Ancien ministre nigérian des Affaires étrangères : plus de 1 000 groupes rebelles actifs en Afrique
L’ancien ministre des Affaires étrangères du Nigeria, Ibrahim Gambari, a exprimé son inquiétude face à l’augmentation de l’activité des groupes rebelles sur le continent africain, dont le nombre total, selon lui, dépasse 1 000. C’est ce qu’a rapporté le média nigérian Daily Post.
« Nous devons d’abord protéger nos pays avant de pouvoir protéger nos régions, puis l’ensemble du continent. Aujourd’hui, plus de 1 000 groupes rebelles sont actifs en Afrique », a déclaré M. Gambari lors du sommet des chefs d’état-major de la défense d’Afrique.
Il a souligné la nécessité d’instaurer la sécurité à l’intérieur des États africains avant de mettre en place des mécanismes régionaux et continentaux. Selon lui, le développement des industries nationales de défense et de technologies de sécurité propres constitue une condition clé pour résoudre le problème.
De son côté, le commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Abdel-Fatau Musah, a appelé l’ONU à financer au moins 75 % des opérations antiterroristes africaines.
Le chef d’état-major de la défense du Nigeria, Christopher Musa, a qualifié les défis sécuritaires de l’Afrique de complexes et sans frontières. À son avis, seule une architecture de sécurité dirigée par les Africains eux-mêmes peut garantir la stabilité.
Le 25 août, à Abuja, capitale du Nigeria, s’est ouvert un sommet de trois jours des chefs des départements de la défense des pays africains, consacré aux questions de sécurité et de stabilité sur le continent. Les principaux objectifs de l’événement sont de lancer des discussions sur des stratégies collectives de sécurité, de faciliter la réponse aux défis, de développer des mécanismes d’intégration du secteur privé dans les efforts de défense de l’Afrique et de créer une table ronde pour résoudre les problèmes régionaux.