samedi 21 février 2026
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Sénégal : Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye dans la tourmente, l’opposition rassemble des…

Par L-frii 1,568 vues
Sénégal : Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye dans la tourmente, l’opposition rassemble des…

Des centaines de manifestants sénégalais se sont rassemblés pacifiquement vendredi dans les rues de Dakar à l’appel de plusieurs partis d’opposition pour protester contre la vie chère et des arrestations jugées « politiques » sous l’actuel gouvernement, dans un contexte de crise économique.

« Le courant coûte cher »« République en danger », « Libérez les détenus politiques », pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des participants à cette marche autorisée par les autorités, a constaté une journaliste de l’AFP.

La manifestation était organisée par le Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR), une nouvelle coalition regroupant plusieurs partis politiques, dont l’APR de l’ancien président Macky Sall (2012-2024).

« Nous vivons une période tellement difficile dans ce pays, l’électricité est chère, on n’a plus de travail et on n’a plus la liberté d’expression », a lancé Bineta Zoumanigui, une couturière de 36 ans, membre de l’APR.

Il y a 18 mois, Bassirou Diomaye Faye, élu président dès le premier tour, et son mentor et désormais Premier ministre Ousmane Sonko, charismatique dirigeant du parti souverainiste Pastef, étaient arrivés au pouvoir porteurs d’espoir pour une large partie de la société.

Depuis, le gouvernement doit composer avec une situation économique préoccupante, la dette publique représentant 119% du PIB et la pauvreté touchant 35,7% de la population.

Le nouveau pouvoir « a promis du vent aux jeunes », a estimé Baidi Ba, 55 ans, employé de l’aéroport de Dakar, voyant cette marche comme un « avertissement ». Papa Mamadou Cissé, membre du mouvement « Sonko Dégage », est venu pour montrer son « désenchantement » et sa « colère » face à des autorités qui « n’ont pas de solutions pour les Sénégalais ».

Les manifestants accusent également les autorités d’avoir procédé à des poursuites judiciaires « politiques » et de menacer la liberté d’expression.

Cinq anciens ministres de Macky Sall ont été inculpés pour des malversations ou des faits de corruptions présumés.

Depuis plusieurs mois, les poursuites pour délits d’opinion se multiplient au Sénégal, pays réputé démocratique et plutôt stable dans une région agitée.

Deux journalistes ont été arrêtés cette semaine, puis relâchés au bout de plusieurs heures, après avoir interviewé un patron de presse proche de l’opposition, actuellement en France et recherché par la justice sénégalaise.

............Avec AFP

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NS il y a 3 mois

Mali, une rançon de 50 millions d’euros versée par les Emirats à Iyad Ag Ghali Les réseaux sociaux maliens ont suivi pratiquement jour par jour la chronique du versement de la rançon record versée par les Émirats, à peine plus d’un moins après leur enlèvement, pour deux Emiratis et un Iranien libérés jeudi à Gao. Des otages de grande valeur royalement monnayés par Iyad Ag Ghali, le chef d’Al Qaida au Sahel, qui a plus que jamais besoin d’argent pour financer une armée qui s’agrandit et s’étend. Cheikh Ahmed Bin Maktoum bin Joumoua Al Maktoum, général en retraite, membre de la famille royale au pouvoir à Dubaï, avait été enlevé le 23 septembre dernier avec un visiteur émirati de passage et un employé iranien à Sanankoroba, dans la région de Koulikoro, à une quarantaine de km de la capitale, où il vivait dans une grande propriété agricole. Le cheikh avait également installé un aérodrome sur place. Des images du commando djihadiste dans l’aérodrome avaient été diffusées à l’époque par les ravisseurs. Les Émirats n’ont pas hésité à charger la barque financière pour obtenir la libératuin de leurs compatriotes. On parle de 50 millions d’euros (ou de dollars, selon les sources) versés par les Emirats arabes unis, de 11 à 20 millions supplémentaires pour l’achat de munitions, de la sortie de prison de 25 djihadistes ainsi que de facilités de déplacement à l’étranger. C’est d’un accord global qu’il s’agit au delà de la libération du général émirati. Plusieurs otages maliens aux mains du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM), des notables et des militaires, seraient en cours de libération pour satisfaire les autorités maliennes, sans lesquelles l’échange n’aurait pu se faire. C’est ainsi que l’ancien député de Koutiala, Abdou Maïga, enlevé le 23 avril 2023, a finalement regagné son domicile le 31 octobre 2025. Une affaire vite ficelée Les sources concordent sur l’identité des intermédiaires impliqués dans la négociation. Il s’agirait d’Ahmada Ab Bibi, l’habituel négociateur et homme de confiance d’Iyad Ag Ghali, ancien député et ancien membre du groupe armé touareg Ansar Dine, coutumier de toutes ces affaires. On cite aussi, chose plus surprenante, deux trafiquants arabes de Tilemsi très connus, proches aussi bien de la junte que des groupes armés djihadistes et de certains leaders armés du nord du Mali. Sid Ahmed El Zamili alias Zouleylou aurait été mobilisé pour l’achat et le transport des munitions (on parle de 40 tonnes) auprès de trafiquants toubous installés en Libye et au Tchad. Son cousin Mohamed El Mehri, beaucoup plus connu sous le surnom de Rougi, aurait, lui, assuré le transport des otages jusqu’à Gao. Un éminent leader du Front de Libération de l’Azawad, proche lui aussi d’Iyad Ag Ghali, aurait servi d’intermédiaire pour approcher les vendeurs d’armement toubous. L’imbrication de ces réseaux criminels démontre, une nouvelle fois, la porosité et les connexions des gros bras armés maliens sur le terrain militaire quand il s’agit de faire fonctionner le ruissellement propre à ces affaires d’otages. Un butin colossal Avec ce butin de guerre colossal, Iyad Ag Ghali va pouvoir verser des primes à tous les soldats de l’organisation, récompenser les preneurs d’otages et les équipes de geoliers et distribuer l’argent de la guerre aux katibas déployées au nord, au centre, à l’est et, de plus en plus, à l’ouest du Mali, au Burkina Faso et à l’ouest du Niger ainsi que, ces tout derniers temps, au Nigeria, à la frontière béninoise, où le GSIM n’entend pas laisser le terrain libre à son rival de l’Etat islamique au Sahel. Plus le groupe s’étend sur un large espace, plus il consomme d’hommes, de carburant, d’armes, de munitions et de logistique. Pour recruter, y compris aux dépens des autres groupes armés moins bien lotis, il faut de l’argent. Mais le prix des otages n’est, évidemment pas le même montant pour tous. Avec le vieux général dubaiote amateur de gazelles, le GSIM a touché le jackpot. Il n’en ira pas de même avec les autres otages étrangers en possession du groupe armé islamiste: des citoyens égyptiens, chinois, indiens, bosniaques (ou croates); des dizaines de soldats maliens et burkinabé; plusieurs notables maliens. On ignore si des Russes de Wagner ou d’Africa Corps sont détenus par les djihadistes mais deux combattants de Wagner, des officiers, sont détenus par les Touareg du FLA. La Suissesse, l’Autrichienne et l’Américain enlevés au Niger depuis le début de l’année sont aux mains de l’Etat islamique, nouveau dans le business des otages.