samedi 21 février 2026
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Niger : Le Général Tiani dénonce un financement étranger derrière l'attaque de Niamey

Par Malijet 3,014 vues
Niger : Le Général Tiani dénonce un financement étranger derrière l'attaque de Niamey

Dans une interview exclusive qui secoue la sphère diplomatique sahélienne, le Président de la Transition nigérienne, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, est revenu en détail sur l’attaque ayant visé la Base Aérienne 101 et l’aéroport Dori Hamani à la fin du mois de janvier 2026. Entre chiffres précis et accusations de sponsoring international, le chef de l’État affirme détenir les preuves d’un complot orchestré par des puissances étrangères.

Le ton est ferme, les accusations chirurgicales. Pour le Général Tiani, l’attaque menée dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026 contre les infrastructures stratégiques de Niamey n’est pas le simple fait de groupes terroristes isolés, mais une opération de mercenariat financée à prix d'or.

Une « opération à 300 millions de FCFA »
Le président nigérien a détaillé le montage financier de cette agression, qu'il qualifie de tentative de déstabilisation sponsorisée. Selon ses révélations, l'opération aurait coûté globalement 300 millions de FCFA à ses commanditaires, répartis comme suit :

-200 millions de FCFA pour la logistique et les préparatifs (motos, véhicules et recrutement de mercenaires).

-100 millions de FCFA pour obtenir une « revendication » de l’EIGS (État Islamique au Grand Sahara).

Sur ce dernier point, le Général Tiani souligne une anomalie chronologique : « Contrairement aux habitudes, c'est près de 72 heures après que l'EIGS a revendiqué ». Selon lui, ce délai s'explique par les négociations financières nécessaires pour pousser le groupe terroriste à endosser la responsabilité d'un acte qu'aucun mouvement n'était initialement disposé à assumer.

Des mercenaires venus de zones frontalières
Le chef de l'État a précisé que les assaillants, issus d'une coalition hétéroclite de groupes (Boko Haram, ISWAP, EIGS, JNIM), auraient élu domicile dans la zone de Sokoto et Katsina (Nigeria) avant de passer à l'action. Il fustige les pays voisins et puissances cités dans ses précédentes sorties, les qualifiant sans détour de « sponsors du terrorisme ».

« Nous ne parlons pas sur un coup de tête. Nous avons les écrits, nous avons les acteurs et nous connaissons les moyens mis à disposition », a-t-il martelé, affirmant que les services de renseignement nigériens ont désormais les moyens d'aller « au-delà de l'évidence ».

L'impact sur le tarmac
Le Général Tiani est également revenu sur le déroulement de l'attaque, précisant que les mercenaires ne se sont pas contentés de viser la base militaire, mais ont également mitraillé des avions civils et de transport sur le tarmac de l'aéroport international Dori Hamani.

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de rupture consommée entre le Niger et plusieurs de ses anciens partenaires. En dénonçant ce qu'il appelle une « revendication au forceps » motivée par son propre discours du 29 janvier, le Général Tiani entend convaincre l'opinion nationale et internationale que la menace terroriste au Sahel est instrumentalisée à des fins politiques.

NB: Transcription vidéo réalisée par Zana/Malijet.com

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Commentaires (2)

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M
Malinké il y a 3 jours

Mon Général président dit ont que la grenouille ne mord pas mais qu'elle n'est pas bonne dans le caleçon Tous les problèmes du sahel sont d'origine algérienne un pays rancunier Observer à l'acte avant de signer quoique ce soit sinon vous le regretterez amèrement ne l'aisse pas le vers rentrer dans le fruit L'AES est le seul rempart ne vous detrompez puis Alla mesicordieu sauver les peuples de l'AES a cause des sacrifes concenti par son peuples Amine

A
Adama il y a 6 jours

Calculer le budget des attaquants, c'est ridicule. Ce général ferait mieux de faire le nécessaire pour les neutraliser. Mais chez lui l'argent semble plus important que le travail à faire