dimanche 22 février 2026
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Cédéao : Le dernier père fondateur vivant appelle à sauver l’Organisation

Par Apanews 3,556 vues
Cédéao : Le dernier père fondateur vivant appelle à sauver l’Organisation

Un ancien président du Nigeria s’est exprimé sur les crises qui secouent la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) dont il est le dernier père fondateur vivant. 

Le Général Yakubu Gowon a appelé, le 13 février, les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), y compris les dirigeants du Burkina Faso, du Mali et du Niger, « à mettre de côté leurs divergences et à se réunir pour la paix, la stabilité et la prospérité  » de la région.

Pour lui, l’Organisation est « menacée de désunion » suite à l’annonce par l’Alliance des Etats du Sahel (AES), « trois États membres importants », de leur intention de quitter la Communauté.

« L’impact d’une telle décision aura des implications considérables pour les citoyens ordinaires qui ont été les principaux bénéficiaires de l’intégration régionale », indique le Général Gowon.

Pour ce faire, il appelle « au nom de tous les pères fondateurs de la Communauté », à lever les sanctions contre le Burkina Faso, la Guinée, le Mali et le Niger pour éviter un « éclatement » de l’Organisation régionale.

La figure historique du Nigeria appelle aussi les 15 chefs d’État de la Cédéao à « un sommet pour discuter de l’avenir de la communauté, de la sécurité et de la stabilité régionales, ainsi que du rôle de la communauté internationale compte tenu du contexte géopolitique actuel ».

« La Cédéao est plus qu’une coalition d’États, c’est une communauté établie pour le bien de nos peuples, fondée sur une histoire, une culture et une tradition communes. Ni ma génération, ni les générations présentes ou futures ne comprendront ou ne pardonneront l’éclatement de notre Communauté », insiste Yakubu Gowon, président du Nigéria de 1966 à 1975.

Malgré ses lacunes, la Cédéao est devenue un exemple d’intégration régionale sur le continent. Il cite, à titre d’exemple, la libéralisation du commerce, le droit des Africains de l’Ouest de vivre légitimement dans n’importe quel pays de la Communauté, ainsi que des opérations de maintien de la paix réussies au Libéria et en Sierra Leone.

Celui qui a accueilli, le 27 mai 1975, ses paires de l’Afrique l’ouest pour créer l’institution communautaire exhorte tous les autres anciens de la sous-région à le rejoindre dans cette campagne visant à « restaurer immédiatement l’unité et l’objectif commun au sein de la CEDEAO ».

En fin janvier 2024, le Burkina, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait, avec effet immédiat de la Cédéao accusée d’être instrumentalisée par des puissances étrangères.

Malgré les tentatives d’ouverture de l’Organisation, les Etats de l’Alliance du Sahel ont insisté sur le « caractère irréversible » de leur décision de se retirer de l’institution communautaire.

...........Apanews

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Commentaires (4)

