Nigeria : au moins 18 morts après plusieurs attentats-suicides attribués au groupe jihadiste Boko Haram
Plusieurs attentats-suicides à Gwoza, au nord-est du Nigeria, ont fait au moins 18 morts et des dizaines de blessés, attribués à Boko Haram. En dépit des pertes de territoire, le groupe jihadiste continue de mener des attaques violentes dans la région.
Au moins 18 personnes ont été tuées et de nombreuses blessées samedi dans la ville de Gwoza, dans l'État de Borno, au nord-est du Nigeria, lors de plusieurs attentats-suicides selon l'AFP. Ces attaques rappellent les méthodes brutales de Boko Haram, un groupe jihadiste très actif dans cette région frontalière avec le Cameroun.
Boko Haram utilise fréquemment des femmes kamikazes pour cibler des lieux publics tels que marchés, écoles, mosquées, églises et rassemblements civils dans sa quête d'établir un califat dans cette partie du Nigeria. Les attentats-suicides s'étaient faits rares récemment dans ce pays, les jihadistes privilégiant les kidnappings, les tueries et les pillages.
DES EXPLOSIONS EN SÉRIES
Cependant, ce week-end, une série d'explosions a frappé un mariage, tuant initialement six personnes. D'autres explosions ont alors suivi, déclenchées par des kamikazes, dont une femme portant un bébé. Ces attaques ont causé la mort de 18 personnes, incluant des enfants et des femmes enceintes, et ont blessé gravement de nombreuses autres, qui ont été évacuées vers Maiduguri.
Durant les prières funéraires en hommage aux premières victimes, une autre kamikaze s'est fait exploser, causant davantage de pertes humaines. Quelques minutes plus tard, une adolescente a déclenché une explosion près de l'hôpital général de Gwoza, suivie d'un autre attentat suicide contre un poste de sécurité, tuant deux miliciens et un soldat.
LE NIGERIA EN DIFFICULTÉ DANS CETTE RÉGION
Ces incidents, bien que non confirmés officiellement par les autorités nigérianes, démontrent la persistance de la menace. En 2014, Boko Haram avait pris le contrôle de Gwoza et déclaré la ville califat, avant que l'armée nigériane, avec l'aide des forces tchadiennes, ne la reprenne en 2015.
Malgré cela, les jihadistes continuent de mener des attaques depuis les montagnes avoisinantes. En 15 ans, la violence de Boko Haram a causé plus de 40.000 morts et déplacé deux millions de personnes, touchant les pays voisins et entraînant la création de la Force multinationale mixte pour les combattre. Malgré des pertes de territoire, Boko Haram continue de menacer les communautés rurales au Nigeria.