dimanche 22 février 2026
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Coup de tonnerre : le Nigeria désormais dans la logique de l’AES

Par L-frii 6,024 vues
Coup de tonnerre : le Nigeria désormais dans la logique de l’AES
Chef d’état-major de la Défense du Nigeria, General Christopher Gwabin Musa

Les relations internationales entre le Nigeria et les différentes puissances militaires du monde sont-elles en train de prendre une nouvelle tournure comme c’est le cas pour l’AES ?

C’est en effet, la question que se posent beaucoup d’observateurs après la sortie médiatique surprenante du chef d’Etat-major de l’armée nigériane, Christopher Musa.

Tout comme plusieurs pays de la sous-région ouest africaine, notamment le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Bénin ou encore le Togo, le Nigeria est confronté depuis des années à des problèmes de terrorisme sur son territoire.

Le nord du pays le plus peuplé d’Afrique fait souvent l’objet d’attaques des groupes islamistes du groupe Boko Haram.

Il s’agit là du véritable défi sécuritaire auquel fait face le Général Christopher Musa et son équipe depuis des années sans arriver à éradiquer le phénomène.

Beaucoup se posent la question de savoir comment un pays comme le Nigeria, l’une plus grande puissance économique et militaire du continent n’arrive pas à endiguer ce problème qui perdure.

Le chef d’Etat-major mentionne la véritable raison qui explique l’inefficacité de son armée depuis des années face à ce groupe terroriste.

Christopher Musa a évoqué le fait que son armée manque d’assez de munitions pour lutter en bonne et due forme contre la menace terroriste.

Selon lui, ceci s’explique par le fait que les puissances militaires refusent souvent de vendre des armes aux pays du sud.

Or, ceux-ci ont besoin de ces armes pour venir à bout de leurs ennemis qui malheureusement avancent de plus en plus.

Le Nigeria opte pour la méthode dénonciatrice de l’AES

Cette explication du chef d’Etat-major du Nigeria est un fait qui a été soulevé il y a quelques mois par les dirigeants de deux membres des pays de l’AES.

Le Mali et le Burkina Faso avaient déjà évoqué ce même problème dans le passé et c’est la principale raison qui a expliqué leur rapprochement avec la Russie alors qu’ils se sont éloignés de plusieurs puissances occidentales.

Le Nigeria qui autrefois n’avait jamais expliqué clairement cette situation aux yeux du grand public, vient donc d’adopter désormais une position de dénonciation qui rappelle celle des pays de l’AES.

Ainsi, plusieurs sont les observateurs qui se demandent si le Nigeria n’est pas peu à peu en train d’adopter la posture de l’institution sahélienne.

.................L-frii

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Commentaires (4)

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A
Anonyme il y a 1 an

Pourquoi anasser,continue à nous seriner ses sottises ? C'est parce que,l'on ne l'a pas castré. Sinon il parlerait d'une voix étrange. Fais gaffe à toi,petit auto-proclamateur !!!

T
tinyêtigui il y a 1 an

"les démocraties occidentales ne vendent jamais leurs armes sophistiquées à des régimes qui violent les droits de l'homme"! J'espère que vous plaisantez en écrivant ça! Vous étiez où quand les Ricains vendaient leurs armes aux saoudiens!

S
Siriki il y a 1 an

Quel coup de tonnerre !? Plutôt du Vuvuzela !! LOL !! Le Chef d’Etat-major de l’armée nigériane, le Général Christopher Musa ne fait que dire une évidence que tout individu, s'intéressant un tant soit peu aux questions militaires, doit savoir : les démocraties occidentales ne vendent jamais leurs armes sophistiquées à des régimes qui violent les droits de l'homme !! Aux USA, le Sénat doit donner son accord préalable avant toute vente d'armes !! Quand Barack Obama était à la Maison Blanche, l’administration américaine était réticente à livrer des armes au Nigéria, alors aux prises avec le groupe Djihadistes Boko Haram, lié à l’État islamique, notamment en raison des violations des droits de l’homme commises dans ce pays (les forces gouvernementales ont été accusées d’avoir massacré 347 musulmans chiites dans l’État de Kaduna, en décembre 2015) et de la corruption constatée au sein de l’armée nigériane. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas : cette livraison d’un lot de 12 avions de combats commandés par Abuja à Washington pour environ 593 millions $ a été réceptionnée par la Nigéria Air Force (NAF) depuis belle lurette !! Le Général Christopher Musa ne peut pas se servir de cet alibi pour justifier les déboires de l'armée Nigériane, face à Boko Haram !! C'est un discours populiste déjà entendu dans les pays de l'AES ; ils sont toujours à la recherche de boucs-émissaires : tous ces chefs de ces armées africaines d'opérette disent qu'ils n'arrivent pas à vaincre les Djihadistes, parce que les occidentaux refusent de leur vendre des armes !! Mais, diantre, les occidentaux ne sont pas les seuls à vendre des armes !! Il y a la Chine, la Russie, l'Iran, la Turquie, la Corée du Nord... Les occidentaux refusent simplement parce que vous massacrez vos propres populations avec ces armes !! De toutes façons, les chinois peuvent vous vendre toutes les armes que vous voulez ; à moindre coût et de surcroît, ces chinois se fichent royalement que vous massacriez vos propres populations avec leurs armes !! Pour conclure, je voudrais vous faire remarquer que je trouve ce CEMGA de l'armée Nigériane, un peu trop bavard !! Dans une démocratie forte, l'armée, c'est la grande muette !! Un Chef d’Etat-major ne devrait jamais s'étaler de la sorte dans la presse et accuser des gens de vouloir faire la guerre au Niger !! Ça c'est faire de la politique !! En occident, un Général ça ferme sa gueule et ça exécute les ordres du Chef suprême des Armées (Président de la République élu) ou alors ça démissionne, quand il n'est pas d'accord !! Le Général Musa me fait penser étrangement au Général Salifou Modi, ex CEMGA du Niger ; qui prenait trop de liberté du temps de Bazoum et a été limogé, après une visite à Bamako !! Aboubacary Siriki pense que le Nigéria connaîtra le même sort que le Niger et est à 2 doigts de renouer avec les coups d'états militaires !! Merci.

