dimanche 22 février 2026
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La levée des sanctions contre le Niger sauvera-t-elle la Cédéao de la dislocation ?

Par Apanews 2,016 vues
La levée des sanctions contre le Niger sauvera-t-elle la Cédéao de la dislocation ?

Les pays de l’AES n’ont pas montré de signes de fléchissement depuis l’annonce de leur retrait de la Cédéao. 

C’est un jour important pour l’Afrique de l’Ouest. Le samedi 24 février, Abuja devient le théâtre d’un nouveau sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), marquant un moment crucial pour la région. Les dirigeants ouest-africains seront dans la capitale politique du Nigeria pour discuter de la situation politique au Niger, un pays sahélien en proie à des bouleversements depuis le coup d’État de juillet 2023 contre Mohamed Bazoum.

Depuis ce putsch, la Cédéao a imposé des sanctions économiques à Niamey et l’a suspendu des instances de l’organisation régionale. Initialement, l’idée d’une intervention militaire pour rétablir l’ordre constitutionnel avait été envisagée, mais lors du sommet de décembre dernier, la Cédéao a préféré privilégier la voie du dialogue. Un comité de haut niveau, composé de chefs d’État de trois pays, le Bénin, la Sierra Leone et le Togo, a été mandaté pour engager des discussions avec le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), dirigé par le général Abdourahamane Tiani.

La Cédéao a conditionné l’allègement des sanctions contre le Niger à la fixation d’une durée raisonnable pour la transition et la libération du président Bazoum. Jusqu’à présent, ces conditions n’ont pas été satisfaites. Malgré la libération de Saleh Bazoum, le fils du président déchu, obtenue pour des raisons humanitaires en janvier dernier, les pourparlers stagnent.

La situation a pris une tournure inattendue lorsque le Mali, le Niger et le Niger ont annoncé leur retrait immédiat de la Cédéao, invoquant l’influence de puissances étrangères dans les décisions de l’organisation régionale. Cet acte a pris de court la Cédéao, qui s’est déclarée prête à trouver une solution négociée, mais les trois pays ont maintenu leur décision.

Face à cette impasse, la Cédéao a convoqué un sommet extraordinaire pour le 24 février, où elle devrait lever les sanctions économiques contre le Niger. Cependant, la question cruciale demeure : cette levée des sanctions sera-t-elle suffisante pour faire fléchir les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ?

Dans une tribune adressée aux dirigeants ouest-africains et aux pays déserteurs, l’ancien président nigérian, Yakuba Gowon, dernier père fondateur vivant de la Cédéao, lance un appel poignant à sauver l’institution. « Ni ma génération, ni les générations actuelles ou futures ne comprendront ou ne pardonneront l’éclatement de notre communauté », prévient-il.

.........Apanews

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Commentaires (1)

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S
Siriki il y a 1 an

"La Cédéao a convoqué un sommet extraordinaire pour le 24 février 2024, où elle devrait lever les sanctions économiques contre le Niger. Cependant, la question cruciale demeure : cette levée des sanctions sera-t-elle suffisante pour faire fléchir les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ? Bonne question !! La CEDEAO est actuellement, contrainte par l'UEMOA de lever les sanctions contre le Niger ; car, ces sanctions, qui font plus de torts aux pays membres de l'UEMOA, n'ont plus leurs raisons d'être !! Si la CEDEAO ne veut pas perdre la face ; elle devra lever ses sanctions ; sinon, les pays membres de l'UEMOA ne les respecteront plus dorénavant !! LOL !! En effet les 3 pays membres de l'AES, que sont le Mali, le Burkina et le Niger se sont retirés de la CEDEAO, sans délai ; alors, juridiquement, ces sanctions de la CEDEAO n'ont plus de sens et doivent être purement et simplement levées !! En ce qui concerne la question de savoir si cette levée des sanctions fera fléchir les pays de l'AES, Aboubacary Siriki pense que : Non !! L'avantage que procure ce retrait de la CEDEAO, pour les pays membres de l'AES ; c'est que les putschistes de ces 3 pays pourront confisquer le pouvoir dans leurs pays respectifs, ad vitam æternam !! La CEDEAO ne fera plus de pressions sur ces 3 régimes putschistes (ils organiseront des élections, quand ils veulent et comme ils veulent) !! LOL !! Ces 3 pays de l'AES sont déjà membres de l'UEMOA, où il y a la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux et où il n'y a aucune pression politique ; pourquoi voulez-vous alors que ces 3 régimes putschistes retournent au sein de la CEDEAO !? LOL !! Pour perdre à nouveau leur indépendance !? La CEDEAO est un "machin", où le Nigéria dicte sa loi ; et c'est la loi du plus fort !! Tinubu l'a dit, quand il prenait les rênes de la CEDEAO : "Nigéria is back" !! Et voilà le résultat avec le Niger !! Imaginez un instant qu'il y ait un coup d'Etat au Nigéria !! Ce serait très drôle que les autres pays tiennent une réunion, pour menacer les putschistes Nigérians d'une intervention militaire !! LOL !! Le Mali, le Burkina et le Niger n'accepteront plus de retourner dans la CEDEAO ; c'est-à-dire pour être à nouveau sous domination du géant Nigérian !! À bon entendeur, salut !! Merci.