lundi 23 février 2026
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L’industrie ivoirienne impactée par une crise énergétique

Par Apanews 2,164 vues
L’industrie ivoirienne impactée par une crise énergétique
Un centre de production d'électricité en Côte d'Ivoire

La Côte d’Ivoire traverse une crise énergétique sévère due à des pannes majeures survenues le 16 avril 2024 chez deux producteurs d’électricité indépendants, Azito et Ciprel, entraînant un déficit de près de 500 MW dans la fourniture d’électricité.

Cette crise énergétique est le deuxième épisode majeur du genre que subit le pays sur un passé récent, après 2021. Même si elle se joue sous silence, la situation affecte particulièrement le secteur privé, notamment les entreprises industrielles et minières.

Joint au téléphone, un cadre d’une cimenterie, sous couvert d’anonymat, a partagé ses préoccupations. « Les récentes coupures au niveau de notre usine nous ont fortement impacté. Nous constatons malheureusement une baisse de 50% de notre capacité de production sur la période », a-t- dit.

« En fait, l’électricité nous est fournie pour une période de 12 heures par jour ; et même pendant cette période, des coupures peuvent survenir. Cette situation a malheureusement eu des conséquences très négatives sur nos finances », a-t-il témoigné.

M. Bedel, responsable logistique dans une entreprise de transport rapporte que « cette crise énergétique nous impacte significativement (au point que) nous avons perdu la moitié de notre chiffre d’affaires sur la période ».

« De février à mars 2024, on a connu une hausse au niveau de nos activités de 37% qui a chuté à -40% depuis le début de cette crise », a fait observer M. Bedel. Contraints d’arrêter la production, des industries accusent déjà d’importantes pertes financières.

Cette situation bouleverse leur fonctionnement, et impacte négativement leur rendement. Selon M. Yao, un autre responsable d’entreprise 98% de sa flotte de véhicules dédiée à la livraison a été entièrement immobile en raison des nombreuses coupures. Les rotations ont baissé de 80%.

« Notre offre d’électricité connaît cette année des contraintes caractérisées dues à l’arrivée retardée de groupes de production et des pannes », a expliqué jeudi le ministre des Mines, du pétrole et de l’énergie, M. Mamadou Sangafowa-Coulibaly.

Mamadou Sangafowa-Coulibaly a fait savoir qu’en avril 2024, il a été observé sur le réseau électrique une perte de trois groupes d’une puissance cumulée de 653 Mégawatts, soit 21% de la capacité totale de la production d’électricité du pays.

Aujourd’hui, dira-t-il, deux de ces unités sont à l’arrêt avec une capacité totale de 488 Mégawatts. Le ministre des Mines, du pétrole et de l’énergie a assuré que c’est une situation qui devrait se résoudre une fois toutes les conditions réunies.

Cette crise énergétique que connaît la Côte d’Ivoire met en lumière la fragilité des infrastructures électriques du pays, et l’urgence de trouver des solutions durables pour éviter de telles perturbations à l’avenir.

...........Apanews

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Commentaires (2)

