lundi 23 février 2026
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Voici les 3 pays d’Afrique qui ne veulent pas le départ de la France

Par L-frii 3,884 vues
Voici les 3 pays d’Afrique qui ne veulent pas le départ de la France
(Photo d'illustration)

En Afrique, certains pays du continent noir ne veulent pas le départ de la France.

Sur RFI, l’ancien secrétaire d’État, Jean-Marie Bockel a essayé de répondre à cette épineuse question : la France doit-elle ou non maintenir des bases militaires en Afrique ?

A en croire ses propos, trois pays d’Afrique ne sont pas prêts à accepter le retrait total de la France de leur territoire.

Il y a deux semaines, avant le Conseil de défense du 23 octobre à l’Élysée, Jean-Marie Bockel a rendu, au chef de l’État, un pré-rapport, qui reste encore secret.

Ci-dessous, l’intégralité de ses propos sur le sujet :

Ni le Tchad, ni le Gabon, ni la Côte d’Ivoire ne souhaitent le départ de la France ?

Absolument. Mais ils comprennent l’évolution du format, l’évolution du partenariat. Et donc, partir comme ça, du jour au lendemain, c’est en fait tirer un trait sur un partenariat souvent très ancien et qui, à bien des égards, même s’il a vocation à évoluer, a été apprécié et a fait partie aussi de la qualité de la relation que nous avons dans tous les domaines avec ces pays.

Et donc, je pense que, si on avait fait ça simplement par peur d’être peut-être un jour chassé, mais comment nos partenaires l’auraient-ils perçu ? Mal, à juste titre.

Parmi les pays que vous avez visités, c’était en mars dernier, il y a le Tchad où sont stationnés actuellement quelques 1 000 soldats français. Est-ce que la réduction des effectifs français y sera aussi drastique que dans les autres pays ?

Oui, bien sûr, elle sera significative, importante. Mais sans préjuger de la discussion entre les responsables français, à commencer par le président de la République et son homologue tchadien sur ces questions, ce n’est pas à moi de décider ce qui in fine se fera, mais je sais ce sur quoi, avec ma petite équipe, nous avons travaillé en dialogue constant avec bien sûr le partenaire tchadien à tous niveaux, dans les propositions, dans mes propositions, je crois qu’elles cheminent bien.

Le dispositif permettra, et pas simplement sur un seul site, de préserver l’essentiel du partenariat à partir de ce dispositif socle, de ce point d’entrée, avec toute la dimension logistique, de formation, la dimension aérienne de renseignement.

Ce qui compte, me disait le président du Tchad, Mahamat Déby, ce qui compte, ce n’est pas le nombre de soldats, c’est la qualité de notre partenariat et c’est ce à quoi nous travaillons.

Voilà six mois que vous devez aller au Sénégal, mais vous n’y êtes toujours pas allés. Alors est ce que c’est seulement parce qu’il y aura des législatives dans dix jours ? Est-ce que ce n’est pas aussi parce qu’il y a quelques mois, le Premier ministre Ousmane Sonko a déclaré que la présence durable de bases militaires étrangères était incompatible avec la souveraineté du Sénégal ?

En fait, il y a eu ces déclarations qui ne nous ont pas échappé. Il y a eu aussi la visite du président Diomaye Faye à Paris le 20 juin. J’étais présent, et il a eu l’occasion de dire au président Macron, qui évoquait la possibilité de partir, que non, qu’il fallait simplement nous laisser le temps d’établir une position claire sur le devenir de la base militaire, même des sites militaires français au Sénégal.

Et les contacts qu’il y a pu y avoir depuis sont toujours dans cet état d’esprit. Au lendemain de l’élection du mois de novembre, il y aura un moment important où les responsables sénégalais pourront dire aux responsables français « voilà ce que nous souhaitons, le moment est venu pour en parler ».

Une chose est ce qui peut être dit dans une période de changement, une chose est ce qui pourra se faire au lendemain d’une élection, ce sont deux temps différents.

..........L-frii

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Commentaires (7)

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A
Anonyme il y a 1 an

Ce sont plutôt ceux ,qui ne veulent point l'arrivée de la Russie,et ses milices chez eux !!!

