des pratiques durables. Proposons des solutions concrètes.

Les lavoirs à indigo, essentiels à votre art et à votre culture, peuvent être modernisés grâce à des partenariats public-privé, intégrant des systèmes efficaces de traitement des effluents. Les techniques d’extraction peuvent être améliorées, tout en préservant les savoir-faire ancestraux qui font la richesse de vos communautés.

À la société civile, aux ONG, aux associations :

Faites entendre votre voix. Lancez des campagnes ciblées, ancrées dans les réalités locales. Impliquez les jeunes, les femmes, les écoles, les artistes. Fédérons les énergies, construisons des alliances durables, portons ensemble un message fort :

le fleuve Niger doit vivre.

Aux autorités publiques et aux législateurs :

Il est urgent de faire de la protection du fleuve Niger une priorité nationale. Nous appelons à l’adoption d’une loi spéciale dédiée à sa sauvegarde :

Une loi qui encadre le dragage, interdit les constructions anarchiques en bordure, réglemente les rejets polluants, et sanctionne sévèrement les comportements relevant de l’incivisme écologique.

Cette loi doit s’accompagner d’investissements dans des infrastructures modernes de traitement des déchets et des eaux usées, ainsi que de la création de moyens concrets pour son application : appui renforcé aux collectivités locales, à la police environnementale et aux agents des Eaux et Forêts.

Renforcez les contrôles sur le terrain. Appliquez les sanctions avec rigueur. Et inscrivez la préservation du fleuve dans toutes les politiques publiques, au même titre que la santé, l’éducation ou la sécurité.

Car sans fleuve vivant, il n’y a ni ville viable, ni avenir durable.

Un serment collectif pour demain

Protéger le fleuve Niger, c’est défendre notre dignité.
C’est garantir à nos enfants une eau claire, un climat respirable, une culture vivante.
C’est faire de Bamako une ville durable, belle et respectueuse de ses racines.

Le fleuve nous parle. Écoutons-le avant qu’il ne se taise.

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Le Grain

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Commentaires (9)

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A
Anonyme il y a 10 mois

Soulignons toutefois, qu'il n'y a qu'un "grin" au Mali,celui de kayes-plateau. L'autre grain n'appartient qu'aux paysans !!!

Anonyme il y a 10 mois

Ceux qui veulent faire ,de la contrefaçon du " grin " leur beurre,n'auront que leurs yeux pour pleurer,et surtout inculpés ! On connaît l'initiateur,il a un pied chez les galonnés ,et un pied au fameux M5. On veille,et nous serons intraitables contre la malfaçon du GRIN !!!

A
Anonyme il y a 10 mois

Sapho tu as décidément des idées arrêtées. Plus soucieux de l'environnement qu'un africain,tu meurs !!! Seulement voilà,le colon est arrivé avec ses armes,et ces dingues colons ,se sont pris à flinguer tous les animaux,gazelles,buffles éléphant,etc. Moi j'ai 73 ans, à l'école primaire,des paysans en rentrant des champs,nous disaient avoir aperçu une biche ! Ce fut les dernières aperçues vers chez moi. Alors quand on vient, avec un ton docte ,empreint de "modernité" nous dire qu'il faudrait apprendre aux africains le respect de la nature ,moi je fulmine ! l'Afrique était giboyeuse,et les colons chasseurs ont flingué tout le gibier. Et ce n'est pas tout ,il y a aujourd'hui une nouvelle lubie,des petites bouteilles d'eau en plastique,qui vont finir dans nos fleuves,pour une pollution plastique mortelle,pour nos générations futures. Le mec qui vend ces petites bouteilles ,doit être très copain avec nos gouvernants. Pendant ce temps,la ministre de l'environnement se brosse les dents avec son bout de bois !!!

Anonyme il y a 10 mois

Eh oui ! Ceux des villes,ne sont plus des africains,ce sont de " petits blancs " qui s'ignorent ! Les africains sont au village,dans la cambrousse !

Anonyme il y a 10 mois

Eh ! Oui, les petits vieux ont encore de la ressource,pour défendre notre Afrique .

P
Patrice SAPHO il y a 10 mois

Vous venez de prêcher dans le désert! Rien ne changera dans le comportement des acteurs que vous avez cité! Que c'est bien dommage car l'africain n'a pas la culture de la préservation de la nature car il en ignore l'importance! Une des solutions passe par l'éducation environnementale qui doit commencer en famille pour se poursuivre en classe et enfin dans les rues! Pour dire que le groupe cible à viser est les enfants qui pourront avoir un rapport à l'environnement meilleur à celui de leurs parents d'aujourd'hui sinon c'est déjà trop tard pour nos générations!

Anonyme il y a 10 mois

Toi ,raconter des salades,c'est ton dada !!!

Anonyme il y a 10 mois

Ton propos singe, celui du pauvre Sarkozy : l'Afrique n'aurait pas conscience de son environnement. Rien qu'à entendre cela, ça me donne envie de filer des mandales !