Incertitude sur la présence de l’AES au 50tenaire de la Cédéao
La Cédéao a donné le coup d’envoi de son cinquantenaire ce mardi 22 avril à Accra, lors d’une cérémonie présidée par le président ghanéen John Dramani Mahama. Si les dirigeants de l’AES avaient été conviés, leur présence n’a pas été mentionnée dans le discours d’ouverture du ministre ghanéen des Affaires étrangères.
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a donné mardi 22 avril 2025 à Accra le coup d’envoi des festivités marquant son 50e anniversaire, lors d’une cérémonie officielle présidée par le chef de l’État ghanéen, John Dramani Mahama.
Des chefs d’État et de gouvernement des pays membres, le président de la Commission de la Cédéao, Dr Omar Alieu Touray, ainsi que le représentant du président nigérian Bola Ahmed Tinubu, président en exercice de l’organisation, ont pris part à l’événement.
Dans son discours d’ouverture, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa a salué la présence des invités, mettant en avant « une histoire commune, un destin partagé et une identité régionale forgée au fil de cinq décennies ». Il est revenu sur la naissance de l’organisation, le 28 mai 1975 à Lagos, au Nigéria, à la suite de la signature du Traité de Lagos, qui a donné naissance à « une communauté fondée sur les principes d’unité, de solidarité et de coopération ».
Le ministre a également souligné l’évolution de la Cédéao en une communauté régionale promouvant l’intégration économique, la paix, la sécurité, la démocratie et le développement social.
Il a mis en lumière le rôle du Ghana dans l’histoire du panafricanisme, rappelant notamment la Conférence des peuples africains organisée à Accra en décembre 1958 sous l’impulsion de Kwame Nkrumah. Il s’est aussi permis un trait d’humour en évoquant la « rivalité amicale » entre le Ghana et le Nigéria, avant de préciser que le coût de l’événement n’a pas été entièrement supporté par les finances publiques ghanéennes, mais partagé avec le secteur privé et les institutions communautaires.
Alors que les dirigeants de la Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, avaient été conviés à la cérémonie, leur présence n’a pas été mentionnée dans son discours, suggérant que les trois pays n’ont pas donné suite à l’invitation, dans un contexte de rupture politique officielle avec la Cédéao depuis janvier dernier.
Un Conseil extraordinaire des ministres sur le retrait des pays de l’AES de la Cédéao est prévu après la cérémonie.