lundi 23 février 2026
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Afric’Actu : Aes-Cédéao: rupture consommée ?

Par Le Challenger 1,334 vues
Afric’Actu : Aes-Cédéao: rupture consommée ?

Pour la première fois, le triumvirat fondateur de l’Alliance des Etats du Sahel  (Aes)  s’est réuni à Niamey où le Colonel Assimi Goïta et le Capitaine Ibrahim Traoré,  ont rejoint leur homologue nigérien, le Général Abdourahamane Tiani.

Les militaires au pouvoir oeuvrent sans relâche à  la mise en place d’un nouveau cadre de coopération militaire et économique entre leurs Etats membres. En toile de fond, les ambitions souverainistes des trois pays en rupture avec la Cédéao devenue plus  nègre de service de la France qu’elle n’est soucieuse que des intérêts de ses membres.

Nombreux sont les observateurs qui voyaient au menu de cette rencontre au plus haut niveau  le  projet de monnaie commune et  la matérialisation de la forme  juridique de l’Aes. Ils n’ont certainement  pas totalement eu tort. Car les ministres des Affaires étrangères nigérien, burkinabé et malien avaient effectivement  finalisé, en mai 2024, un projet de constitution d’une confédération. Lequel texte a été effectivement soumis aux Chefs de l’Etat pour approbation. En revanche, l’annonce de la création d’une monnaie pour les Etats du Sahel désormais confédérés devra encore  attendre.

Suite au coup d’Etat qui a propulsé le général Tiani à la tête du pays, le 26 juillet 2023, la Cédéao sur injonction de son maître a menacé d’intervenir militairement au Niger, avant d’y renoncer mais le soumettant à une batterie de sanctions. Heureusement que Niamey avaient pu compter sur le soutien immédiat de Ouagadougou et Bamako, qui ont exprimé leur détermination à le défendre militairement.

Depuis, la crise est ouverte  entre l’organisation sous-régionale et les trois pays du Sahel qui n’ont pas mis du temps à porter sur les fonts baptismaux l’Alliance des Etats du Sahel, à travers la signature de la Charte du Liptako-Gourma le 16  septembre 2023. Les choses évolueront de plus en plus vite. En janvier 2024,  l’Aes a annoncé son retrait «sans délai» de la Cedeao. En mars 2024, elle crée sa force conjointe contre le terrorisme et le banditisme transfrontalier.

Face donc à une Cedeao très affaiblie, qui s’est aussi réunie  ce dimanche 7 juillet 2024 en sommet ordinaire à Abuja au Nigéria, l’Aes a décidé de marquer  sa ferme  détermination à tracer sa propre voie, celle de la pleine souveraineté.

«Nos destins sont liés, nous avons pris un chemin de non-retour», avait averti le Colonel Assimi Goïta en juin dernier au Faso. D’où  l’engagement  solennel  des trois Chefs d’Etat à formaliser l’architecture juridique de l’Aes et d’accepter le règlement Intérieur du Collège des Chefs d’Etat. En attendant l’évolution du dossier de création de la monnaie commune.

Gaoussou Madani Traoré

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Commentaires (1)

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D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

