Journée nationale de la Souveraineté retrouvée : La communication au cœur de la riposte nationale
La célébration de la 4ème édition de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée a été marquée, ce mercredi 14 janvier 2026, par une réflexion de haut niveau sur les enjeux de l’information. Bandiougou DANTÉ, Président de la Maison de la Presse, a animé une conférence stratégique intitulée : « La communication comme socle de la Souveraineté ».
L’événement a mobilisé des figures de proue du gouvernement, notamment le Ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, ainsi que le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.
La communication, une arme de souveraineté
Dès l'entame de son exposé, le Président DANTÉ a rappelé la charge symbolique du 14 janvier, date commémorant la grande mobilisation du peuple malien contre les sanctions illégales et injustes. Il a souligné que la souveraineté d'un État ne se limite pas à ses frontières physiques, mais s'étend à son espace informationnel.
Dans un contexte malien complexe, l'orateur a abordé la délicate problématique des rapports entre le journalisme et la communication institutionnelle. Il a notamment mis en lumière :
-La guerre informationnelle : Une réalité imposée par des acteurs extérieurs aux motivations souvent hostiles.
-L'influence des réseaux sociaux : Un terrain où la rapidité prime souvent sur la véracité, favorisant la propagation de faux narratifs.
Organiser la riposte contre la désinformation
Face aux campagnes de dénigrement et aux "fake news" émanant de certains médias étrangers, Bandiougou DANTÉ a plaidé pour l'organisation d'une riposte nationale coordonnée. Pour lui, la souveraineté nationale exige une capacité à produire un discours endogène fort, capable de neutraliser les velléités de déstabilisation par l'image et le mot.
Un appel à l'unité des hommes de médias
En conclusion, le Président de la Maison de la Presse a lancé un appel pressant à l'ensemble de la corporation. Il a invité les journalistes, blogueurs et communicateurs à s'unir dans des actions collectives contre la désinformation et les discours de haine.
« Dans cette phase de refondation, le journaliste doit être un rempart contre le chaos informationnel », a-t-il laissé entendre, rappelant que l'éthique et la déontologie restent les meilleures armes pour garantir la crédibilité de la presse malienne et, par extension, la dignité du Mali.
La Rédaction/Malijet.com