Biodiversité : Le Mali valide son décret de mise en œuvre du Protocole de Nagoya
Une étape décisive pour la gestion des ressources naturelles du Mali vient d'être franchie. Fousseini Traoré, représentant du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, a présidé ce mercredi l’ouverture de l’atelier de validation du projet de décret relatif à la mise en œuvre du Protocole de Nagoya.
Les travaux se déroulent au Centre de Formation des Collectivités Territoriales de Kati, en présence du Directeur général adjoint des Eaux et Forêts, Boubacar Sidiki Maïga.
Un cadre juridique pour le partage équitable des ressources
L'objectif central de cet atelier est de doter le Mali d'un cadre réglementaire solide concernant l'accès aux ressources génétiques et le partage des avantages découlant de leur utilisation (APA). Ce décret prend également en compte les dérivés de ces ressources ainsi que les informations de séquençage numérique des gènes, une avancée majeure alignée sur les exigences de la cible 13 du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal.
Trois jours pour harmoniser les textes
Durant soixante-douze heures, les membres du Comité national de coordination et de suivi de la Convention sur la diversité biologique s'attelleront à :
-Analyser le contenu des articles en fonction des réalités socio-économiques et écologiques nationales ;
-Proposer des améliorations pour garantir l'efficacité des dispositions juridiques ;
-Identifier, avec l'aide d'experts, les indicateurs clés pour mesurer l'atteinte des objectifs de préservation.
Un engagement de longue date
Dans son allocution, le représentant du ministre a salué l'engagement des experts et des partenaires techniques. Il a rappelé que ce processus est l'aboutissement d'un long parcours diplomatique :
-Signature du Protocole : 19 avril 2011.
-Ratification par le Mali : 11 août 2016.
-Entrée en vigueur officielle pour le Mali : 29 novembre 2016.
Cette adhésion rend aujourd'hui impérative une mise en œuvre effective pour protéger le patrimoine génétique malien et garantir que les communautés locales bénéficient réellement de l'exploitation de leurs savoirs traditionnels et de leur biodiversité.
A.T.Dansoko/Malijet.com