GUERRE D’INFORMATION ET RESPECT DE LA SOUVERAINETÉ DES CLIENTS ET PARTENAIRES 1. QUESTIONS DE FACOLY, membre du réseau de trolls, Dogon64, supporté par la France.  Vous semblez poser des questions suite : à mon bilan et analyse du premier sommet des chefs d’états de l’Alliance des États du sahel qui s’est tenu à Niamey le 06 juillet 2024 ET  à ma proposition intitulée : PROPOSITION : De l’AES à la confédération AES et à la Fédération entre les états de la zone Sahel et ceux autour de la zone sahel, PASSERELLE ENTRE l’AES et la CÉDÉAO si les visas en provenance des pays de la  CÉDÉAO et à destination des pays de la confédération  AES et ceux à destination de la Fédération sont ou seront  supprimés. Vous semblez avoir juste parcouru cette proposition sans la comprendre entièrement. Cette proposition détaille en fait quelques étapes de progression (ce qui ne peut être considéré  comme un catalogue de voeux) pour la création d’une fédération entre les pays du sahel et autour du sahel en partant de l’AES et de la confédération AES. Déjà en moins d’un an (huit mois ) ont été institutionnalisées l’AES et la confédération  AES. Je propose la création  de la fédération, entre les pays de la zone sahel et ceux autour de cette zone, entre 2025 et 2030. À travers des consultations incluant des citoyens AES, des experts affineront, modifieront éventuellement, et valideront cette proposition avant la validation des ministres et celle du prochain collège (qui se tiendra dans un an) des chefs d’états de l’AES et de la confédération AES. Cette proposition nécessite le consensus et l’entente entre les partenaires, les acteurs et le peuple à  travers ses représentants.  Vous voyez que la démocratie est utilisée pour établir des choix judicieux consensuels et adaptés  à la majorité. Certaines concertations, consultations et consensus exigent des votes. Le dialogue national inclusif est souvent utilisé  pour établir de tels consensus et choix. Au Mali, j’étais l’Expert de la méthodologie inclusive qui avait été utilisée pour valider en 2017, 2019 et 2021 le dialogue national inclusif au Mali.  Ce n’est pas la dictature qui guide les experts dans leurs choix techniques et qui déterminent les choix des citoyens et des communautés. En plus de tout cela, nous avons nos mécanismes endogènes de validation de nos choix et de nos décisions. Les référendums viennent en plus pour impliquer tout le peuple. Par exemple, après des consultations régionales et nationale, un référendum a été utilisé pour valider la constitution du Mali en 2023. C’est ainsi qu’au sein des pays AES fédérés et des pays du sahel et autour du sahel fédérés sera validée plus tard la constitution fédérale de la fédération entre pays du sahel et autour du sahel. Respectons les souverainetés des autres, leurs choix et leurs besoins. C’est ce type de respect, ce type de consensus et ce type d’entente qui font défaut dans les partenariats qu’établit la France avec ses partenaires et ses clients.  Après son auto-critique, dans la nouvelle politique africaine de la France, elle tient à changer, à respecter les souverainetés de ses clients, à s'adapter aux besoins de ses clients, de ses partenaires et à les mettre en avant. À travers vos questions, tout en essayant de comprendre, vous vous mettez à nu  et transparait, malgré  vous, la voie tracée par votre  maître Macron. Alors que je fais une proposition pouvant rapprocher et éviter les tensions entre l’AES et la CÉDÉAO, mais éventuellement aussi entre leurs partenaires, à travers la création d’une fédération des états du sahel et autour du sahel qui permettra une construction sereine d’une intégration sous-régionale mais aussi régionale connectées à l’international, vous trouvez un moyen de créer des hostilités entre elles et entre puissances partenaires, naturellement en voulant mettre en exergue la divergence entre la France (supportant la CÉDÉAO) et la fédération de Russie (supportant l’AES). Vous dites même qu'à travers ces partenariats, on se livre aux puissances mondiales, ce qui fait de notre sous-région un terrain de batailles. je vous rappelle que les partenariats de l’AES obéissent aux principes rappelés ci-dessous. Ce qui fait que les hostilités  que vous sous-entendez n’existeront pas ou seront aménuisés. Sur le terrain de bataille, il n’y a pas photo. La France est honnie par les pays de l’AES et plusieurs autres pays Africains tandis que la fédération de Russie attire de plus en plus de pays Africains dont les pays de l’AES avec lesquels elle collabore en acceptant les principes (respect de leurs souverainetés, de leurs choix de partenaires stratégiques et des besoins de leurs peuples) mis en avant par ces derniers. La France ayant torpillé ces principes et ayant imposé à ses partenaires son influence et son diktat par la force à travers souvent son hard power et sa stratégie de partenariat contraignante (elle se met tout le temps en avant en faisant assumer à ses partenaires les déboires en cas d’éventuels problèmes et/ou incompréhensions) contrairement à la Russie qui respecte ses partenaires et agit intelligemment et en douce via son soft power (négociation, compromis et entente). 2. TROLLS Français Encore de retour ces trolls français du réseau Dogon64 qui errent désespérément  d'un réseau à un autre en tentant de perturber la quiétude des internautes à travers des discréditations et des diffamations, voire des tentatives de déstabilisations des pays de l'AES.  Malgré qu'ils aient été battus lors des différentes confrontations entre la France et les pays de l'AES, les membres du réseau Dogon64, en tant que trolls français, tiennent désespérément des rampes sur les réseaux sociaux en passant d'un réseau à un autre pour faire croire que la France continue de peser dans ces pays de l'AES, peine perdue.  Comme l'avait reconnu le Président Français, SE Macron, la France a perdu aussi la guerre d'information et de communication devant la fédération de Russie.  La tentative désespérée de prendre des trolls français, après avoir essayé les ambassadeurs, qui l'avaient rejeté, était aussi vouée à l'échec car ils (les trolls français)  amplifient le sentiment anti-France de par leurs métiers de propagandistes, de manipulateurs, de diffamateurs, de discréditeurs, d'escrocs et de déstabilisateurs. Respectez-vous. Respectez la France que vos actions discréditent. 3. CONCLUSION Je vous remercie Facoly pour votre quête pour la compréhension de ce que veulent faire vos anciens partenaires et clients. La meilleure critique se base sur la vérité et découle d’une meilleure compréhension du contexte géopolitique et géostratégique. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Président de l’ONG Tilwat International  Expert , Gouvernance et  Sécurité  Email : [email protected]  TEL : 00336 76665673