dimanche 22 février 2026
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Ghana : des centaines de femmes accusées de sorcellerie sont obligées de fuir leur village pour sauver leur vie

Par Africa Radio 638 vues
Ghana : des centaines de femmes accusées de sorcellerie sont obligées de fuir leur village pour sauver leur vie
Au Ghana, des centaines de femmes accusées de sorcellerie subissent des violences selon Amnesty International - Pexels

Des centaines de femmes accusées de sorcellerie subissent de graves violations des droits humains dans le nord du Ghana, révèle l'ONG Amnesty International dans un rapport publié lundi 14 avril.

La majorité des victimes sont des "femmes âgées" et "marginalisées". Au Ghana, des centaines de femmes accusées d’être des sorcières sont contraintes de fuir leur village, selon le dernier rapport d’Amnesty International publié lundi 14 avril. La croyance en la sorcellerie reste répandue dans de nombreuses communautés rurales le long de la côte en Afrique de l'Ouest, y compris au Ghana.

Au #Ghana, des centaines de personnes accusées de sorcellerie ont besoin de toute urgence de protection et de réparation - lisez le nouveau rapport de @AmnestyWARO ????https://t.co/BGDNyveptz

— Amnesty West & Central Africa (@AmnestyWARO) April 14, 2025

"Les accusations sont souvent le fait de membres de leur famille et peuvent donner lieu à des actes de violence, y compris des homicides." forçant les victimes à une fuite forcée. La majorité des cas de violences ne font l'objet d'aucune plainte au Ghana, bien que le nombre de personnes accusées ne cesse d'augmenter, d’après le rapport.

Quelles sont les recommendations d'Amnesty ? 

Amnesty International réclame de la part du gouvernement ghanéen "une stratégie de campagne à long terme visant à sensibiliser", "des programmes de réintégration" dans les communautés touchées, et "une protection pour les personnes ayant subi des atteintes en raison des accusations dont elles ont fait l'objet".

En juillet 2023, le Parlement ghanéen a adopté un projet de loi criminalisant les accusations de sorcellerie. Cependant, cette loi n'a pas été promulguée par le président de l'époque, Nana Akufo-Addo. L'ONG dénonce dans son rapport les autorités ghanéennes de ne pas faire le nécessaire pour protéger ces femmes.

Avec l’AFP

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