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D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Ayant publié et adressé au tribunal de la CEDEAO et aux récipiendaires indiqués, la lettre ouverte en objet, je trouve que le décision collégiale des états de l'Alliance des États du Sahel est judicieuse et fondée. LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DU TRIBUNAL DE LA CÉDÉAO pour (1) porter plaine contre la CEDEAO pour le généralisation du chaos au Niger, au Mali, au Burkina et en Guinée et (2) pour la suspension des sanctions illégales et illégitimes contre le Niger, le Mali, le Burkina et la Guinée. COPIE : - SEM le Président de la CÉDÉAO - SEM Tchani - SEM Bazoum - SEM Assimi Goïta. Niamey, le 13 Septembre 2023 --------- Objet : PLAINTES CONTRE LA CÉDÉAO pour la généralisation du Chaos au Niger et au Mali mais aussi au Burkina et en Guinée. Cette plainte publiée depuis le 13 septembre 2023 fait suite, à travers des lettres ouvertes qui leurs étaient adressées, (1) à ma médiation et conciliation en 2020-2021-2022 entre le Mali et la CÉDÉAO. ET (2) en 2023 entre le Niger et la CÉDÉAO. L’objectif de ces médiations et conciliations étant d’établir le dialogue, entre les pays concernés (Mali, Niger, ...) et la CÉDÉAO, pour une sortie consensuelle des crises induites ayant abouti à des impasses. Qu’est ce qui explique l’impasse au Niger et dans les pays victimes de coups d’états en Afrique de l’ouest ? Dans son dernier communiqué du 26 août 2023, la CÉDÉAO s’offusque de la répétition des coups d’états en Afrique de l’ouest mais ne s’offusque pas de la répétition des causes ayant provoquées ces coups d’états. Parmi ces causes figurent le chaos après des élections et/ou des constitutions tripatouillées et la prise en otage induite de ces élections dans lesquels sont plongés les pays victimes sans que les institutions internationales (CÉDÉAO, UA, ONU, ...) ne réagissent, souvent malgré des appels répétés au secours. C’était le cas au Niger en 2016. Le Niger étant plongé dans un chaos après son élection présidentielle 2016, malgré les appels sous forme de lettres ouvertes (voir ci-après) de Dr Anasser Ag Rhissa au secours qui leurs étaient adressés, aucune de ces institutions, en particulier la CÉDÉAO, n’avait répondu. Voir le détail de cette lettre ouverte adressée par mes soins, entre autres, au Secrétaire Général de l’ONU, à l’UA et à la CÉDÉAO, et publiée sur aniamey.com. En 2016, j’avais même, comme une prémonition, indiqué que, si rien n’était fait, sans secours, la prise en otage de l’élection présidentielle en 2016 au Niger se transformera en une prise en otage des institutions et de l’économie. A qui la faute ? Sans dédouaner complètement les pays concernés, ceci est dû bien sûr à ces institutions internationales (CÉDÉAO, UA, ONU). Elles jouent au médecin après la mort du patient (le pays concerné et souvent son président) tout en voulant réanimer ou réhabiliter le patient. Ces institutions doivent changer leurs comportements en essayant d’être proactives ou au moins être actives quand on leur fait appel. Elles doivent agir avant qu’il ne soit tard ou mieux agir proactivement autant que possible dès l’apparition des symptômes, des premières alertes. Il y avait aussi le cas des terroristes au Mali, au Niger, au Burkina et au sahel. Depuis 2010/2011, j’avais aussi écrit à la CÉDÉAO et aux pays de la zone sahel pour proposer (1) la création du G7 sahel devenu G5 sahel, (2) depuis 2012 une méthodologie inclusive pour lutter contre le terrorisme, incluant la description d’une coalition régionale et internationale de lutte contre le terrorisme au Mali et au sahel et (3) depuis 2018 la création de la Fédération des pays du sahel et autour du sahel. Malgré ces propositions, ces institutions n’avaient pas réagi. La CÉDÉAO n’a toujours pas répondu, elle se focalise à jouer pour les coups d’états, je m’excuse, aux pompiers ou en donneuse de leçons une fois les crises éclatées dans tel ou tel pays. Ne faut-il pas agir autrement ? Ne faut-il pas associer suffisamment les populations (citoyens, communautés, ...) et être à l’écoute de leurs besoins au lieu de les Sanctionner à travers des sanctions inappropriées et illégales ? Au Niger, c’est paradoxal, sept ans au moins après mes appels au secours, depuis la prise en otage de l’élection présidentielle en 2016, rien n’avait été fait par ces institutions internationales. Que souhaite-t-on ? Être mis dans nos droits. Maintenant, avec le chaos généralisé dans ces pays, il convient de suspendre les sanctions au Niger, au Mali, au Burkina et en Guinée, et arrêter la prise en otage généralisé du Niger, des institutions et de l’économie Nigérienne. Contact : Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] r TEL 0 0 2 2 7 81204817

A
Anonyme il y a 1 an

Saib tu nous donnes la preuve ,que tu es un connard.va te cacher ,espèce d'allogène !!!

S
Saib il y a 1 an

Nous ( AES ) nedons assumer notre décision de quitter la CEDEAO. Le Vieux General est un Lion sans dents . Il aurait pu agir depuis que cette organisation est devenue Francaise et non plus africaine de l´Ouest. Nous ne devons pas revenir , ce serait succidaire . C´est bien ce que le Vieux souhait mais c´est tard.

M
Moudjahidine il y a 1 an

Nous respectons beaucoup Yakubu Gowone ancien chef d'état du Nigeria, mais il ne faut pas qu'il perd son temps avec les dirigeants de la CEDEAO, nous maliens, Burkinabé et nigeriens sont catégorique plus encore CEDEAO nous ne voulons plus de cette organisation commandité depuis L'Elysé, donc vive L'A E S...