mardi 24 février 2026
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Terrorisme : le Ghana va plaider pour le Burkina

Par TRT Afrika 2,075 vues
Terrorisme : le Ghana va plaider pour le Burkina
Les ministres Ghanéen et Burkinabè des Affaires étrangères/ AESinfos

Accra a réaffirmé son engagement à plaider auprès de l’Union africaine, de la Cédéao et de l’ONU en faveur d’un soutien accru à Ouagadougou dans sa lutte contre le terrorisme, selon le ministre ghanéen de la Sécurité, en visite à Ouagadougou.

À la tête d’une délégation de haut niveau, Albert Kan-Dapaah a exprimé aux membres du gouvernement burkinabè la volonté du Ghana de coopérer dans la lutte contre l’insécurité.

"Ce qui affecte le Burkina affecte également le Ghana. Nous réitérons notre engagement à soutenir le Burkina dans sa lutte contre les défis sécuritaires", a-t-il déclaré.

Il a ajouté qu’Accra renforcerait sa coopération sécuritaire avec Ouagadougou et jouerait un rôle de porte-voix auprès des institutions régionales et internationales pour mobiliser un soutien contre les groupes armés terroristes.

"Il est dans l’intérêt du Ghana de prêter main-forte au Burkina dans la lutte contre le terrorisme", a souligné Albert Kan-Dapaah.

Les autorités burkinabè ont salué cette initiative et loué la "bonne collaboration" avec leurs homologues ghanéens.

"Nous exprimons notre gratitude pour la gestion des réfugiés burkinabè qui, en raison de la crise sécuritaire, se sont réfugiés au Ghana", a déclaré le ministre burkinabè des Affaires étrangères, précisant que ces compatriotes vivent en harmonie avec le peuple ghanéen.

Relations respectueuses et constructives

Début août, le ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale du Ghana avait répondu aux accusations de l’ancien président John Mahama, candidat à l’élection présidentielle de décembre 2024 sous la bannière du Congrès démocratique national (NDC).

Mahama avait affirmé que les récents engagements du président Akufo-Addo avec le gouvernement américain avaient provoqué une tension diplomatique entre le Ghana et le Burkina Faso.

Dans un communiqué publié le 7 août 2024, le ministère des Affaires étrangères ghanéen avait rejeté ces accusations, les qualifiant de "totalement infondées" et soulignant que la diplomatie ghanéenne, sous la direction d’Akufo-Addo, visait toujours à renforcer des relations respectueuses et constructives avec ses voisins, y compris le Burkina Faso.

En décembre 2022, lors du sommet USA-Afrique, le président Akufo-Addo avait suscité la colère de Ouagadougou en déclarant, lors d’une rencontre avec le secrétaire d’État américain Antony Blinken, que des paramilitaires du groupe Wagner opéraient dans le sud du Burkina Faso.

Cette déclaration avait conduit Ouagadougou à convoquer l’ambassadeur du Ghana pour exprimer son mécontentement. Cinq mois plus tard, le président ghanéen s’était rendu au Burkina Faso pour apaiser les tensions avec son "jeune frère", le capitaine Ibrahim Traoré.

........TRT Afrika

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Commentaires (1)

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F
Faden il y a 1 an

Mais où était la voix du Ghana quand on annonçait les sanctions inhumaines et illégales contre le grand Burkina ? N'est il pas trop tard pour çà ? L'AES peut bel et bien défendre le Burkina dans sa lutte contre le terrorisme. Vous ferez mieux de faire face aux défis sécuritaires du Golfe de Guinée. Nous populations de l'AES, nous n'avons pas oublié l'apport de Nana Akkufo dans la prise des sanctions inhumaines et illégales de la CEDEAO contre nos Etats. On aurait saluer vraiment l'apport du Ghana dans ces moments difficiles. Donc merci pour cette volonté mais, on en a pas besoin.