samedi 21 février 2026
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ONU : La Confédération des États du Sahel (AES) plaide pour une nouvelle approche coopérative face au terrorisme et dénonce les ingérences

Par Malijet 2,945 vues
ONU : La Confédération des États du Sahel (AES) plaide pour une nouvelle approche coopérative face au terrorisme et dénonce les ingérences

La Confédération des États du Sahel (AES) a présenté sa vision d’une coopération régionale refondée lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel. L’Alliance a, par la même occasion, dénoncé fermement les ingérences et les pratiques du passé.

S'exprimant au nom des Ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger, l'Ambassadeur Issa Konfourou, représentant permanent du Mali à New York, a dressé un constat sévère : « Depuis plus d’une décennie, l’Afrique de l’Ouest (…) est confrontée à un terrorisme imposé et soutenu par des sponsors étatiques étrangers », a-t-il affirmé. L’orateur a rappelé le lourd tribut payé par les populations civiles, victimes d’assassinats et de violences.

Une Confédération pour "prendre son destin en main"
Face à cette « expansion de la menace terroriste », les dirigeants de l’AES ont choisi de « prendre leurs destins en main » en créant la Confédération. Son objectif est de « mutualiser les efforts des trois pays » dans les domaines clés de la défense, de la diplomatie et du développement. L’Ambassadeur a rendu un « hommage particulièrement appuyé » aux forces confédérales qui combattent « courageusement et sans relâche » les groupes criminels.

La Confédération a toutefois rappelé que cette lutte « est et doit rester une lutte régionale et internationale ». L'AES se dit « entièrement disposée à la coopération » avec les partenaires, mais pose une condition non négociable : le « strict respect de la souveraineté de nos États, de nos choix stratégiques et de nos choix de partenaires ».

Appel à la rupture avec le passé
L'Ambassadeur Konfourou a appelé à une rupture radicale avec les méthodes passées, fustigeant les « ingérences extérieures hostiles, les sanctions illégales, injustes et inhumaines, voire la menace d’interventions militaires ». La nouvelle approche doit être basée sur un « dialogue constructif » entre les acteurs régionaux, préalable indispensable à toute coopération, notamment en matière de partage de renseignements.

Enfin, l’AES a interpellé le Conseil de sécurité des Nations Unies, lui demandant de revoir son approche. Face au terrorisme, les « rapports, les réunions, les résolutions et les déclarations (…) ne sont pas suffisants ». L’Alliance a réclamé des « réponses concrètes, rapides et adaptées », faisant explicitement référence à l’« expérience non réussie » de la MINUSMA au Mali.

Par cette prise de parole, l’AES a clairement affirmé son ambition de devenir un acteur incontournable dans la résolution des crises sécuritaires au Sahel, sur la base d’une souveraineté retrouvée et d’un partenariat repensé.

Zana/Malijet.com

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Commentaires (1)

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M
MDR il y a 3 mois

On désire une aide militaire qui nous obéisse aveuglément et sans respecter les droits humains, pas comme la MINUSMA. Mais ça on l'a déjà ! ça s'appelle des mercenaires. On a vu ce que ça donne.