samedi 21 février 2026
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PENURIE DE CARBURANT : le ministre de la Sécurité visite deux stations-service à Bamako

Par Fama 1,798 vues
PENURIE DE CARBURANT : le ministre de la Sécurité visite deux stations-service à Bamako

Face à la pénurie de carburant qui affecte la capitale et les régions du Mali depuis septembre, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général de Division Daoud MOHAMMEDINE, a effectué une visite de terrain dans deux stations-service de Bamako, le 31 octobre 2025, pour évaluer les conditions d’approvisionnement et de sécurité.

Accompagné du Directeur de la Protection Civile, le Général de Brigade Bokary KODIO, le ministre s’est rendu à la station corridor de Daoudabougou et à la station Yara Service Hamallaye ACI-2000. Cette visite s’inscrit dans le cadre du suivi des mesures prises par le gouvernement pour assurer un ravitaillement régulier en hydrocarbures.

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Lors de son intervention, le Général MOHAMMEDINE a rappelé que plusieurs actions ont été engagées sous le leadership du président de la transition, le Général d’Armée Assimi GOITA, afin de garantir l’approvisionnement et la distribution du carburant à travers le pays. Il a insisté sur la nécessité de sécuriser les points de dépotage et de veiller à ce que le carburant parvienne à bon port.

Le ministre a également appelé la population à respecter l’ordre d’arrivée dans les files d’attente et à suivre les consignes des Forces Armées Maliennes (FAMa), déployées pour encadrer les opérations. “Les FAMa doivent être les premières à assurer l’ordre et à montrer l’exemple”, a-t-il déclaré, précisant que des stations ont été dédiées aux Forces de Défense et de Sécurité pour faciliter leur ravitaillement.

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Mohamed COULIBALY, représentant du Conseil Malien des Transports Routiers, a salué l’efficacité du dispositif sécuritaire mis en place. “Depuis la sécurisation des stations par les FAMa, aucun incident n’a été signalé. Le travail se fait dans le calme et sans désordre”, a-t-il affirmé.

Même constat du côté des gérants de stations. Sékou Amadou DAOU, coordinateur de la station corridor, a exprimé sa reconnaissance envers les FAMa pour leur disponibilité et leur professionnalisme. “Aujourd’hui, on sert les clients sans bousculade ni désordre”, a-t-il souligné.

Kassim KONATE, gérant de Yara Service ACI-2000, a quant à lui noté une nette amélioration par rapport à la semaine précédente. “Grâce à l’implication des FAMa, les clients sont servis dans le calme, sans insultes ni bousculade”, a-t-il déclaré.

Stagiaire Rokiatou DEMBELE 

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NS il y a 3 mois

Mali, une rançon de 50 millions d’euros versée par les Emirats à Iyad Ag Ghali Les réseaux sociaux maliens ont suivi pratiquement jour par jour la chronique du versement de la rançon record versée par les Émirats, à peine plus d’un moins après leur enlèvement, pour deux Emiratis et un Iranien libérés jeudi à Gao. Des otages de grande valeur royalement monnayés par Iyad Ag Ghali, le chef d’Al Qaida au Sahel, qui a plus que jamais besoin d’argent pour financer une armée qui s’agrandit et s’étend. Cheikh Ahmed Bin Maktoum bin Joumoua Al Maktoum, général en retraite, membre de la famille royale au pouvoir à Dubaï, avait été enlevé le 23 septembre dernier avec un visiteur émirati de passage et un employé iranien à Sanankoroba, dans la région de Koulikoro, à une quarantaine de km de la capitale, où il vivait dans une grande propriété agricole. Le cheikh avait également installé un aérodrome sur place. Des images du commando djihadiste dans l’aérodrome avaient été diffusées à l’époque par les ravisseurs. Les Émirats n’ont pas hésité à charger la barque financière pour obtenir la libératuin de leurs compatriotes. On parle de 50 millions d’euros (ou de dollars, selon les sources) versés par les Emirats arabes unis, de 11 à 20 millions supplémentaires pour l’achat de munitions, de la sortie de prison de 25 djihadistes ainsi que de facilités de déplacement à l’étranger. C’est d’un accord global qu’il s’agit au delà de la libération du général émirati. Plusieurs otages maliens aux mains du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM), des notables et des militaires, seraient en cours de libération pour satisfaire les autorités maliennes, sans lesquelles l’échange n’aurait pu se faire. C’est ainsi que l’ancien député de Koutiala, Abdou Maïga, enlevé le 23 avril 2023, a finalement regagné son domicile le 31 octobre 2025. Une affaire vite ficelée Les sources concordent sur l’identité des intermédiaires impliqués dans la négociation. Il s’agirait d’Ahmada Ab Bibi, l’habituel négociateur et homme de confiance d’Iyad Ag Ghali, ancien député et ancien membre du groupe armé touareg Ansar Dine, coutumier de toutes ces affaires. On cite aussi, chose plus surprenante, deux trafiquants arabes de Tilemsi très connus, proches aussi bien de la junte que des groupes armés djihadistes et de certains leaders armés du nord du Mali. Sid Ahmed El Zamili alias Zouleylou aurait été mobilisé pour l’achat et le transport des munitions (on parle de 40 tonnes) auprès de trafiquants toubous installés en Libye et au Tchad. Son cousin Mohamed El Mehri, beaucoup plus connu sous le surnom de Rougi, aurait, lui, assuré le transport des otages jusqu’à Gao. Un éminent leader du Front de Libération de l’Azawad, proche lui aussi d’Iyad Ag Ghali, aurait servi d’intermédiaire pour approcher les vendeurs d’armement toubous. L’imbrication de ces réseaux criminels démontre, une nouvelle fois, la porosité et les connexions des gros bras armés maliens sur le terrain militaire quand il s’agit de faire fonctionner le ruissellement propre à ces affaires d’otages. Un butin colossal Avec ce butin de guerre colossal, Iyad Ag Ghali va pouvoir verser des primes à tous les soldats de l’organisation, récompenser les preneurs d’otages et les équipes de geoliers et distribuer l’argent de la guerre aux katibas déployées au nord, au centre, à l’est et, de plus en plus, à l’ouest du Mali, au Burkina Faso et à l’ouest du Niger ainsi que, ces tout derniers temps, au Nigeria, à la frontière béninoise, où le GSIM n’entend pas laisser le terrain libre à son rival de l’Etat islamique au Sahel. Plus le groupe s’étend sur un large espace, plus il consomme d’hommes, de carburant, d’armes, de munitions et de logistique. Pour recruter, y compris aux dépens des autres groupes armés moins bien lotis, il faut de l’argent. Mais le prix des otages n’est, évidemment pas le même montant pour tous. Avec le vieux général dubaiote amateur de gazelles, le GSIM a touché le jackpot. Il n’en ira pas de même avec les autres otages étrangers en possession du groupe armé islamiste: des citoyens égyptiens, chinois, indiens, bosniaques (ou croates); des dizaines de soldats maliens et burkinabé; plusieurs notables maliens. On ignore si des Russes de Wagner ou d’Africa Corps sont détenus par les djihadistes mais deux combattants de Wagner, des officiers, sont détenus par les Touareg du FLA. La Suissesse, l’Autrichienne et l’Américain enlevés au Niger depuis le début de l’année sont aux mains de l’Etat islamique, nouveau dans le business des otages.