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Ayant publié et adressé au tribunal de la CEDEAO et aux récipiendaires indiqués, la lettre ouverte en objet, je trouve que le décision collégiale des états de l'Alliance des États du Sahel est judicieuse et fondée. LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DU TRIBUNAL DE LA CÉDÉAO pour (1) porter plaine contre la CEDEAO pour le généralisation du chaos au Niger, au Mali, au Burkina et en Guinée et (2) pour la suspension des sanctions illégales et illégitimes contre le Niger, le Mali, le Burkina et la Guinée. COPIE : - SEM le Président de la CÉDÉAO - SEM Tchani - SEM Bazoum - SEM Assimi Goïta. Niamey, le 13 Septembre 2023 --------- Objet : PLAINTES CONTRE LA CÉDÉAO pour la généralisation du Chaos au Niger et au Mali mais aussi au Burkina et en Guinée. Cette plainte publiée depuis le 13 septembre 2023 fait suite, à travers des lettres ouvertes qui leurs étaient adressées, (1) à ma médiation et conciliation en 2020-2021-2022 entre le Mali et la CÉDÉAO. ET (2) en 2023 entre le Niger et la CÉDÉAO. L’objectif de ces médiations et conciliations étant d’établir le dialogue, entre les pays concernés (Mali, Niger, ...) et la CÉDÉAO, pour une sortie consensuelle des crises induites ayant abouti à des impasses. Qu’est ce qui explique l’impasse au Niger et dans les pays victimes de coups d’états en Afrique de l’ouest ? Dans son dernier communiqué du 26 août 2023, la CÉDÉAO s’offusque de la répétition des coups d’états en Afrique de l’ouest mais ne s’offusque pas de la répétition des causes ayant provoquées ces coups d’états. Parmi ces causes figurent le chaos après des élections et/ou des constitutions tripatouillées et la prise en otage induite de ces élections dans lesquels sont plongés les pays victimes sans que les institutions internationales (CÉDÉAO, UA, ONU, ...) ne réagissent, souvent malgré des appels répétés au secours. C’était le cas au Niger en 2016. Le Niger étant plongé dans un chaos après son élection présidentielle 2016, malgré les appels sous forme de lettres ouvertes (voir ci-après) de Dr Anasser Ag Rhissa au secours qui leurs étaient adressés, aucune de ces institutions, en particulier la CÉDÉAO, n’avait répondu. Voir le détail de cette lettre ouverte adressée par mes soins, entre autres, au Secrétaire Général de l’ONU, à l’UA et à la CÉDÉAO, et publiée sur aniamey.com. En 2016, j’avais même, comme une prémonition, indiqué que, si rien n’était fait, sans secours, la prise en otage de l’élection présidentielle en 2016 au Niger se transformera en une prise en otage des institutions et de l’économie. A qui la faute ? Sans dédouaner complètement les pays concernés, ceci est dû bien sûr à ces institutions internationales (CÉDÉAO, UA, ONU). Elles jouent au médecin après la mort du patient (le pays concerné et souvent son président) tout en voulant réanimer ou réhabiliter le patient. Ces institutions doivent changer leurs comportements en essayant d’être proactives ou au moins être actives quand on leur fait appel. Elles doivent agir avant qu’il ne soit tard ou mieux agir proactivement autant que possible dès l’apparition des symptômes, des premières alertes. Il y avait aussi le cas des terroristes au Mali, au Niger, au Burkina et au sahel. Depuis 2010/2011, j’avais aussi écrit à la CÉDÉAO et aux pays de la zone sahel pour proposer (1) la création du G7 sahel devenu G5 sahel, (2) depuis 2012 une méthodologie inclusive pour lutter contre le terrorisme, incluant la description d’une coalition régionale et internationale de lutte contre le terrorisme au Mali et au sahel et (3) depuis 2018 la création de la Fédération des pays du sahel et autour du sahel. Malgré ces propositions, ces institutions n’avaient pas réagi. La CÉDÉAO n’a toujours pas répondu, elle se focalise à jouer pour les coups d’états, je m’excuse, aux pompiers ou en donneuse de leçons une fois les crises éclatées dans tel ou tel pays. Ne faut-il pas agir autrement ? Ne faut-il pas associer suffisamment les populations (citoyens, communautés, ...) et être à l’écoute de leurs besoins au lieu de les Sanctionner à travers des sanctions inappropriées et illégales ? Au Niger, c’est paradoxal, sept ans au moins après mes appels au secours, depuis la prise en otage de l’élection présidentielle en 2016, rien n’avait été fait par ces institutions internationales. Que souhaite-t-on ? Être mis dans nos droits. Maintenant, avec le chaos généralisé dans ces pays, il convient de suspendre les sanctions au Niger, au Mali, au Burkina et en Guinée, et arrêter la prise en otage généralisé du Niger, des institutions et de l’économie Nigérienne. Contact : Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] r TEL 0 0 2 2 7 81204817