samedi 21 février 2026
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Burkina : L’anglais et le français deviennent des langues de travail, les langues nationales officielles

Par AIB 3,704 vues
Burkina : L’anglais et le français deviennent des langues de travail, les langues nationales officielles

L’Assemblée nationale de transition (ALT) a adopté samedi, une révision constitutionnelle consacrant l’anglais et le français comme langues de travail au Burkina Faso et l’officialisation des langues nationales.

Les députés ont adopté le projet de loi modificatif de la constitution, consacrant l’anglais et le français comme des langues de travail, a-t-on lire dans un document parvenu samedi à l’AIB.

Le français perd ainsi son statut de langue officielle au profit des langues nationales.

L’anglais fait également son entrée comme langue de travail dans l’administration burkinabè.

« L’officialisation des langues nationales est une aspiration profonde du peuple et le gouvernement, pour se résumer, est convaincu qu’un peuple ne peut se développer dans la langue d’autrui », note le document.

Selon la même source, cette officialisation permet au moins d’assurer une plus grande implication des populations dans la vie publique.

Une langue de travail peut être entendue comme une langue admise comme moyen de communication dans une administration (publique ou privée).

Il précise que l’officialisation est la décision de l’autorité compétente de faire d’une langue un outil de communication dans les secteurs de l’éducation, la justice et l’administration publique ; c’est une question d’orientation politique.

La même source ajoute également que la langue nationale est un instrument de communication, un ensemble de signes articulés propres à une communauté donnée et fixée sur le territoire national. Une langue est différente d’un dialecte. « Elle est la somme des traits que des dialectes ont en partage », conclu le document.

La Constitution révisée a été adoptée ce samedi par le parlement et consacre notamment des changements dans la magistrature, une réforme des institutions et une promotion des langues nationales.

.............lire l'article sur Agence d’information du Burkina

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Commentaires (4)

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A
Anonyme il y a 2 ans

Toujours prêts,à faire une connerie !!! Remplacer le français par une langue nationale,prendra une génération pour aboutir,soit 20 à 25 ans. Et ce n'est pas tout,je doute fort que les peulhs et bien d'autres ethnies,veuillent apprendre dans une autre langue qui n'est pas la leur ! Admettons que tout baigne,jusque là. Nous aurons des lettrés de plusieurs langues nationales,qui ne pourront pas se parler. Moi j'arrive à communiquer avec un congolais,par le français,le jours où un bambara n'arriverait pas à communiquer avec un sarakolé,ce sera la fin des haricots !!! Encore qu'il faudra former des enseignants dans les langues nationales. Comment fera t-on de la lecture des œuvres étrangères en français , anglais et autres. Il faudra les traduire,avons nous ce moyen ? Déjà que l'occident se détourne de la recherche sur les maladies tropicales,ce ne sera pas demain la veille,qu'il s'investira, à traduire des oeuvres de Diderot en bambara !!!

A
Anonyme il y a 2 ans

Nous voilà installés,dans la République des cons, où la connerie est permise à souhait !!! Qu'on ne vienne pas tendre la sébile,quand tout cela va foirer.

A
Anonyme il y a 2 ans

J'espère que le Bambara sera choisi en priorité !

A
Anonyme il y a 2 ans

Tout le monde est joli et tout le monde est gentil !!! Mais voilà,quand je ne parle pas votre langue nationale,que fait-on ? Bande de couillons !!!