lundi 23 février 2026
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Diomaye Faye peut-il ramener le Burkina, le Mali et le Niger dans la CEDEAO ?

Par Africanews 2,639 vues
Diomaye Faye peut-il ramener le Burkina, le Mali et le Niger dans la CEDEAO ?
Bassirou Diomaye Faye Président de la république du Sénégal

Le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye, le plus jeune président d'Afrique, est soudain confronté à un défi de taille : réunir un bloc régional affaibli qui est plus vieux que lui.

Âgé de 44 ans, M. Faye a été chargé dimanche de ramener le Mali, le Niger et le Burkina Faso, gouvernés par une junte militaire, au sein de la CEDEAO, lors du sommet de l'organisation qui s'est tenu à Abuja, la capitale du Nigeria. Les trois pays ont quitté la CEDEAO et formé leur propre alliance après que les prises de pouvoir militaires ont rompu leurs relations avec leurs voisins d'Afrique de l'Ouest.

En tant qu'envoyé de paix soutenu par le président togolais Faure Essozimna Gnassingbe, M. Faye est considéré comme le meilleur des chefs d'État pour une mission visant à ramener les trois pays dans le giron de la coopération régionale.

Au-delà de l'attrait de la sécurité et de la collaboration économique, la bonne volonté de la CEDEAO s'est affaiblie ces dernières années, déclare Afolabi Adekaiyaoja, analyste de recherche au Centre pour la démocratie et le développement, centré sur l'Afrique de l'Ouest. Mais ce nouveau rôle offre à M. Faye l'occasion de rechercher éventuellement des réformes pour "une CEDEAO plus durable et plus autonome", a déclaré M. Adekaiyaoja.

M. Faye représente également l'opposé de ce à quoi les trois chefs militaires prétendent s'opposer.

Il n'était pas encore élu lorsque la CEDEAO, fondée en 1975, a imposé des sanctions sévères au Niger à la suite d'un coup d'État en juillet dernier. Le Niger a cité ces sanctions comme l'une des raisons pour lesquelles il a quitté la CEDEAO. Par ailleurs, la victoire de M. Faye lors des élections de cette année, qui ont été certifiées crédibles, contraste avec les scrutins truqués dans la région.

Dans son pays, M. Faye réexamine les anciens liens qui, selon les dirigeants de la junte, ont étouffé le développement de l'Afrique de l'Ouest, bien que le Sénégal reste un allié clé de l'Occident. Sous la direction de M. Faye, les autorités sénégalaises renégocient les contrats avec les opérateurs étrangers dans le pays et, selon le ministre des Finances Abdourahmane Sarr, "visent à nous libérer des liens de dépendance dans nos politiques publiques".

C'est exactement ce que la junte veut entendre, selon les analystes. Depuis qu'ils ont chassé les gouvernements démocratiques du Mali, du Burkina Faso et du Niger, les généraux ont rompu les liens militaires et économiques avec les partenaires occidentaux traditionnels tels que les États-Unis et la France, estimant qu'ils n'avaient pas profité à leurs pays. Ce changement a permis à la Russie d'étendre sa présence dans la région.

"Comme les autres chefs d'État, il revendique la souveraineté et la rupture avec l'ordre ancien", a déclaré Seidik Abba, spécialiste du Sahel et président du Centre international de réflexion et d'études.

L'âge n'est pas non plus un simple chiffre dans le cas de M. Faye, ancien inspecteur des impôts. Même s'il est le plus jeune président d'Afrique, il est plus âgé que trois des quatre chefs militaires actuels de la région.

Lors de la réunion de la CEDEAO qui s'est tenue dimanche au Nigeria, M. Faye était encore l'un des plus jeunes. Le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, était assis en face de lui. À 80 ans, il n'a que quatre ans de moins que le père de M. Faye.

Lors de sa visite au Nigeria en mai, le dirigeant sénégalais a présenté son âge comme un "atout" susceptible d'ouvrir une fenêtre de dialogue avec ses voisins.

Selon M. Abba, spécialiste du Sahel, la tâche de M. Faye, qui consiste à dialoguer avec les trois pays, ne sera pas facile. Selon lui, les trois pays ont des préoccupations plus larges concernant le fonctionnement de la CEDEAO, qui, selon eux, subit l'ingérence de pays étrangers tels que la France, leur ancien colonisateur.

La question se pose également de savoir quelle liberté Faye et le président togolais auront dans leur rôle d'envoyés sous une CEDEAO qui vient de réélire le président nigérian Bola Tinubu à sa tête.

Leur succès dépendra de "la manière dont les différents dirigeants pourront se coordonner et se mettre d'accord" sur les questions, a déclaré M. Adekaiyaoja du Centre pour la démocratie et le développement.

........Africanews

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Commentaires (2)

