AES : La Force unifiée passe à 6 000 hommes pour contrer les menaces "haute technologie"
Le Président de la Transition nigérienne, le Général d'Armée Abdourahamane Tiani, a annoncé une montée en puissance significative de la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES). Initialement prévue à 5 000 hommes, l’effectif de cette force conjointe, regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, est désormais porté à 6 000 soldats.
Cette décision, révélée lors d’un entretien sur la télévision nationale nigérienne (Télé Sahel), répond à une volonté d’adaptation face à l’évolution complexe des menaces sécuritaires dans l’espace sahélien.
Le Chef de l'État nigérien a justifié ce renforcement par la sophistication croissante des groupes armés opérant dans la région. Selon lui, les forces de l’AES ne font pas seulement face à des groupes résiduels, mais à des acteurs bénéficiant d'appuis extérieurs majeurs.
« Nous sommes conscients que les mercenaires bénéficient de soutiens matériels, financiers, en armement ainsi qu’en renseignements de très haute technologie », a martelé le Général Tiani.
C’est ce constat stratégique qui a conduit l'AES à revoir sa copie : « L’effectif a été revu à la hausse, passant à 6 000 hommes au lieu des 5 000 initialement prévus, afin que la Force puisse faire face à toute éventualité », a-t-il précisé.
Ce déploiement supplémentaire vise à accroître la capacité opérationnelle et la réactivité de la Force unifiée face aux attaques djihadistes et aux violences transfrontalières qui continuent de fragiliser les trois États membres. En augmentant ses effectifs de 20 %, l'AES entend sécuriser plus efficacement les zones de "trois frontières" et neutraliser les capacités mobiles des groupes terroristes.
Cette annonce marque une nouvelle étape dans l'intégration militaire de l'Alliance, affirmant la volonté de Bamako, Ouagadougou et Niamey de prendre en main leur destin sécuritaire de manière autonome et coordonnée.
T.Sindy/Malijet.com