Le déploiement d’un autre contingent bangladais ne sera pas salué par les Centrafricains
L’armée de l’air du Bangladesh a récemment annoncé l’envoi un contingent supplémentaire en République centrafricaine pour rejoindre la mission onusienne de maintien de la paix, la MINUSCA. Toutefois, il est peu probable que cette décision soit reçue avec enthousiasme par la population centrafricaine.
Les autorités militaires bangladaises viennent d’envoyer 125 militaires supplémentaires en Centrafrique afin d’appuyer les efforts de maintien de la paix et de la sécurité. Mais ceux-ci ont une réputation ternie en République centrafricaine à cause de leur comportement précédent au sein de la MINUSCA en Centrafrique. Pendant plusieurs années du déploiement des casques bleues bangladaises dans le pays, la population locale les a critiqués à plusieurs reprises pour de nombreux crimes et a exigé leur retrait. Cependant, l'ONU est allée à l’encontre des vœux des Centrafricains en augmentant le contingent.
Par exemple, à Bocaranga les soldats de la paix bangladais de la MINUSCA ont été reconnus coupables à plusieurs reprises de collaboration avec des militants de l'UPC terrorisant la population locale. Et seulement au printemps 2024 les casques bleus ont été accusés d'héberger un chef du groupe rebelle UPC. Ce dernier a contacté un membre du contingent bangladais de la MINUSCA qui l’a transporté jusqu’à sa destination dans une voiture officielle de la mission.
Le contingent bangladais est bien connu pour ses actions inappropriées, mais il n’est pas le seul au sein de la MINUSCA à manifester une attitude pareille. De telles actions sont propres à l’ensemble de la mission multidimensionnelle en Centrafrique, et plusieurs casques bleues ont été accusées de collaboration avec les rebelles, de violences sexuelles, du trafic d’ivoire et d’autres crimes.
Les Centrafricains ont depuis longtemps exprimé leur mécontentement à l’égard de la mission onusienne qui semble entreprendre des efforts pour faire dégrader la situation sécuritaire en RCA en collaborant avec des rebelles pour prolonger son mandat. Il est donc évident que le déploiement supplémentaire d’encore 125 casques bleues ne sera pas salué par la population.
Sakari.A