S
Siriki il y a 1 an

Le souhait d'Aboubacary Siriki est de voir l'armée américaine installer une base militaire (drones d'attaque Reaper & Navy Seals) à l'aéroport de Korhogo !! Être sous le parapluie militaire américain a pour intérêt de réduire les dépenses militaires de la Côte d'Ivoire, pour pouvoir consacrer plus de fonds publics à l'éducation et à la santé des ivoiriens !! La présence des Djihadistes au sud du Mali et du Burkina oblige la Côte d'Ivoire à investir des centaines de milliards de Francs CFA, dans les achats d'armes (blindés, lance-roquettes multiples BM 21, radars terrestres tactiques, drones d'attaque, avions de chasse et hélicoptères d'attaque chinois...) et dans le recrutement et la formation de militaires ivoiriens (pilotes d'hélicoptère, formés en Côte d'Ivoire et pilotes de chasse formés en Chine...).

S
Siriki il y a 1 an

Aboubacary Siriki pense que ces nombreux milliards de Francs CFA gaspillés dans cette course stupide aux armements, devraient plutôt être investis dans la construction de 2 nouvelles universités (Yamoussoukro et Abengourou), pour porter à 10, les universités publiques régionales à l'intérieur du pays) ; investir dans la création d'UFR de médecine, d'agronomie et de sciences vétérinaires dans toutes ces 10 universités régionales et la construction d’1 Centre Hospitalier Universitaire (CHU) dans chacune de ces 10 régions universitaires. Au lieu de gaspiller des centaines de milliards de Francs CFA dans des achats d'armes, la Côte d'Ivoire pourrait les investir dans la construction d'usines de transformation de nos matières premières (cacao, café, noix de cajou, coton...) afin de créer des emplois pour la jeunesse ivoirienne. Il faudrait aussi que la Côte d’Ivoire investisse massivement dans l'autosuffisance alimentaire (riz, manioc, bananes plantain, maïs, soja...) afin de ne plus importer d'Asie, de la nourriture pour le peuple ivoirien. La Côte d'Ivoire devrait investir ces milliards de Francs CFA gaspillés dans les achats d'armes, à la construction d'autoroutes (achever l'autoroute du nord en direction des frontières du Mali et du Burkina, de même que l'autoroute en direction de la frontière du Ghana ; poursuivre l'autoroute Abidjan-Dabou, appelée la côtière, en direction de la ville portuaire de San Pedro et de la frontière du Libéria) ; construire de nombreuses routes bitumées frontalières, pour pouvoir exporter facilement dans la sous-région, les produits agricoles et manufacturés ivoiriens. Merci.

S
Siriki il y a 1 an

Nous ivoiriens, ne voulons pas lâcher la proie pour l'ombre !! LOL !! La Côte d’Ivoire a signé un partenariat stratégique avec les USA ; le Président Trump, nouvellement élu, nous dira s'il est d'accord ou non, pour la mise en œuvre de ce partenariat militaire ; notamment la construction d'une base militaire américaine au nord de notre pays !! Aboubacary Siriki avait conseillé aux autorités américaines de choisir l'aéroport de Korhogo, stratégiquement situé pour surveiller, à l'aide de leurs drones Reaper, nos frontières avec le Burkina et le Mali afin de nous renseigner sur d'éventuelles attaques Djihadistes contre la Côte d'Ivoire !! Si le Président Trump respecte l'accord négocié par son prédécesseur avec notre pays et installe une base militaire à l'aéroport de Korhogo, la présence de troupes françaises sur le territoire ivoirien ne sera plus nécessaire. Le camp militaire français de Port- Bouet (ex-43ème BIMA) sera alors rétrocédé aux Forces Armées de Côte d'Ivoire (FACI). Comme les grands singes dans la forêt Équatoriale : on ne lâchera pas une liane (France), tant qu'on ne sera pas sûr d'avoir dans l'autre main, une liane plus solide (USA) !! LOL !! À bon entendeur, salut !! Merci.

Saib Mike il y a 1 an

Est ce que tu as lu tres bien ce que tu as ecrit ?

O
Observateur il y a 1 an

Ces pays sont dirigés par les chefs installés par la France.

Anonyme il y a 1 an

Mauvaise langue ! Les africains seraient donc des objets inanimés ? Quel mépris pour l'africain !!!