dimanche 22 février 2026
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Ce pays membre de la CEDEAO dribble le Bénin et veut ouvrir un accès à la mer aux pays de l’AES

Par L-frii 7,427 vues
Ce pays membre de la CEDEAO dribble le Bénin et veut ouvrir un accès à la mer aux pays de l’AES
(Photo d'illustration)

Une délégation ministérielle en provenance du Niger (membre de l’AES) s’est rendue ce 13 février au Togo (toujours membre de la CEDEAO).

Le but de la visite était de discuter avec les autorités togolaises des modalités d’approvisionnement du Niger via le port de Lomé.

L’objectif d’une telle démarche est claire pour le pays de l’AES ; il s’agit de garantir la fluidité des échanges commerciaux malgré le récent retrait du Niger de la CEDEAO.

Les deux pays semblent déterminés à renforcer leur coopération logistique.

Des échanges à faciliter entre l’AES et le pays de la CEDEAO

Lors de cette visite à Lomé, le ministre nigérien des Transports a tenu à remercier le Togo pour son soutien logistique de longue date.

Grâce au corridor Lomé-Ouaga-Niamey, le port togolais permet en effet de ravitailler les populations nigériennes en diverses denrées essentielles.

Le Niger souhaite même développer davantage ces échanges commerciaux, aussi bien pour ses importations que pour les exportations de ses propres produits miniers ou agricoles.

Les récentes décisions géopolitiques du pays rendent ce dialogue encore plus indispensable.

De son côté, le ministre togolais de l’Economie maritime s’est dit disposé à fluidifier le trafic sur ce corridor stratégique pour le Niger.

Des mesures pourraient être prises pour réduire les coûts de transport et lever certaines entraves logistiques ou sécuritaires.

Un partenaire fiable pour contourner la CEDEAO

Cette coopération accrue entre Niamey et Lomé tombe à point nommé alors que le Niger vient de quitter la CEDEAO en même temps que le Mali et le Burkina Faso.

Privé des ports de cette communauté d’Afrique de l’Ouest, le pays enclavé se tourne vers de nouveaux partenaires comme le Togo pour sécuriser ses approvisionnements.

Grâce à la modernisation de son port et de ses connexions routières, le Togo espère devenir une alternative crédible aux autres corridors habituels de la CEDEAO.

Sa position de neutralité vis-à-vis des tensions régionales actuelles le place aussi en position idéale pour servir de plaque tournante.

.............L-frii

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Commentaires (1)