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S
Siriki il y a 1 an

Koh : "La Côte d’Ivoire traverse une crise énergétique sévère due à des pannes majeures survenues le 16 avril 2024, chez deux producteurs d’électricité indépendants, Azito et Ciprel, entraînant un déficit de près de 500 MW dans la fourniture d’électricité". On est en juin 2024 et on en parle comme si c'était hier soir !! LOL !! Toujours prompt à reparler de ce genre d'incidents ; par contre personne n'a parlé de la mise en eau, en mars 2024, de notre nouveau barrage hydroélectrique de Gribo Popoli (112 MW) ; ni des travaux en cours de finition de notre barrage hydroélectrique de Singrobo Ahouati (44 MW), ni aussi des travaux en finition de notre centrale thermique à gaz d'Atinkou de 390 MW, non loin d'Abidjan. Ces 3 projets ivoiriens de production d'énergie électrique seront mis en service durant l'année 2024. Suivront ensuite d'autres projets ; notamment les barrages hydroélectriques de Louga (283 MW) et de Boutoubré (156 MW). Avec le potentiel gazier ivoirien, renforcé par le gisement Calao, il est prévu la constitution à San Pedro, une centrale thermique à gaz de 1 400 MW en lieu et place du projet de centrale thermique à charbon qui devait être composée de 2 turbines prévues sur 125 hectares'' avec une capacité installée de 700 MW chacune, pour un coût d'investissement global estimé  à 847 milliards FCFA.  Il est devenu maintenant crucial de ne plus jouer en solo ; mais, de mutualiser nos projets de production d'énergie électrique au sein de l'UEMOA. Avec le changement climatique, il faut se repartir le travail de production : les barrages hydroélectriques très coûteux feront place aux centrales thermiques à gaz ; et ça, c'est du ressort de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Sénégal et de la Mauritanie, qui ont d'importants gisements de gaz. Que les pays de l'AES arrêtent donc de construire des centrales thermiques à fuel non rentables et très polluantes !! Quant à la production d'énergie solaire, priorité doit être donnée aux vastes pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger) qui ont du soleil à profusion et aussi d'immenses zone désertiques inhabitées ; au point où un propagandiste malien a dit sur le plateau d'une télévision malienne, que le Mali peut vendre du soleil au Canada !! Koh : Tilé bé féré ; dixit ce clown de Boubou Mabel !! LOL !! Pour l'UEMOA ce sera l'énergie solaire le jour et l'hydro électricité et le thermique à gaz, la nuit !! Le nucléaire est trop dangereux pour nous les africains ; car nous sommes trop laxistes !! Dès que les ingénieurs russes de ROSATOM nous remettront les commandes et rentreront chez eux en Russie, nos ingénieurs iront danser dans les discothèques et bonjour les dégâts de type Tchernobyl !! LOL Vivement la mise en place par le Président Abdoulaye DIOP de cette union énergétique avec ces 6 pays ouest-africains électriquement interconnectés à l'UEMOA (Ghana, Libéria, Sierra Leone, Guinée Conakry, Gambie et Mauritanie), pour plancher sérieusement sur tous nos problèmes d'énergie. À bon entendeur, salut !! Merci.

S
Siriki il y a 1 an

Proposition au Président de l'UEMOA, le Sénégalais Abdoulaye Diop : il faudrait que l'UEMOA fasse de la prospective en matière d'énergie et mutualiser nos outils de production ; c'est-à-dire que le "chacun pour soit et Dieu pour tous" en matière d'énergie, ne doit plus avoir sa place dans l'UEMOA !! Le commissaire de l'UEMOA en charge du Département du développement de l'Entreprise, des Mines, de l'Energie, et de l'économie Numérique (DEMEN), le docteur Paul Koffi KOFFI, statisticien/économiste et ancien ministre de la Défense de Côte d'Ivoire doit prendre à bras le corps ce problème récurent de manque d'électricité qui entrave le développement des 8 pays membres de l'UEMOA !! Le commissaire DEMEN doit tenir chaque année à Abidjan, une réunion d'experts en énergie (producteurs, distributeurs d'électricité et producteurs et grands distributeurs de carburants) des pays membres de l'UEMOA ; mais, élargir aussi cette réunion annuelle aux représentants du Ghana, du Libéria, de la Sierra Leone, de la Gambie, de la Mauritanie et de la Guinée Conakry !! Ces experts en énergie de nos 14 pays devront évaluer l'ensemble de nos besoins sur 10 ans, faire des plans quinquennaux, mutualiser nos projets de production d'énergie (électricité et hydrocarbures) et soumettre leurs rapports à leurs ministres de tutelle, les jours suivants, lors d'une réunion de clôture des travaux, présidée par le Président de la Commission de l'UEMOA !! Réveillez-vous au sein de la Commission de l'UEMOA ; car la nature a horreur du vide ; il va vous falloir faire rapidement face aux attentes des populations de notre union, suite au retrait du Mali, du Burkina et du Niger de la CEDEAO !! Nous devons maintenant consommer nos propres produits pétroliers raffinés et non les importer en dehors de l'UEMOA ; aussi produire notre propre électricité et ne plus avoir recours aux bateaux turcs de Karpowership !! À bon entendeur, salut !! Merci.