samedi 21 février 2026
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« Chassée » du Sahel, l’armée française en opération séduction auprès des partenaires africains

Par La voix du nord 4,670 vues
« Chassée » du Sahel, l’armée française en opération séduction auprès des partenaires africains
(image d'illustration )

Ils sont une trentaine d’officiers français et africains réunis à Draguignan, dans le sud-est de la France, pour un stage d’un nouveau genre lancé par Paris, qui cherche à reformer ses relations militaires avec l’Afrique après avoir été chassée de plusieurs pays.

Comment fait-on pour qu’un petit état-major fonctionnement efficacement ? C’est ce qu’étudient en ce moment des officiers issus de quinze pays africains, dont le Gabon ou le Cameroun, auprès de formateurs français, à Draguignan.

Quinze pays participent

Cette formation lancée par l’armée de Terre propose des offres nouvelles et adaptées aux pays africains, dans le cadre d’une approche rénovée avec le continent. Une remise en question voulue par le président français Emmanuel Macron, alors que les armées françaises sont devenues personae non gratae dans trois pays du Sahel : Mali, Burkina Faso, Niger.

« On est en train de multiplier notre offre de formation dans nos écoles au profit de nos partenaires africains, pour créer de la fraternité d’armes, de l’amitié entre les plus jeunes, ce sont des amitiés qui durent et que l’on peut entretenir sur le temps long », explique le général Marc Conruyt, directeur des ressources humaines de l’armée de Terre.

Un des objectifs était « de lancer de petits projets vite, de façon à s’assurer de leur pertinence, et ça marche », assure le haut gradé qui, au cours de sa carrière, a commandé l’opération antijihadiste française Barkhane au Sahel, terminée en 2021 avec le retrait français du Mali.

« Un partenariat gagnant-gagnant »

Après avoir été poussées hors du Mali et du Burkina Faso par des juntes militaires, les troupes françaises ont annoncé qu’elles quitteraient définitivement le Niger d’ici la fin de l’année, tournant la page de plus de dix ans de lutte antijihadiste dans la région. En février dernier, prenant acte d’un ressentiment croissant envers la France, ancienne puissance coloniale, Emmanuel Macron a appelé à « bâtir une nouvelle relation, équilibrée, réciproque et responsable » avec l’Afrique. Ce dernier a aussi annoncé la réduction progressive de la présence militaire française et une augmentation de l’offre de formation, prônant une action plus discrète sur le terrain.

Présent au stage de Draguignan, le capitaine Mamadi, de l’armée Mauritanienne confirme les attentes en Afrique : « Ce qu’on attend de la France, c’est un partenariat gagnant-gagnant. »

Preuve que la dynamique s’installe, le ministre français des Armées Sébastien Lecornu a annoncé le 21 novembre à l’Assemblée nationale vouloir doubler les places de formation proposées aux partenaires africains dans les écoles militaires françaises.

........lire l'article sur la voix du nord

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Commentaires (3)

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A
Anonyme il y a 2 ans

La lâcheté de Fanga est sidérante. Toujours fumiste ,il se cache,il s'invente des identités nouvelles,mais le discours est reconnaissable à mille lieues ! Mais pourquoi donc ? Pour rester en France,aller au Mali lui met des chocottes !!! Ne trouvez vous pas cela, complètement fou !!!

A
Anonyme il y a 2 ans

Foutaises ,ce sont ceux formés en URSS et en Russie,qui sont de nos jours, à plat ventre devant poutine. Tu es aveugle d'esprit,et de vision ! Tu n'es bon à rien ! Sauf à jeter à la poubelle.

S
Samuel il y a 2 ans

La France contrôle de nos armées au travers de la formation des officiers et du recrutement en leur sein d’agents dormants au service de la France qui peuvent intervenir à tout moment pour renverser les régimes qui ne se montrent pas suffisamment dociles. En outre, elle occupe militairement nos territoires par l’installation de bases militaires permanentes dans des pays comme le Tchad, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, Djibouti, le Gabon, etc. Les territoires dans lesquels des bases militaires ne sont pas installées sont mis sous surveillance militaire permanente grâce aux forces aériennes d’intervention qui peuvent décoller à tout moment et frapper n’importe où dans le « pré-carré ». A côté des agents qu'elle contrôle au sein de nos armées et des troupes d’occupation néocoloniale, la France entretient également des réseaux dormants de « rebelles » ainsi que des groupes terroristes qu’elle « réveille » ou « rendort » au gré de ses besoins pour déstabiliser les régimes africains. Par sa présence, elle rend possibles leur entrainement, leur financement et leurs opérations sur nos territoires aussi bien par les renseignements que par l’assistance qu’elle leur procure. Elle paralyse aussi nos armées en leur faisant perdre toute initiative sur le terrain et les maintient sous tutelle permanente en empêchant toute action indépendante de leur part. Ces manœuvres sont complétées par des efforts visant à maintenir nos armées sous-équipées en hommes et en matériels de façon à justifier la présence de la France à leurs côtés en invoquant leur incapacité à juguler les menaces sans son aide. C’est ainsi par exemple que la France a organisé à l’ONU des embargos sur les armes en direction de pays comme le Mali, la Centrafrique ou la Côte d’Ivoire sous Gbagbo de façon à les mettre dans l’incapacité de se défendre par elles-mêmes. Quant aux autres pays, leurs armées n’ont pas la latitude d’acheter et d’utiliser toute arme qu’elles désirent. Ils doivent faire appel à la France pour certaines opérations telles que des frappes aériennes. Enfin, les armées néocoloniafricaines sont équipées pour l’essentiel, par l’industrie de l’armement française qui s’assure ainsi un marché captif de plusieurs millions d’euros par an et restreint par la même occasion la possibilité de choix des armées africaines en matière d’équipement. C’est aussi la présence de l’armée française qui garantit l’approvisionnement de la France en matières premières stratégiques tel que l’uranium et cela aux dépens d’un pays comme le Niger qui produit ce minerai mais qui demeure classé depuis 15 ans et sans interruption au dernier rang de l’indice de développement humain (IDH), soit 189eme sur 189 pays classés. Cela n’empêche pourtant pas Macron, contre toute évidence, de présenter les dirigeants de ce pays (Bazoum et Issoufou) en modèles de gouvernance vertueuse tout simplement parce qu’ils sont aussi les plus serviles des plus serviles dirigeants africains.