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D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Ayant publié et adressé au tribunal de la CEDEAO et aux récipiendaires indiqués, la lettre ouverte en objet, depuis le 13 septembre 2023, avec comme résultat probant aujourd'hui ce que j'ai souhaité depuis cette date à savoir la suppression des sanctions imposées au Niger, je trouve que la décision collégiale des états de l'Alliance des États du Sahel de quitter la CEDEAO est judicieuse et fondée. Cette décision de l'AES et la lettre ouverte datant du 13 septembre 2023, ci-dessous, ont été, entre autres, des accélérateurs pour aboutir à cette suppression des sanctions au Niger, au Mali, au Burkina et en Guinée : c'est un mea-culpa et une volte-face signifiant que la CEDEAO doit être condamnée d'où ma requête au tribunal de justice de la CEDEAO pour que justice soit rendue. LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DU TRIBUNAL DE LA CÉDÉAO pour (1) porter plaine contre la CEDEAO pour le généralisation du chaos au Niger, au Mali, au Burkina et en Guinée et (2) qu'elle suspende avec effet immédiat (la nuit du samedi 24 février 2024 au dimanche 25 février 2024 il y a eu coupure d'électricité au Niger comme avant) les sanctions illégales et illégitimes contre le Niger, le Mali, le Burkina et la Guinée. COPIE : - SEM le Président de la CÉDÉAO - SEM Tchani - SEM Bazoum - SEM Assimi Goïta. Niamey, le 13 Septembre 2023 --------- Objet : PLAINTES CONTRE LA CÉDÉAO pour la généralisation du Chaos au Niger et au Mali mais aussi au Burkina et en Guinée. Cette plainte publiée depuis le 13 septembre 2023 fait suite à des lettres ouvertes qui leurs étaient adressées, (1) à ma médiation et conciliation en 2020-2021-2022 entre le Mali et la CÉDÉAO. ET (2) en 2023 entre le Niger et la CÉDÉAO. L’objectif de ces médiations et conciliations étant d’établir le dialogue, entre les pays concernés (Mali, Niger, ...) et la CÉDÉAO, pour une sortie consensuelle des crises induites ayant abouti à des impasses. Qu’est ce qui explique l’impasse au Niger et dans les pays victimes de coups d’états en Afrique de l’ouest ? Dans son dernier communiqué du 26 août 2023, la CÉDÉAO s’offusque de la répétition des coups d’états en Afrique de l’ouest mais ne s’offusque pas de la répétition des causes ayant provoquées ces coups d’états. Parmi ces causes figurent le chaos après des élections et/ou des constitutions tripatouillées et la prise en otage induite de ces élections dans lesquels sont plongés les pays victimes sans que les institutions internationales (CÉDÉAO, UA, ONU, ...) ne réagissent, souvent malgré des appels répétés au secours. C’était le cas au Niger en 2016. Le Niger étant plongé dans un chaos après son élection présidentielle 2016, malgré les appels sous forme de lettres ouvertes (voir ci-après) de Dr Anasser Ag Rhissa au secours qui leurs étaient adressés, aucune de ces institutions, en particulier la CÉDÉAO, n’avait répondu. Voir le détail de cette lettre ouverte adressée par mes soins, entre autres, au Secrétaire Général de l’ONU, à l’UA et à la CÉDÉAO, et publiée sur aniamey.com. En 2016, j’avais même, comme une prémonition, indiqué que, si rien n’était fait, sans secours, la prise en otage de l’élection présidentielle en 2016 au Niger se transformera en une prise en otage des institutions et de l’économie. A qui la faute ? Sans dédouaner complètement les pays concernés, ceci est dû bien sûr à ces institutions internationales (CÉDÉAO, UA, ONU). Elles jouent au médecin après la mort du patient (le pays concerné et souvent son président) tout en voulant réanimer ou réhabiliter le patient. Ces institutions doivent changer leurs comportements en essayant d’être proactives ou au moins être actives quand on leur fait appel. Elles doivent agir avant qu’il ne soit tard ou mieux agir proactivement autant que possible dès l’apparition des symptômes, des premières alertes. Il y avait aussi le cas des terroristes au Mali, au Niger, au Burkina et au sahel. Depuis 2010/2011, j’avais aussi écrit à la CÉDÉAO et aux pays de la zone sahel pour proposer (1) la création du G7 sahel devenu G5 sahel, (2) depuis 2012 une méthodologie inclusive pour lutter contre le terrorisme, incluant la description d’une coalition régionale et internationale de lutte contre le terrorisme au Mali et au sahel et (3) depuis 2018 la création de la Fédération des pays du sahel et autour du sahel. Malgré ces propositions, ces institutions n’avaient pas réagi. La CÉDÉAO n’a toujours pas répondu, elle se focalise à jouer pour les coups d’états, je m’excuse, aux pompiers ou en donneuse de leçons une fois les crises éclatées dans tel ou tel pays. Ne faut-il pas agir autrement ? Ne faut-il pas associer suffisamment les populations (citoyens, communautés, ...) et être à l’écoute de leurs besoins au lieu de les Sanctionner à travers des sanctions inappropriées et illégales ? Au Niger, c’est paradoxal, sept ans au moins après mes appels au secours, depuis la prise en otage de l’élection présidentielle en 2016, rien n’avait été fait par ces institutions internationales. Que souhaite-t-on ? Être mis dans nos droits. Maintenant, avec le chaos généralisé dans ces pays, il convient de suspendre les sanctions au Niger MAIS aussi au Mali, au Burkina et en Guinée, et arrêter la prise en otage généralisé du Niger, des institutions et de l’économie Nigérienne. Contact : Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] r TEL 0 0 2 2 7 81204817