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A
Anonyme il y a 1 an

Je ne le pense pas ,car ramener un forcené à la raison,est une tâche impossible

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

GUERRE D’INFORMATION ET RESPECT DE LA SOUVERAINETÉ DES CLIENTS ET PARTENAIRES 1. QUESTIONS DE FACOLY, membre du réseau de trolls, Dogon64, supporté par la France.  Vous semblez poser des questions suite : à mon bilan et analyse du premier sommet des chefs d’états de l’Alliance des États du sahel qui s’est tenu à Niamey le 06 juillet 2024 ET  à ma proposition intitulée : PROPOSITION : De l’AES à la confédération AES et à la Fédération entre les états de la zone Sahel et ceux autour de la zone sahel, PASSERELLE ENTRE l’AES et la CÉDÉAO si les visas en provenance des pays de la  CÉDÉAO et à destination des pays de la confédération  AES et ceux à destination de la Fédération sont ou seront  supprimés. Vous semblez avoir juste parcouru cette proposition sans la comprendre entièrement. Cette proposition détaille en fait quelques étapes de progression (ce qui ne peut être considéré  comme un catalogue de voeux) pour la création d’une fédération entre les pays du sahel et autour du sahel en partant de l’AES et de la confédération AES. Déjà en moins d’un an (huit mois ) ont été institutionnalisées l’AES et la confédération  AES. Je propose la création  de la fédération, entre les pays de la zone sahel et ceux autour de cette zone, entre 2025 et 2030. À travers des consultations incluant des citoyens AES, des experts affineront, modifieront éventuellement, et valideront cette proposition avant la validation des ministres et celle du prochain collège (qui se tiendra dans un an) des chefs d’états de l’AES et de la confédération AES. Cette proposition nécessite le consensus et l’entente entre les partenaires, les acteurs et le peuple à  travers ses représentants.  Vous voyez que la démocratie est utilisée pour établir des choix judicieux consensuels et adaptés  à la majorité. Certaines concertations, consultations et consensus exigent des votes. Le dialogue national inclusif est souvent utilisé  pour établir de tels consensus et choix. Au Mali, j’étais l’Expert de la méthodologie inclusive qui avait été utilisée pour valider en 2017, 2019 et 2021 le dialogue national inclusif au Mali.  Ce n’est pas la dictature qui guide les experts dans leurs choix techniques et qui déterminent les choix des citoyens et des communautés. En plus de tout cela, nous avons nos mécanismes endogènes de validation de nos choix et de nos décisions. Les référendums viennent en plus pour impliquer tout le peuple. Par exemple, après des consultations régionales et nationale, un référendum a été utilisé pour valider la constitution du Mali en 2023. C’est ainsi qu’au sein des pays AES fédérés et des pays du sahel et autour du sahel fédérés sera validée plus tard la constitution fédérale de la fédération entre pays du sahel et autour du sahel. Respectons les souverainetés des autres, leurs choix et leurs besoins. C’est ce type de respect, ce type de consensus et ce type d’entente qui font défaut dans les partenariats qu’établit la France avec ses partenaires et ses clients.  Après son auto-critique, dans la nouvelle politique africaine de la France, elle tient à changer, à respecter les souverainetés de ses clients, à s'adapter aux besoins de ses clients, de ses partenaires et à les mettre en avant. À travers vos questions, tout en essayant de comprendre, vous vous mettez à nu  et transparait, malgré  vous, la voie tracée par votre  maître Macron. Alors que je fais une proposition pouvant rapprocher et éviter les tensions entre l’AES et la CÉDÉAO, mais éventuellement aussi entre leurs partenaires, à travers la création d’une fédération des états du sahel et autour du sahel qui permettra une construction sereine d’une intégration sous-régionale mais aussi régionale connectées à l’international, vous trouvez un moyen de créer des hostilités entre elles et entre puissances partenaires, naturellement en voulant mettre en exergue la divergence entre la France (supportant la CÉDÉAO) et la fédération de Russie (supportant l’AES). Vous dites même qu'à travers ces partenariats, on se livre aux puissances mondiales, ce qui fait de notre sous-région un terrain de batailles. je vous rappelle que les partenariats de l’AES obéissent aux principes rappelés ci-dessous. Ce qui fait que les hostilités  que vous sous-entendez n’existeront pas ou seront aménuisés. Sur le terrain de bataille, il n’y a pas photo. La France est honnie par les pays de l’AES et plusieurs autres pays Africains tandis que la fédération de Russie attire de plus en plus de pays Africains dont les pays de l’AES avec lesquels elle collabore en acceptant les principes (respect de leurs souverainetés, de leurs choix de partenaires stratégiques et des besoins de leurs peuples) mis en avant par ces derniers. La France ayant torpillé ces principes et ayant imposé à ses partenaires son influence et son diktat par la force à travers souvent son hard power et sa stratégie de partenariat contraignante (elle se met tout le temps en avant en faisant assumer à ses partenaires les déboires en cas d’éventuels problèmes et/ou incompréhensions) contrairement à la Russie qui respecte ses partenaires et agit intelligemment et en douce via son soft power (négociation, compromis et entente). 2. TROLLS Français Encore de retour ces trolls français du réseau Dogon64 qui errent désespérément  d'un réseau à un autre en tentant de perturber la quiétude des internautes à travers des discréditations et des diffamations, voire des tentatives de déstabilisations des pays de l'AES.  Malgré qu'ils aient été battus lors des différentes confrontations entre la France et les pays de l'AES, les membres du réseau Dogon64, en tant que trolls français, tiennent désespérément des rampes sur les réseaux sociaux en passant d'un réseau à un autre pour faire croire que la France continue de peser dans ces pays de l'AES, peine perdue.  Comme l'avait reconnu le Président Français, SE Macron, la France a perdu aussi la guerre d'information et de communication devant la fédération de Russie.  La tentative désespérée de prendre des trolls français, après avoir essayé les ambassadeurs, qui l'avaient rejeté, était aussi vouée à l'échec car ils (les trolls français)  amplifient le sentiment anti-France de par leurs métiers de propagandistes, de manipulateurs, de diffamateurs, de discréditeurs, d'escrocs et de déstabilisateurs. Respectez-vous. Respectez la France que vos actions discréditent. 3. CONCLUSION Je vous remercie Facoly pour votre quête pour la compréhension de ce que veulent faire vos anciens partenaires et clients. La meilleure critique se base sur la vérité et découle d’une meilleure compréhension du contexte géopolitique et géostratégique. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Président de l’ONG Tilwat International  Expert , Gouvernance et  Sécurité  Email : [email protected]  TEL : 00336 76665673